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	<title>ForumPhyto &#187; Documentation d&rsquo;actualités</title>
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	<description>ForumPhyto, la santé des plantes</description>
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		<title>Inutile, le désherbage ?? Quand l’agroécologie nie l’agronomie… et l’écologie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 09:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation d'actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé : une publication scientifique conteste l’intérêt du désherbage sur blé, et affirme qu’il détruit des espèces rares. La méthode a de quoi faire sourire, car les auteurs se contentent de brasser statistiquement des indicateurs n’ayant aucun rapport avec la nuisibilité des adventices, ni l’efficacité technique ou économique du désherbage. Fort logiquement, ils ne trouvent aucune [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Résumé : une publication scientifique conteste l’intérêt du désherbage sur blé, et affirme qu’il détruit des espèces rares. La méthode a de quoi faire sourire, car les auteurs se contentent de brasser statistiquement des indicateurs n’ayant aucun rapport avec la nuisibilité des adventices, ni l’efficacité technique ou économique du désherbage. Fort logiquement, ils ne trouvent aucune corrélation entre ces variables, et en déduisent donc que le désherbage est inutile ! Par ailleurs, on aimerait savoir quelles sont les « espèces rares » dont ils parlent. Ce raisonnement est réfutable par tout agriculteur détenteur du Certiphyto, à condition bien sûr qu’on l’interroge sur le désherbage du blé, et non sur le glyphosate. Cela ne l’empêche pas d’être publié dans la prestigieuse revue Nature, et exposé doctement aux députés de la Mission d’Information parlementaire sur les pesticides. Le compte-rendu de l’audition sur La Chaine Parlementaire est révélateur de l’incroyable condescendance de ces chercheurs vis-à-vis des agriculteurs, et aussi des glissements entre une publication écrite déjà peu concluante, et la façon dont elle est présentée oralement aux parlementaires. </em></strong></p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-17233" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802LCP-520x346.jpg" alt="1802LCP" width="520" height="346" /></p>
<p>Après avoir décidé l’interdiction du glyphosate sous trois ans, à contre-courant de la décision européenne, la France réfléchit maintenant à son « plan de sortie des pesticides ». Peut-on vraiment s’en passer ?  Il y a 8 ans, l’INRA, dans son rapport Ecophyto R&amp;D<a href="#_edn1" name="_ednref1">[i]</a>, avait pourtant alerté sur la faisabilité et le coût économique du plan Ecophyto, qui prévoyait « seulement » de réduire leur usage de 50%.  Quels sont les éléments scientifiques nouveaux qui nous permettent maintenant d’envisager un « plan de sortie » ? Heureusement, le sujet a été depuis repris en main par une nouvelle génération de chercheurs, qui savent prendre de la hauteur par rapport aux réalités du terrain dans lesquelles les agronomes traditionnalistes ont tendance à s’enliser, et leurs conclusions sont décoiffantes : en fait, les pesticides ne servent à rien !</p>
<p><strong>Une publication de 2016<a href="#_edn2" name="_ednref2"><strong>[ii]</strong></a> l’a « démontré » clairement dans le cas des herbicides sur blé, avec un titre accusateur : « Les herbicides ne garantissent pas des hauts rendements, mais éliminent des espèces rares de plantes ».</strong> Ceci n’est pas un titre de Cash Investigation, mais d’un article de <em>Nature</em>, c’est vous dire si c’est scientifique ! Bon, pas tout-à-fait <em>Nature</em>, c’est paru dans <em>Nature Scientific Reports</em> pour être plus précis, mais ne soyons pas mesquins, c’est presque aussi prestigieux. Comment les auteurs en sont-ils arrivés à ces conclusions décapantes, qui annulent et remplacent 50 ans de recherche agronomique ?</p>
<h1><strong>Un truisme, suivi d’un syllogisme audacieux</strong></h1>
<p>Commençons par la 1<sup>ère</sup> affirmation du titre : les herbicides ne garantissent pas des hauts rendements.  <strong>Pour les agronomes, c’est un  truisme : jamais personne n’a prétendu qu’en agriculture raisonnée les herbicides étaient un facteur déterminant du rendement, dont l’effet se mesurerait facilement à l’échelle de l’année, comme c’est le cas dans cette étude</strong>. Leur efficacité se mesure à l’échelle de la rotation, afin d’empêcher la multiplication des semences d’adventices les plus envahissantes d’une année à l’autre.</p>
