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	<title>ForumPhyto &#187; Pour aller plus loin</title>
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	<description>ForumPhyto, la santé des plantes</description>
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		<title>Usages orphelins : facteurs aggravants, facteurs positifs</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 11:33:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Contact]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour aller plus loin]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ensemble de la filière est maintenant conscient des enjeux liés à la question des usages orphelins. Résoudre la question des usages orphelins permet d&#8217;améliorer la confiance à l&#8217;intérieur de la filière, d&#8217;accroître la crédibilité et l&#8217;application de la réglementation et est un facteur essentiel à l&#8217;exercice d&#8217;un marché concurrentiel sain et loyal, sans distorsion de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="chapo">L&rsquo;ensemble de la filière est maintenant conscient des enjeux liés à la question des usages orphelins. Résoudre la question des usages orphelins permet d&rsquo;améliorer la confiance à l&rsquo;intérieur de la filière, d&rsquo;accroître la crédibilité et l&rsquo;application de la réglementation et est un facteur essentiel à l&rsquo;exercice d&rsquo;un marché concurrentiel sain et loyal, sans distorsion de concurrence abusive.<br />
Cette page fait le point des freins à la résolution de la question des usages orphelins, mais aussi des actions favorables à cette résolution</p>
<h2>Facteurs aggravants</h2>
<p>De nombreux facteurs règlementaires  aggravent la situation des usages orphelins.</p>
<p><strong>Au niveau  européen</strong>,</p>
<p>Le <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF" target="_blank"><strong>règlement européen 1107/2009</strong></a> sur   la mise en marché des  produits de protection des plantes (qui remplace   la directive  91/414) fixe le cadre  général des homologations dans  l&rsquo;Union Européenne. En matière  de protection phytosanitaire, <strong>&laquo;&nbsp;tout  ce qui n&rsquo;est pas  explicitement autorisé est interdit&nbsp;&raquo;</strong>.<br />
<strong>Ce règlement établit des &laquo;&nbsp;critères d&rsquo;exclusion&nbsp;&raquo;</strong> qui empêchent une substance d&rsquo;être pré-homologuée au niveau européen lorsqu&rsquo;elle est considérée comme intrinsèquement dangereuse, même si les conditions d&rsquo;emploi permettraient de réduire l&rsquo;exposition, donc le risque réel encouru.</p>
<p>Dans le cadre de  ce règlement et de la directive 91/414 qui le précédait, <strong>beaucoup de matières actives ont été retirées dans toute l&rsquo;Union Européenne</strong> et continuent d&rsquo;être régulièrement retirées. Les nouvelles substances plus ciblées, plus biodégradables et plus sûres pour l&rsquo;homme et pour l&rsquo;environnement ne sont pas assez nombreuses pour compenser ces pertes.<br />
<strong>Près de 1000 substances actives étaient utilisables dans l&rsquo;UE au début des années 2000, moins de 300 en 2011.  Voir  graphique de l&rsquo;évolution du nombre de substances actives (établi en 2008) : <a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2011/06/08PSDNbSubstancesActives-UE.pdf">08PSDNbSubstancesActives  UE.pdf</a></strong></p>
<p>La DG  SANCO (Direction Générale de la Santé et de la Consommation) de  l&rsquo;UE  tient à jour une <strong><a href="http://ec.europa.eu/sanco_pesticides/public/index.cfm?event=activesubstance.selection" target="_blank">base de données sur les matières actives inscrites </a></strong> .</p>
<p><strong>Fin  des &laquo;&nbsp;dérogations pour usages essentiels&nbsp;&raquo;</strong><br />
Suite à un nombre  important de retraits en 2003, certains  produits,  considérés comme essentiels pour une filière agricole, ont  bénéficié  d&rsquo;une extension de la période d&rsquo;utilisation, jusqu&rsquo;au 31  décembre 2007.  Ce sont les &laquo;&nbsp;dérogations pour usages essentiels&nbsp;&raquo;.  Certaines  dérogations concernées (Voir <strong><a href="../wp-content/uploads/2011/06/0708DerogUsEssentiels.pdf">0708DerogUsEssentiels.pdf</a></strong>) étaient importantes et des   solutions alternatives n&rsquo;ont pas toujours été trouvées.</p>
<p><strong>Quelques  spécificités françaises</strong> ajoutent des difficultés :<br />
&#8211;  Relativement récente <strong>nécessité  de l&rsquo;homologation des produits  industriels simples</strong> : soufre,  cuivre, etc.<br />
&#8211; <strong><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRG0601345A" target="_blank">Arrêté interministériel du 12 septembre 2006</a></strong> (Voir également <strong>fiche pratique sur l&rsquo;arrêté du 12 septembre établie par   BayerCropScience</strong> : <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0702Arrete12Sept2006FichePratiqueBCSF.pdf">0702FichePratiqueArrete12Sept2006.pdf</a></strong>) sur les modalités d&rsquo;utilisation des   produits phytosanitaires : DEAR (Délais d&rsquo;Emploi Avant Récolte), DRE   (Délai de Réentrée), &#8230;<br />
&#8211; <strong>Plan interministériel de   réduction des risques phytosanitaires (PIRRP)</strong>, qui est en fait   un <strong>plan de réduction des volumes utilisés</strong>, avec   objectifs chiffrés pour 47 molécules.<br />
&#8211; Toujours dans le cadre du   PIRRP, <strong>retrait de molécules spécifiquement en France</strong> en   2008<br />
<strong>&#8211;  Facteur objectif supplémentaire : La  très grande  diversité des cultures en France</strong>, sans doute un peu  plus  encore que dans d&rsquo;autres pays européens, accroît le nombre de  cultures  orphelines : La France est le seul pays européen à avoir des  cultures  aussi bien méditerranéennes que de climat tempéré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Facteurs positifs</h2>
<p>Les pouvoirs publics prennent des mesures destinées à  résoudre la question des usages non pourvus (cultures orphelines)</p>
<h3><strong>Au niveau européen :</strong><br />
&#8211; Le <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF" target="_blank"><strong>règlement européen 1107/2009</strong></a> prévoit la <strong>quasi-obligation de  &laquo;&nbsp;reconnaissance mutuelle&nbsp;&raquo;  entre Etats Membres de l&rsquo;UE d&rsquo;un même zone climatique</strong>. Cette même reconnaissance mutuelle est possible entre Etats Membres de zones climatiques différentes. Cette  procédure permet à un Etat Membre dans lequel une culture est mineure,  de &laquo;&nbsp;reconnaître&nbsp;&raquo; la validité d&rsquo;un dossier d&rsquo;homologation existant dans  un autre Etat Membre.<br />
Cependant, dans la pratique, de nombreux obstacles peuvent empêcher ou retarder cette reconnaissance mutuelle : doutes sur la validité d&rsquo;un dossier, souvent ancien,  établi dans un autre Etat Membre, inscription à l&rsquo;annexe 1 encore en cours, formulations différentes des produits commerciaux, &#8230;</h3>
<p>&#8211; La DG SANCO a défini la notion d’usages  « majeurs », « mineurs » et « très mineurs » et la liste des  extrapolations possibles (d’usages majeurs vers usages mineurs) selon  les cultures et les zones géographiques. Quand un usage est reconnu  comme mineur, le dossier efficacité est allégé et une extrapolation des  études résidus est possible à partir d’un usage majeur.</p>
<p>&#8211; Deux <strong>groupes &laquo;&nbsp;usages mineurs&nbsp;&raquo; (Nord et Sud)</strong>,  réunissaient régulièrement les experts pour faire le point des dossiers et  en particulier faciliter les &laquo;&nbsp;reconnaissances mutuelles&nbsp;&raquo;. Depuis  début 2009, la DG SANCO (Commission Européenne) ne soutenait plus le  fonctionnement de ces groupes. Mais la coordination entre Etats Membres est relancée à l&rsquo;occasion de l&rsquo;entrée en vigueur du règlement 1107/2009 le 14 juin 2011.</p>
<p>&#8211; Le <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF" target="_blank"><strong>règlement européen 1107/2009</strong></a> sur la mise en marché des  produits de protection des plantes (qui remplace la directive  91/414) prévoit des mesures favorables :<br />
&#8211; <strong>Fonds de  promotion</strong> pour les usages mineurs<br />
&#8211; Durée de protection des  données allongée (pour les firmes phytosanitaires) pour une matière  active également déposée pour un usage mineur<br />
&#8211; Dérogation  d&rsquo;utilisation d&rsquo;une matière active non-inscrite pour couvrir un usage non pourvu en situation d&rsquo;urgence. Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/Reglt1107-2009Art53.pdf" target="_blank">Article 53 sur les dérogations 120 jours.pdf</a></strong><br />
&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Extension d&rsquo;usage&nbsp;&raquo;</strong> permettant une instruction simplifiée pour une autorisation sur un usage mineur à partir d&rsquo;un usage déjà autorisé sur une culture majeur. Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/Reglt1107-2009Art51Extension.pdf">Article 51 sur l&rsquo;extension d&rsquo;autorisation.pdf</a></strong><br />
&#8211; Et surtout, <strong>&laquo;&nbsp;reconnaissance  mutuelle&nbsp;&raquo; quasi-automatique</strong>, sauf exception, entre Etats  Membres. Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/Reglt1107-2009Art40RecoMutuelle.pdf">Article 40 sur la reconnaissance Mutuelle.pdf</a></strong><br />
<strong>Tout dépendra évidemment de la façon dont ce  réglement sera appliqué.<br />
Les producteurs devront donc être  particulièrement vigilants.</strong></p>
<p><strong>&#8211; Depuis fin 2010, la DG Sanco étudie les possibilités offertes par l&rsquo;entrée en vigueur du règlement 1107/2009</strong> pour résoudre la question des usages orphelins. En particulier, elle a lancé une consultation pour l&rsquo;utilisation de l&rsquo;éventuel fonds de promotion usages mineurs prévu dans le règlement : partage des bases de données, coordination entre les Etats Membres, &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Au niveau français :</strong><br />
&#8211; Le <strong>dialogue entre l&rsquo;administration et les représentants  de la profession</strong> est instauré sur ce sujet depuis de nombreuses  années.</h3>
<p>&#8211; En juin 2008, le Ministère de l&rsquo;Agriculture a créé la <a href="http://agriculture.gouv.fr/la-commission-des-usages-orphelins" target="_blank"><strong>&laquo;&nbsp;Commission  Usages Orphelins&nbsp;&raquo;</strong></a>, qui effectue un travail important de  priorisation des usages et d&rsquo;identification des tâches à accomplir pour  progresser : expérimentations, &laquo;&nbsp;task forces&nbsp;&raquo; sur certains sujets, liens  avec d&rsquo;autres Etats Membres&#8230;</p>
<p>&#8211; Le <strong>nouveau catalogue des usages</strong> a été publié début mars . Il est un des résultats importants de la Commission Usages Orphelins. En regroupant des usages, donc en assimilant certains usages orphelins à des usages déjà pourvus, il constitue un progrès important à court terme.<br />
En Légumes : avant révision, on comptabilisait  827 usages. Après révision, on en compte : 546.<br />
En Fruits : avant révision, on comptabilisait  513 usages. Après révision, on en compte : 221.</p>
<p>&#8211; Des <strong>&laquo;&nbsp;dérogations 120 jours&nbsp;&raquo;</strong> et quelques homologations ont été  accordées, qui ont résolu temporairement quelques cas parmi les plus  flagrants. Cependant les dérogations 120 jours sont contestées par certaines ONG.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Cependant,</strong> outre les problèmes administratifs qui se  posent régulièrement, <strong>le contexte politique global, et en  particulier Grenelle et Ecophyto 2018,  ne facilitent pas la tâche</strong>.</p>
<p>Il y a toujours plusieurs centaines d&rsquo;usages non pourvus ou mal  pourvus, dont de l&rsquo;ordre d&rsquo;une centaine qui sont  ultraprioritaires : sans ces usages, <strong>la production est  proprement impossible et la durabilité des exploitations est en jeu</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Débat règlementaire européen</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 17:44:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Contact]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour aller plus loin]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[1) Implications générales du &#171;&#160;paquet pesticides&#160;&#187; Le &#171;&#160;paquet pesticides&#160;&#187; est constitué essentiellement du règlement 1107/2009 et de la directive 2009/128. Voir Article réglementation / pour débuter / le cadre réglementaire européen En 2008 et 2009, le débat et le vote de cette nouvelle règlementation ont donné lieu à un débat intense et généralisé.  Les liens [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>1) Implications générales du &laquo;&nbsp;paquet pesticides&nbsp;&raquo;</h2>
<p class="chapo">Le &laquo;&nbsp;paquet pesticides&nbsp;&raquo; est constitué essentiellement du règlement 1107/2009 et de la directive 2009/128. Voir <strong><a title="Le cadre réglementaire européen" href="http://www.forumphyto.com/2011/06/09/le-cadre-reglementaire-europeen/">Article réglementation / pour débuter / le cadre réglementaire européen</a></strong><br />
En 2008 et 2009, le débat et le vote de cette nouvelle règlementation ont donné lieu à un débat intense et généralisé.  Les liens ci-après en donne un aperçu détaillé.</p>
<p><strong>Avant le vote :</strong><br />
Des études d&rsquo;impact avaient été effectuées avant le vote :<strong><br />
Nomisma</strong>,  mai 2008. Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/bulletin-liaison/2008Annexes/0804nomismaresumefr.pdf" target="_blank">le  résumé en français de cette étude</a></strong>.<strong><br />
PSD</strong> (Pesticide  Safety Directorate, Gouvernement britannique). Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2008/0805psdreport.pdf" target="_blank">le  rapport du PSD (en anglais)</a></strong><strong><br />
En France,</strong> les Instituts techniques avaient effectué une étude d&rsquo;impact pour chaque  secteur de l&rsquo;agriculture. Voir la<strong> synthèse  par la FNPL d&rsquo;une étude d&rsquo;impact (<a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0809SyntheseImpactFnpl.pdf">0809SyntheseImpactFnpl.pdf</a>) effectuée par le CTIFL, et pour  les fruits la synthèse  analogue par la FNPF (<a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0809SyntheseImpactFnpf.pdf">0809SyntheseImpactFnpf.pdf</a>).</strong><br />
L&rsquo;agence gouvernementale suédoise  KemI, dressait un <strong><a href="http://www.kemi.se/templates/news____5415.aspx" target="_blank">bilan des  molécules susceptibles d&rsquo;être retirées</a> (in english)</strong><br />
Le<strong> Copa-Cogeca </strong>(<strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/090109copacogecaeng.pdf">in  english</a></strong>, <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/090109copacogecafr.pdf">en  français</a></strong>)<strong> s&rsquo;était exprimé avant le vote</strong>.</p>
<p><strong>Après le vote :</strong><br />
L&rsquo;<strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/090113copaanalysis.pdf">analyse  détaillée par le Copa-Cogeca</a> </strong><strong> des textes adoptés</strong> donne une idée de leur portée.<strong><a href="http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article478"><br />
</a></strong><strong>L&rsquo;UIPP, dans un <a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/090120cpuipp.pdf">communiqué  de presse</a></strong>, apporte  quelques compléments rapides d&rsquo;information.<br />
<strong><a href="http://www.contaminations-chimiques.info/?2009/01/21/521-pesticides-les-verts-saluent-ladoption-dune-des-legislations-les-plus-restrictives-au-monde">« Les Verts »</a> « saluent l&rsquo;adoption d&rsquo;une des législations les plus  restrictives au monde. »</strong><strong><br />
</strong>Sur <strong><a href="http://blogs.sciencemag.org/scienceinsider/2009/01/european-pestic.html">Science  Insider</a> </strong><strong>,  des agronomes craignent le développement de résistances. John Lucas du  Rothamsted Research Institute déclare</strong> : « Nous serions les  premiers à ne pas encourager la seule approche chimique pour le contrôle  des maladies. Le scénario idéal pour un agriculteur est de cultiver une  plante auto-résistante contre toutes les maladies et les ennemis  auxquels elle doit faire face. Le problème est que ce n&rsquo;est pas faisable  actuellement. <strong>Les politiciens surestiment la capacité de la  filière et de la recherche à trouver rapidement des alternatives</strong> et des substituts aux substances interdites. »<strong><br />
IPMnet News, une newsletter universitaire  US</strong> (Oregon State  University)s, dans une <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/0901ipmnetnews.pdf">analyse  du vote du Parlement Européen</a></strong> , relève  que « l&rsquo;on va maintenant entrer dans le <strong>processus d&rsquo;application  réelle de cette réglementation</strong> qui <strong>sera long et lourd  de contentieux</strong>. C&rsquo;est à ce stade que <strong>la bataille</strong> entre l&rsquo;approche basée sur le danger intrinsèque et celle basée sur  l&rsquo;analyse bénéfices/risques <strong>promet d&rsquo;émerger dans le bruit et la  fureur</strong>. »</p>
<p class="essentiel">L&rsquo;essentiel :<br />
Les enjeux pour les années à venir sont les suivants :<br />
Interprétation des critères d&rsquo;exclusion, en particulier calibrage du critère &laquo;&nbsp;perturbateur endocrinien&nbsp;&raquo;. De cette interprétation dépendra le nombre de substances actives susceptibles d&rsquo;être autorisées.<br />
Prise en compte  par les autorités de la question des usages orphelins à sa juste dimension (voir plus bas)<br />
Harmonisation européenne des homologations. La nouvelle réglementation va dans ce sens, mais incomplètement&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2) Définition de la protection intégrée (IPM)</h2>
<p class="chapo">L&rsquo;article 14 de la directive 2009/128 sur l&rsquo;utilisation durable des  pesticides prévoit la promotion des méthodes de  la protection intégrée des cultures (IPM : Integrated Pest Managment)  par les Etats Membres auprès de leurs producteurs.<br />
L&rsquo;Annexe III de la directive &laquo;&nbsp;utilisation  durable&nbsp;&raquo; définit les  grands principes de la protection intégrée.<br />
Cependant, l&rsquo;interprétation donnée dans les faits à la notion de   protection intégrée peut avoir des conséquences importantes.</p>
<p>Voir les <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0910SUD2009_128.pdf">extraits relatifs à la protection intégrée des cultures</a></strong> dans la  directive Utilisation Durable relative.</p>
<p>La Commission Européenne a demandé au <strong>BiPRO (Bureau d&rsquo;études) de  préparer un </strong><strong><a href="http://ec.europa.eu/environment/ppps/pdf/draft_guidance_doc.pdf" target="_blank">document-guide</a></strong> <strong>(  in english )</strong> pour  établir/préciser ces principes déjà explicités à l&rsquo;article 14 de la  directive. Voir également le <strong><a href="http://ec.europa.eu/environment/ppps/pdf/final_report_ipm.pdf" target="_blank">rapport  final de recommandations du BiPRO</a></strong> <strong>(  in english )</strong> d&rsquo;Avril  2009.</p>
<p><strong>Copa-Cogeca</strong> (Association représentant les  agriculteurs et leurs coopératives au niveau européen) réagit en  septembre 2009 par une <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0909CopaCogeca-BiPRO.pdf">lettre à la Commission Européenne</a></strong> .<strong> Selon Copa-Cogeca :</strong><br />
&#8211; L&rsquo;étude du BiPRO n&rsquo;est pas  assez en lien avec la réalité concrète du terrain<br />
&#8211; Le Copa-Cogeca  soutient les principes de la Protection intégrée, tel qu&rsquo;il sont définis  dans la directive utilisation durable. Cependant les mesures ne doivent  pas être trop prescriptives mais seulement recommandées quand elles  sont viables, pratiques et jouables économiquement.<br />
&#8211; Le Copa-Cogeca  insiste sur la nécessité de la recherche et d&rsquo;organiser l&rsquo;information  aux producteurs.  On doit donner des outils aux producteurs pour  produire, et non pas leur enlever des outils. Il faut faire confiance  aux producteurs et à leurs techniciens quand ils ont l&rsquo;information.</p>
<p class="essentiel">L&rsquo;essentiel:<br />
La mise en oeuvre de la protection intégrée (IPM) s&rsquo;appuie essentiellement sur la formation et l&rsquo;information des producteurs. Elle ne doit pas être une réglementation appliquée d&rsquo;en haut (top down). Elle implique, au contraire et avant tout, de responsabiliser les producteurs afin qu&rsquo;ils puissent prendre les décisions adaptées aux situations concrètes et locales (bottom up).<br />
Elle implique aussi un programme ambitieux de recherche et d&rsquo;expérimentation pouvant éclairer la décision des producteurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3) Entrée en vigueur du règlement 1107/2009 et usages orphelins</h2>
<p class="chapo">Certains articles du <strong><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF" target="_blank">Règlement 1107/2009</a></strong> sur la « mise sur le marché des produits de protection des plantes » sont destinés à résoudre la question des usages orphelins. Leur efficacité réelle dépend grandement de la façon concrète dont ils seront appliqués.</p>
<p>Cette question est l&rsquo;objet de nombreuses discussions et réunions entre autorités et professionnels. Quelques exemples importants :<br />
<strong>Sival janvier 2009 </strong>: <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0901SIVALCtiflPV.pdf">Conférence SDQPV/CTIFL au Sival en 2009</a></strong> et <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0901SIVALForumPhyto.pdf">Conférence ForumPhyto au Sival en 2009</a></strong><br />
<strong>Conclusions de la conférence cultures de spécialité / Usages Orphelins, Bruxelles, 04 novembre 2009</strong> :  <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/091104Conclusions.pdf">091104Conclusions.pdf</a></strong><br />
<strong>Colloque reconnaissance mutuelle en Zone Sud avril 2010 (DGAL, Ministère de l&rsquo;agriculture à Paris)</strong> : voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/2011/07/11/1003pointschauds-reconnaissance-mutuelle/">ForumPhytoPointsChauds1003</a><br />
Conférence réglementation européenne et usages orphelins janvier 2011 (Coop de France Ouest au Sival)</strong> : voir <strong><a title="LesInfos 1101" href="http://www.forumphyto.com/2011/06/17/lesinfos-1101/">ForumPhytoLesInfos1101</a></strong><br />
<strong>Conférence  usages orphelins et réglement 1107/2009</strong> (étude pour la mise en place d&rsquo;un fonds usages mineurs, etc.) <strong>(DG SANCO union Européenne, Bruxelles, mai 2011)</strong> : Voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/110505NotesJFP.pdf">notes ForumPhyto prises lors de la réunion</a>, incluant les liens vers les diaporamas présentés</strong>.</p>
<p>Toutes ces discussions mettent en évidence <strong>l&rsquo;importance des points suivants</strong> pour résoudre la question des usages orphelins :<br />
&#8211; Tout ce qui va dans le sens de l&rsquo;<strong>harmonisation européenne et d&rsquo;une reconnaissance mutuelle élargie</strong> doit être encouragé<br />
&#8211; <strong>Coordination concrète entre les autorités des différents Etats Membres et incluant les filières concernées</strong> : base de données (données biologiques, efficacité, etc.), rétablissement des groupes de travail usages mineurs officiels,<br />
&#8211; <strong>Nécessité de mettre en place des solutions provisoires à court terme</strong> (et pas seulement à moyen et long terme). Ceci pourrait s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;article 51 du Règlement 1107/2009 (voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/Reglt1107-2009Art51Extension.pdf">Article 51 sur l&rsquo;extension d&rsquo;autorisation.pdf</a></strong>).<br />
C&rsquo;est le sens de la proposition du CPWG (groupe de travail phytosanitaire) de GlobalGap (voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/2011/07/11/1008pointschauds-rencontre-dgsanco-globalgap/">ForumPhytoPointsChauds1008</a></strong>) et exprimée par 8 organisations professionnelles européennes auprès de la DG SANCO (voir <strong><a href="http://www.forumphyto.com/2011/06/17/lesinfos-1102/">ForumPhytoPointsChauds1102</a></strong>)</p>
<p class="essentiel">Pour la filière fruits et légumes, la question des usages orphelins est importante et urgente. Sont bienvenues toutes les perspectives d&rsquo;harmonisation européenne, de simplification administrative, d&rsquo;interprétation de la réglementation permettant des solutions provisoires à court terme et de coordination entre autorités permettant des solutions à moyen et long terme.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Usages orphelins : implications économiques</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2011/06/14/usages-orphelins-implications-economiques/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 16:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Contact]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour aller plus loin]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Comprendre et faire comprendre  les multiples implications économiques de la question des usages orphelins est un enjeu important. C&#160;&#187;est bien d&#8217;abord le producteur qui est touché. Mais toute la filière subit les conséquences désastreuses de cette situation de façon souvent sous-estimée. Un usage non pourvu peut impliquer : &#8211; Des pertes de récolte : Ces [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="chapo">Comprendre et faire comprendre  les multiples implications économiques de la question des usages orphelins est un enjeu important. C&nbsp;&raquo;est bien d&rsquo;abord le producteur qui est touché. Mais toute la filière subit les conséquences désastreuses de cette situation de façon souvent sous-estimée.</p>
<p>Un usage non pourvu peut impliquer :<br />
&#8211; <strong>Des pertes de récolte</strong> : Ces pertes sont en général très inégales selon les régions, les  années&#8230; Mais peuvent être catastrophiques. En 2007, les cultures mal  protégées contre le mildiou (artichaut, radis, &#8230;) subissent partout  des pertes de l&rsquo;ordre de 50% ou plus&#8230;<br />
&#8211; <strong>Une diminution de  la qualité</strong> : Des défauts, souvent évolutifs quand il s&rsquo;agit  d&rsquo;attaques de champignons ou de bactéries, peuvent rendre le produit peu  ou pas commercialisable.<br />
&#8211; <strong>Une augmentation importante du  prix de revient</strong> : Un désherbage mécanique, complété d&rsquo;un  manuel, est souvent possible, mais demande plusieurs dizaines d&rsquo;heures  de travail pénible à l&rsquo;hectare. Il peut également blesser les plantes.<br />
&#8211; <strong>Un gaspillage des intrants</strong> : La parcelle a été  travaillée (matériel, carburant, travail&#8230;), des plants, des engrais  ont été utilisés mais la récolte n&rsquo;est pas au rendez-vous. C&rsquo;est aussi  un gaspillage environnemental : pour avoir la même récolte, il faut plus  de surface, plus d&rsquo;engrais, plus de carburant&#8230;<br />
&#8211; <strong>La  tentation pour le producteur d&rsquo;utiliser une solution non homologuée</strong> pour ne pas perdre sa récolte. Les contrôles officiels ou internes aux  coopératives et les analyses de résidus limitent cette tentation. Mais  cette situation perturbe les relations de confiance nécessaires entre  producteurs, intermédiaires, distributeurs et consommateur final. Elle  introduit également un risque, souvent injustifié mais toujours réel,  d&rsquo;atteinte à l&rsquo;image de la production de fruits et légumes auprès du  consommateur.<br />
&#8211; <strong>Des distorsions de concurrence</strong> entre producteurs, dans une même région, entre régions, entre Etats  membres de l&rsquo;Union Européenne.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, les usages non  pourvus sont tellement nombreux et importants économiquement et les  distorsions sont tellement &laquo;&nbsp;croisées&nbsp;&raquo; (multiples et dans tous les sens)  que <strong>la situation en devient chaotique</strong>.</p>
<p><strong>En 2006</strong>, sous  l&rsquo;égide du ministère de l&rsquo;agriculture, la mission SanEco a écrit un <strong>rapport sur l&rsquo;ensemble des distorsions économiques subies par les opérateurs français (Voir <a href="http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/concurrence.pdf" target="_blank"><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/06SanEco.pdf"></a></a><a href="http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/concurrence.pdf" target="_blank"><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/06SanEco.pdf">Rapport de la mission SanEco 2006.pdf)</a></a></strong>. Les pages consacrées à la protection  phytosanitaire constituent une première approche.<br />
Extrait : <em>&laquo;&nbsp;La  mission relève le sentiment des opérateurs que l’évolution récente de la  réglementation française en matière d&rsquo;utilisation des produits phyto  pharmaceutiques (délais avant récolte (DAR), interdiction des mélanges,  LMR,…) est une<br />
cause importante de perturbations économiques et de  distorsions de concurrence dans le secteur végétal au détriment des  entreprises agricoles et industrielles françaises.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>En 2008</strong>, dans le cadre la discussion sur la nouvelle réglementation européenne, le CTIFL (Centre Technique Interprofessionnel des fruits et Légumes) montrait en France l&rsquo;importance de certains &laquo;&nbsp;usages clefs&nbsp;&raquo;. Voir <strong>pour les légumes la synthèse  par la FNPL de cette étude (<a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0809SyntheseImpactFnpl.pdf">0809SyntheseImpactFnpl.pdf</a>) et pour  les fruits la synthèse  analogue par la FNPF (<a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0809SyntheseImpactFnpf.pdf">0809SyntheseImpactFnpf.pdf</a>).</strong>Même s&rsquo;il s&rsquo;agit là d&rsquo;une étude d&rsquo;impact technique et non pas économique, elle aide à appréhender la dimension de la question à l&rsquo;origine.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>En 2010, ForumPhyto a réalisé une étude économique (Voir <a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/1009-EtudeImpactsEconomiques.pdf">1009-EtudeImpactsEconomiques.pdf</a>) approfondie sur</strong> quelques cas concrets en s&rsquo;appuyant sur les producteurs et techniciens des coopératives. Les <strong>5  exemples : désherbage de l&rsquo;artichaut, mouche des  crucifères en  radis, éclaircissage, carpocapse et maladies de  conservation en pommes</strong>.<br />
Les pertes économiques directes dues à l&rsquo;absence de  protection  phytosanitaire s&rsquo;échelonnent de 1000 €/ha à plus de 6000  €/ha, ce qui  représente une perte globale nationale de 10 à plus de 60  000 000 € par  filière. A quoi se rajoutent les pertes indirectes et/ou  difficilement  chiffrables et les conséquences négatives pour le  consommateur. <strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="essentiel">L&rsquo;essentiel :<br />
Les pertes économiques dues aux usages orphelins sont très importantes et ont des implications d&rsquo;abord pour les producteurs, mais aussi pour tout le reste de la filière : coopératives, opérateurs commerciaux et finalement consommateur. Le plus grave est sans doute l&rsquo;insécurité d&rsquo;approvisionnement en qualité et/ou en quantité. Ceci entraîne une perte de diversité alimentaire et nuit à une alimentation équilibrée de la population.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="_mcePaste" class="mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Un usage non pourvu peut impliquer :<br />
&#8211; <strong>Des pertes de récolte</strong> : Ces pertes sont en général très inégales selon les régions, les  années&#8230; Mais peuvent être catastrophiques. En 2007, les cultures mal  protégées contre le mildiou (artichaut, radis, &#8230;) subissent partout  des pertes de l&rsquo;ordre de 50% ou plus&#8230;<br />
&#8211; <strong>Une diminution de  la qualité</strong> : Des défauts, souvent évolutifs quand il s&rsquo;agit  d&rsquo;attaques de champignons ou de bactéries, peuvent rendre le produit peu  ou pas commercialisable.<br />
&#8211; <strong>Une augmentation importante du  prix de revient</strong> : Un désherbage mécanique, complété d&rsquo;un  manuel, est souvent possible, mais demande plusieurs dizaines d&rsquo;heures  de travail pénible à l&rsquo;hectare. Il peut également blesser les plantes.<br />
&#8211; <strong>Un gaspillage des intrants</strong> : La parcelle a été  travaillée (matériel, carburant, travail&#8230;), des plants, des engrais  ont été utilisés mais la récolte n&rsquo;est pas au rendez-vous. C&rsquo;est aussi  un gaspillage environnemental : pour avoir la même récolte, il faut plus  de surface, plus d&rsquo;engrais, plus de carburant&#8230;<br />
&#8211; <strong>La  tentation pour le producteur d&rsquo;utiliser une solution non homologuée</strong> pour ne pas perdre sa récolte. Les contrôles officiels ou internes aux  coopératives et les analyses de résidus limitent cette tentation. Mais  cette situation perturbe les relations de confiance nécessaires entre  producteurs, intermédiaires, distributeurs et consommateur final. Elle  introduit également un risque, souvent injustifié mais toujours réel,  d&rsquo;atteinte à l&rsquo;image de la production de fruits et légumes auprès du  consommateur.<br />
&#8211; <strong>Des distorsions de concurrence</strong> entre producteurs, dans une même région, entre régions, entre Etats  membres de l&rsquo;Union Européenne.&nbsp;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, les usages non  pourvus sont tellement nombreux et importants économiquement et les  distorsions sont tellement &laquo;&nbsp;croisées&nbsp;&raquo; (multiples et dans tous les sens)  que <strong>la situation en devient chaotique</strong>.</p>
<p>Sous  l&rsquo;égide du ministère de l&rsquo;agriculture, la mission SanEco a écrit un <strong><a href="http://agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/concurrence.pdf" target="_blank">rapport  sur l&rsquo;ensemble des distorsion économiques subies par les opérateurs  français</a></strong>. Les pages consacrées à la protection  phytosanitaire constituent une première approche.<br />
Extrait : <em>&laquo;&nbsp;La  mission relève le sentiment des opérateurs que l’évolution récente de la  réglementation française en matière d&rsquo;utilisation des produits phyto  pharmaceutiques (délais avant récolte (DAR), interdiction des mélanges,  LMR,…) est une<br />
cause importante de perturbations économiques et de  distorsions de concurrence dans le secteur végétal au détriment des  entreprises agricoles et industrielles françaises.</em>&nbsp;&raquo;<br />
Une autre  étude est en cours sur ce sujet dans le cadre de la commission  économique Interfel/Ctifl/Viniflhor.  			Un usage non pourvu peut impliquer :<br />
&#8211; <strong>Des pertes de récolte</strong> : Ces pertes sont en général très inégales selon les régions, les  années&#8230; Mais peuvent être catastrophiques. En 2007, les cultures mal  protégées contre le mildiou (artichaut, radis, &#8230;) subissent partout  des pertes de l&rsquo;ordre de 50% ou plus&#8230;<br />
&#8211; <strong>Une diminution de  la qualité</strong> : Des défauts, souvent évolutifs quand il s&rsquo;agit  d&rsquo;attaques de champignons ou de bactéries, peuvent rendre le produit peu  ou pas commercialisable.<br />
&#8211; <strong>Une augmentation importante du  prix de revient</strong> : Un désherbage mécanique, complété d&rsquo;un  manuel, est souvent possible, mais demande plusieurs dizaines d&rsquo;heures  de travail pénible à l&rsquo;hectare. Il peut également blesser les plantes.<br />
&#8211; <strong>Un gaspillage des intrants</strong> : La parcelle a été  travaillée (matériel, carburant, travail&#8230;), des plants, des engrais  ont été utilisés mais la récolte n&rsquo;est pas au rendez-vous. C&rsquo;est aussi  un gaspillage environnemental : pour avoir la même récolte, il faut plus  de surface, plus d&rsquo;engrais, plus de carburant&#8230;<br />
&#8211; <strong>La  tentation pour le producteur d&rsquo;utiliser une solution non homologuée</strong> pour ne pas perdre sa récolte. Les contrôles officiels ou internes aux  coopératives et les analyses de résidus limitent cette tentation. Mais  cette situation perturbe les relations de confiance nécessaires entre  producteurs, intermédiaires, distributeurs et consommateur final. Elle  introduit également un risque, souvent injustifié mais toujours réel,  d&rsquo;atteinte à l&rsquo;image de la production de fruits et légumes auprès du  consommateur.<br />
&#8211; <strong>Des distorsions de concurrence</strong> entre producteurs, dans une même région, entre régions, entre Etats  membres de l&rsquo;Union Européenne.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, les usages non  pourvus sont tellement nombreux et importants économiquement et les  distorsions sont tellement &laquo;&nbsp;croisées&nbsp;&raquo; (multiples et dans tous les sens)  que <strong>la situation en devient chaotique</strong>.</p>
<p>Sous  l&rsquo;égide du ministère de l&rsquo;agriculture, la mission SanEco a écrit un <strong><a href="http://agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/concurrence.pdf" target="_blank">rapport  sur l&rsquo;ensemble des distorsion économiques subies par les opérateurs  français</a></strong>. Les pages consacrées à la protection  phytosanitaire constituent une première approche.<br />
Extrait : <em>&laquo;&nbsp;La  mission relève le sentiment des opérateurs que l’évolution récente de la  réglementation française en matière d&rsquo;utilisation des produits phyto  pharmaceutiques (délais avant récolte (DAR), interdiction des mélanges,  LMR,…) est une<br />
cause importante de perturbations économiques et de  distorsions de concurrence dans le secteur végétal au détriment des  entreprises agricoles et industrielles françaises.</em>&nbsp;&raquo;<br />
Une autre  étude est en cours sur ce sujet dans le cadre de la commission  économique Interfel/Ctifl/Viniflhor.</p>
</div>
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		<title>Grenelle et Ecophyto 2018</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2011/06/13/grenelle-et-ecophyto-2018/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 10:47:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Contact]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour aller plus loin]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Les accords du Grenelle de l&#8217;environnement de 2007 sont une des particularités essentielles qui marque la réglementation française. Le programme Ecophyto 2018, qui consiste principalement à &#171;&#160;réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent&#171;&#160;,  en est une conséquence immédiate et pratique. En mettant l&#8217;accent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="chapo">Les accords du Grenelle de l&rsquo;environnement de 2007 sont une des particularités essentielles qui marque la réglementation française. Le programme Ecophyto 2018, qui consiste principalement à <strong>&laquo;&nbsp;réduire de 50% l’usage des  pesticides</strong>, dont la  dangerosité est connue<strong>, si  possible, dans les dix ans qui  viennent</strong>&laquo;&nbsp;,  en est une conséquence immédiate et pratique.<br />
En mettant l&rsquo;accent sur la réduction des volumes utilisés, Grenelle et Ecophyto néglige le seul objectif valide pour la protection de l&rsquo;environnement, de l&rsquo;utilisateur et du consommateur : l&rsquo;amélioration de la balance bénéfices/risques de la protection phytosanitaire intégrée.</p>
<h2>Le Grenelle de l&rsquo;environnement</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong> </strong></span><br />
La <strong><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020949548&amp;dateTexte=" target="_blank">Loi Grenelle 1</a></strong> (LOI n° 2009-967 du 3 août 2009  de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de  l&rsquo;environnement (1)).<br />
A l&rsquo;article 31, <strong>la loi Grenelle 1 intègre l&rsquo;<a href="http://ameli.senat.fr/amendements/2008-2009/42/Amdt_490.html">amendement  Soulage</a></strong> concernant les usages orphelins :  il prévoit une dérogation à la réduction  d&rsquo;utilisation  des produits phytopharmaceutiques pour les cultures  mineures : « <strong>Cette réduction  ne doit cependant pas mettre en danger des productions,  notamment les  cultures dites mineures</strong>. »</p>
<p>La <strong><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022470434" target="_blank">Loi Grenelle 2</a></strong> (LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l&rsquo;environnement (1)). En voir <strong><a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Grenelle_Loi-2.pdf" target="_blank">une  présentation pédagogique</a></strong> par le Ministère de l&rsquo;écologie  (MEDDTL).  <strong>La loi Grenelle 2 décline, thème par thème, les objectifs entérinés par le premier volet législatif du Grenelle Environnement</strong> (loi  Grenelle 1). C’est un texte d’application, de territorialisation et de mise en œuvre de six chantiers majeurs : le bâtiment et l’urbanisme, les transports, l’énergie, la biodiversité, les risques, la gouvernance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Ecophyto 2018</h2>
<p>Consultez <strong>la page dédiée à <a href="http://agriculture.gouv.fr/ecophyto-2018" target="_blank">Ecophyto  2018</a> du Ministère de l&rsquo;Agriculture,  complète avec de nombreux liens  réglementaires et/ou explicatifs</strong>.</p>
<p><strong>Le Comité National d&rsquo;Orientation et de Suivi (CNOS) </strong>pilote le programme Ecophyto2018 qui se décline en 9 axes :</p>
<p>AXE 1 : <strong>Évaluer les progrès</strong> en matière de diminution de l&rsquo;usage  des pesticides : <strong>définitions des &laquo;&nbsp;indicateurs&nbsp;&raquo;</strong>.<br />
AXE 2 : <strong>Recenser et généraliser les systèmes agricoles et les moyens connus permettant de réduire l&rsquo;utilisation des pesticides en mobilisant l&rsquo;ensemble des partenaires de la recherche, du développement et du  transfert</strong><br />
AXE 3 : <strong>Innover</strong> dans la conception et la mise au point des itinéraires techniques et des systèmes de cultures économes en pesticides<br />
AXE 4 : <strong>Former à la réduction et à la sécurisation</strong> de l&rsquo;utilisation des  pesticides<br />
AXE 5 : Renforcer les <strong>réseaux de surveillance</strong> sur les bio-agresseurs et sur les effets non intentionnels de l’utilisation des pesticides<br />
AXE 6 : Prendre en compte les spécificités des DOM<br />
AXE 7 : Réduire et sécuriser l&rsquo;usage des produits phytopharmaceutiques en zone non agricole<br />
AXE 8 : Organiser le suivi national du plan et sa déclinaison  territoriale, et communiquer sur la réduction de l’utilisation des produits  phytopharmaceutiques<br />
AXE 9 : <strong>Prévenir les risques professionnels</strong> liés aux produits phytosanitaires<strong><br />
</strong></p>
<p>Ecophyto 2018 se détaille en <strong>105 mesures  (« fiches-actions »)  (Voir <a href="../wp-content/uploads/2011/06/0904Ecophyto105fiches1.pdf">0904Ecophyto105fiches.pdf</a>) </strong>devant permettre d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif de &laquo;&nbsp;réduction d&rsquo;emploi  des pesticides&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le programme Ecophyto 2018 fait également l&rsquo;objet d&rsquo;un pilotage régional par des <strong>Comités Régionaux d&rsquo;Orientation et de Suivi (</strong>CROS), sous l&rsquo;égide des Direction Régionales de l&rsquo;Agricultures (DRAAF).</p>
<p>L&rsquo;INRA pilote le programme <strong>Ecophyto R&amp;D</strong> , destiné à nourrir les axes 2 et 3 :  Il doit fournir aux pouvoirs publics des « scénarios », des « indicateurs » et tous les outils nécessaires pour mettre en œuvre l’objectif de réduction de 50%.<br />
<strong>Voir le compte-rendu du colloque de restitution d&rsquo;Ecophyto R&amp;D de Janvier 2010 (<a title="Flash Ecophyto R&amp;D" href="http://www.forumphyto.com/2011/06/17/2286/" target="_blank"><strong>FlashInfos </strong>Ecophyto R&amp;D</a></strong>)</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Certiphyto&nbsp;&raquo;</strong> (dont le nouveau nom officiel est &laquo;&nbsp;certificat individuel&nbsp;&raquo;)  est le diplôme attestant de la formation des utilisateurs de produits phytosanitaires et leur permettant d’être en règle pour tout achat et application de produits phytosanitaires. Il sera obligatoire à partir du 26 novembre 2013. Voir <strong><a href="http://draaf.picardie.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=449" target="_blank">page Certiphyto de la DRAAF Picardie</a></strong>, résumée et pédagogique.<br />
En plus du Certiphyto individuellement pour leurs opérateurs, <strong>les distributeurs doivent disposer d&rsquo;un agrément pour la distribution et la vente</strong>. Pour toute précision utile, il faut s&rsquo;adresser à la DRAAF ou, pour les coopératives, aux Fédérations Régionales.<br />
Ces dispositifs de formation sont accueillis favorablement par les professionnels. Ils doivent rester réalistes et concrets.</p>
<p>Le Ministère de l&rsquo;agriculture a lancé le <strong>&laquo;&nbsp;réseau FERME&nbsp;&raquo;</strong> en 2010 (Voir <strong><a href="http://agriculture.gouv.fr/ECOPHYTO-2018-rejoignez-le-reseau" target="_blank">page &laquo;&nbsp;réseau FERME&nbsp;&raquo; sur le site du ministère de l&rsquo;agriculture</a></strong>) L&rsquo;objectif est de créer un &laquo;&nbsp;réseau de 1000 fermes de production de références et de démonstration d’ici à la fin de 2010. Ces exploitations, regroupées par dizaine, permettront d’accumuler des données agronomiques, environnementales et économiques sur ce qu’il est possible de faire en terme de réduction de l’usage de produits phytosanitaires et de les partager avec les autres exploitations agricoles&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les enjeux :</h2>
<p>Le plan Ecophyto 2018 conformément au Grenelle de l&rsquo;environnement se fixe pour objectif la réduction de l&rsquo;utilisation des produits phytosanitaires, et non pas de la réduction des risques qui serait plus productive pour l&rsquo;amélioration de l&rsquo;environnement.<br />
Les conséquences négatives sur la productivité de l&rsquo;agriculture et contreproductives sur le respect de l&rsquo;environnement et la sécurité des utilisateurs et des consommateurs sont donc en partie inévitables.<br />
En particulier,<br />
&#8211; les <strong>usages non pourvus</strong> risquent de se multiplier en  production de Fruits et légumes.<br />
&#8211; La réduction de l&rsquo;utilisation est mesurée sur la base du nombre de doses utilisées. Ceci est contre-productif dans la mesure où <strong>cela  défavorise arbitrairement les produits modernes</strong> qui sont utilisés à plus faible dose et ont en général un meilleur &laquo;&nbsp;profil éco-toxicologique&nbsp;&raquo; (plus biodégradables, plus spécifiques&#8230;).<br />
<strong> </strong></p>
<p>L'&nbsp;&raquo;<strong>Indice de  Fréquence  de Traitement&nbsp;&raquo; (IFT)</strong> est donc un point important  de discussion dans le cadre d&rsquo;Ecophyto 2018. Cet &laquo;&nbsp;indicateur&nbsp;&raquo; a été  choisi pour mesurer la réduction effective de l&rsquo;usage des pesticides.<strong><br />
</strong>En février 2009, u<strong> </strong>ne <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/bulletin-liaison/2009Annexes/0902map_ecophyto_indicateurs.pdf" target="_blank">analyse du ministère de l&rsquo;agriculture</a></strong> démontrait  les difficultés à définir des objectifs pertinents en matière de  réduction d&rsquo;utilisation des phytosanitaires. <strong> </strong><br />
Des auteurs du  Ministère de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;INRA et de la Chambre d&rsquo;Agriculture de  l&rsquo;Eure ont publié <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/les-infos/2009/0903agresteift.pdf">une  étude</a></strong> ayant pour but de montrer l&rsquo;intérêt de l&rsquo;IFT  (Indicateur de Fréquence de Traitement). « La <strong>première  partie</strong> de cet article précise les <strong>risques liés à  l&rsquo;utilisation des pesticides</strong>, aborde <strong>les</strong><strong> actions permettant de les limiter et les  indicateurs actuellement utilisés</strong> dans le domaine des produits phytosanitaires. » <strong>Les  deux autres parties développent essentiellement l&rsquo;IFT</strong> (indicateur de fréquence de traitement), son utilisation par les  pouvoirs publics et les mesures agro-environnementales liées.<strong> On peut  regretter un certain parti pris</strong> : les autres indicateurs  sont rapidement jugés comme négatifs, alors que l&rsquo;IFT se voit attribuer  quelque peu abusivement tous les mérites.<br />
<span class="essentiel">La discussion sur les indicateurs se poursuit. La profession doit rester mobilisée pour que des indicateurs plus réalistes et plus liés à la balance bénéfices/risques soient pris en compte : postes de remplissage, équipements de protection individuels, indicateurs d&rsquo;impact, &#8230;</span></p>
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		<item>
		<title>Pack Hygiène et RASFF</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2011/06/12/pack-hygiene-et-rasff/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 11:38:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Contact]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour aller plus loin]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du Pack Hygiène, les opérateurs doivent s&#8217;assurer que les produits qu&#8217;ils détiennent et qu&#8217;ils vendent sont sûrs. Le réglement 178/2002 établit les principes de cette responsabilité et, en particulier, rend la traçabilité des lots obligatoire. Le réglement 852/2004 est relatif à l&#8217;hygiène des denrées alimentaires Pour un aperçu général sur le Pack [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="chapo">Dans le cadre du Pack Hygiène, les opérateurs doivent s&rsquo;assurer que les produits qu&rsquo;ils détiennent et qu&rsquo;ils vendent sont  sûrs.<br />
Le <strong><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CONSLEG:2002R0178:20080325:FR:PDF" target="_blank">réglement  178/2002</a></strong> établit les principes  de cette responsabilité et,  en particulier, rend la traçabilité des  lots obligatoire.<br />
Le <strong><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CONSLEG:2004R0852:20081028:FR:PDF" target="_blank">réglement  852/2004</a></strong> est relatif à  l&rsquo;hygiène des denrées alimentaires</p>
<p class="chapo"><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour un aperçu général sur le Pack Hygiène de l&rsquo;UE, voir <a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/0903PackHygieneUE.pdf">0903PackHygieneUE.doc (fichier word)</a></strong></p>
<p><strong>Le RASFF est le Système d&rsquo;Alerte Rapide pour l&rsquo;Alimentation  Humaine et Animale. </strong>Voir <strong><a href="http://ec.europa.eu/food/food/rapidalert/index_en.htm">présentation  du RASFF sur le site de l&rsquo;Union Européenne</a> (in english)</strong>.</p>
<p>Quand  une autorité constate qu&rsquo;une nourriture (ou un aliment du bétail) n&rsquo;est  pas sûre, il doit le notifier au système d&rsquo;alerte rapide de l&rsquo;UE  (RASFF), soit pour information, soit pour action immédiate (le plus  souvent rappel du produit).<br />
De même, dans le cadre du « Pack  Hygiène », <strong>lorsqu&rsquo;un opérateur a des raisons de penser que le  produit qu&rsquo;il a mis en marché n&rsquo;est pas sûr, il doit informer ses  clients pour rappeler le produit</strong>, et ses autorités nationales  qui, si elles le jugent utile, doivent notifier au RASFF.</p>
<p>Une <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/images/pdf/DocusMembres/2010/1006rasffdraft.pdf" target="_blank">proposition  de règlement</a> (<a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/1006RasffDraft.pdf">1006RasffDraft.pdf</a><a href="http://www.forumphyto.com/wp-content/uploads/2011/06/1006RasffDraft.pdf"></a> in English)</strong> de 2010 (attention, il s&rsquo;agit d&rsquo;un  « draft », c&rsquo;est-à-dire un document en discussion, susceptible de  modification importante) tendrait, si elle est adoptée, à préciser les <strong>modalités  de fonctionnement du système d&rsquo;alerte rapide</strong> au niveau  européen : organisation du réseau d&rsquo;alerte, recueil des informations,  modalités des prises de décision&#8230;<br />
Cependant, suite à l&rsquo;épisode de Toxi-Infection Alimentaire Collective (TIAC) due à Escherichia Coli Entéro-Hémorragique (ECEH) en Allemagne en mai 2011, il est probable que tout le système d&rsquo;alerte rapide, de notification aux professionnels, de recommandations au public, etc. sera profondément modifié.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Concernant les résidus</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L</strong>e point important est que <strong>les LMRs</strong> (Limites Maximum de Résidu) sont des limites réglementaires liées aux   Bonnes Pratiques Agronomiques et <strong>ne sont pas des limites de   sécurité toxicologiques</strong>.<br />
Voir<strong> </strong> le <strong>dossier commun sur les niveaux maximum  de résidus de  produits de protection des plantes (pesticides)</strong>,  (<a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2011/06/0510-AP-Barg-LMR-Filiere.pdf"><strong>0510-AP-Barg-LMR   Filiere.pdf</strong></a>), élaboré  par la filière alimentaire  européenne et expliquant pourquoi des  dépassements occasionnels de LMR  (Limite Maximum de Résidus) ne sont pas  normalement un problème de  sécurité alimentaire (Septembre 2005).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Toute la  question, pour les autorités comme pour les opérateurs, est de savoir <strong>à  partir de quel niveau de résidu faut-il notifier au RASFF (pour les  autorités) ou informer ses autorités (pour les opérateurs).</strong><br />
La DG SANCO (Direction Générale européenne de la Santé et de la  Consommation) a établi un <strong><a href="http://ec.europa.eu/food/plant/protection/resources/rasff_pest_res_en.pdf">document-guide</a> (in english)</strong>, de 2004 qui n&rsquo;a pas de valeur réglementaire.  Cependant, même si la responsabilité de la notification revient en  définitive aux autorités des Etats Membres sur la base des données  scientifiques les plus récentes,  « le document-guide est destiné à  servir de guide aux autorités compétentes dans les Etats Membres de  l&rsquo;Union Européenne et dans les pays de l&rsquo;Espace Economique Européen sur  quand et comment notifier les cas au RASFF, quand des résidus  quantifiables de produits de protection des plantes sont trouvés »<br />
<strong>Concernant  le dépassement de LMR, le document-guide est très clair</strong>. Voir p  3. Extrait :<br />
« Il n&rsquo;est pas fait mention dans les directives de  quand et comment une notification au RASFF doit être faite. On prend  souvent, à tort, les LMR pour des limites de sécurité toxicologique. Les  LMR sont des limites sûres qui définissent le niveau maximum attendu de  résidu dans un aliment après une application normale (sûre) et autorisé  du pesticide considéré. Les LMR servent à la fois à la fois à lutter  contre l&rsquo;usage illégal et/ou excessif de pesticide (par exemple pour  empêcher un dommage à l&rsquo;environnement, à la santé des travailleurs et  des voisins), et à protéger la santé des consommateurs du produit  récolté. »<br />
« Si une LMR est dépassé, il faut un calcul supplémentaire  pour savoir si la limite toxicologique est dépassée. Les LMRs doivent  être toxicologiquement acceptable. Toutefois, dans de nombreux cas,  elles sont très inférieures à la limite toxiciologique, tout simplement  parce qu&rsquo;une LMR supérieure n&rsquo;est pas nécessaire pour protéger la  plante. »<strong><br />
Pour évaluer le risque</strong>, le document-guide  recommande d&rsquo;évaluer si la Dose Journalière Admissible (DJA, ADI in  english) ou la Dose de Référence Aiguë (Acute Reference Dose, ARfD in  english) lorsqu&rsquo;elle est pertinente, sont susceptibles d&rsquo;être dépassées.  Voir p 4 et suivantes.<strong> </strong></p>
<p>Un <strong><a href="http://www.efsa.europa.eu/en/mrlteam/document/calculation_acutechronic_rev2.xls" target="_blank">document  pratique de l&rsquo;EFSA</a></strong> (<strong>in english</strong>) (Agence  européenne de sécurité des aliments) permet de calculer le seuil  d&rsquo;alerte dans un tableau Excel. Toutefois, ce document<strong> demande une certaine expertise</strong> pour sa mise en œuvre&#8230;</p>
<p>FoumPhyto avait donné l&rsquo;essentiel de ces éléments et quelques autres dans <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2011/07/11/0905pointschauds-residus-et-notification-au-rasff/">PointsChauds0905 en 2009</a>.</strong></p>
<p><strong>Dans la pratique</strong>, les opérateurs (producteurs,  coopératives, responsables qualité..) ne sont pas dans la capacité de  faire cette évaluation. Cependant, <strong>le laboratoire, s&rsquo;il est  sérieux, peut faire cette évaluation</strong>.<br />
Les autorités (en  France : la DGCCRF) doivent faire cette évaluation lors de leurs propres  programmes de contrôle pour déterminer la notification (ou non) au  RASFF.</p>
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