<p>Si cette affirmation est évidente, les conséquences qu’en tirent nos agro-écologistes sont plus originales : « Le but principal de cette étude était de déterminer si réduire les quantités d’herbicides utilisées réduirait significativement les rendements, à cause d’une augmentation de la richesse et/ou de l’abondance de la flore adventice, comme il l’a souvent été suggéré. <strong>Pourtant, sur ce jeu de données de 150 parcelles, il n’y avait aucune corrélation entre richesse ou abondance et rendement du blé d’hiver. De plus, nous n’avons trouvé aucune corrélation indiquant que la quantité d’herbicide employé aurait un effet sur les mauvaises herbes ou sur le rendement </strong>».</p>
<p>Cette phrase pourrait laisser croire que les auteurs ont réellement testé l’effet d’une réduction de la protection herbicide sur des parcelles de blé. En fait, il n’est rien. La Figure 1 résume parfaitement la méthode qui a permis d’arriver à cette brillante conclusion, qui justifierait bien un « changement de paradigme » pour l’agriculture française :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17234" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802Figure1Bretagnolle.png" alt="1802Figure1Bretagnolle" width="1584" height="1074" /></p>
<p>Les auteurs ont simplement travaillé sur 150 parcelles de blé de 30 exploitations des Deux-Sèvres, sur lesquelles ils ont réalisé des relevés floristiques, et enregistré les pratiques de désherbage et les rendements obtenus. Le tout sur une seule année. Et quand ils partent à la recherche de corrélations entre ces variables, leur conclusion est sans appel :</p>
<ul>
<li>Il n’y a aucune corrélation entre le rendement des parcelles et la quantité d’herbicides qu’elles ont reçue, mesurée en kg/ha (Fig 1a). Il y a même une tendance décroissante, les parcelles ayant reçu le plus de désherbant ayant des rendements plus faibles que la moyenne. Dans la publication, les auteurs n’osent pas pousser l’interprétation de leurs résultats jusque-là. Mais nous verrons plus bas que, devant un public choisi, ils ne s’en privent pas…</li>
<li>Il n’y a pas plus de corrélation entre la quantité d’herbicides employée et la richesse de la flore (nombre d’espèces observées) ou son abondance (nombre d’individus observés) (Fig 1b et 1C)</li>
</ul>
<p>La figure 1E mérite un coup de zoom particulier, tant elle illustre la qualité du travail réalisé. On note d’abord l’étrange distribution des rendements : beaucoup de points sont alignés horizontalement, ce qui veut dire que beaucoup  de parcelles ont exactement le même rendement. Cela peut vouloir dire 2 choses :</p>
<ul>
<li>Soit les auteurs ont arrondi certains rendements à l’entier le plus proche, ce qui ne peut que dégrader les relations statistiques, dont ils s’étonnent ensuite qu’elles ne soient pas significatives.</li>
<li>Soit certains agriculteurs n’ont pas pu fournir de rendement par parcelle, mais seulement par lots de parcelles (celles qui ont été livrées en même temps à l’organisme de collecte qui a pesé la récolte), et on a donc attribué à chaque parcelle le rendement moyen du lot.  C’est l’explication la plus probable, mais elle n’est pas plus rassurante sur le plan méthodologique.</li>
</ul>
<p><strong>Par ailleurs, même si la corrélation globale entre rendement et abondance est très médiocre, on note tout de même qu’aucune parcelle ayant plus de 60 adventices/m² n’a un rendement supérieur à 65q/ha</strong>… ce qui représente la moyenne du département des Deux-Sèvres. Voilà qui ressemble fort à un effet de seuil de la nuisibilité des adventices, phénomène bien connu des agronomes, mais bien entendu, nos agro-écologistes new-look ne sauraient cautionner un raisonnement aussi vieillot.</p>
<p>A la lecture de ce genre de résultats, les non-agronomes  risquent de se demander comment ces benêts d’agriculteurs ont pu se faire berner si longtemps par les agrochimistes qui leur vendent des produits aussi inutiles. Les agronomes, eux, ont plutôt tendance à pouffer de rire, ou à s’étrangler d’indignation, selon l’humeur, tant la méthode suivie par les auteurs est absurde et contraire aux concepts les plus basiques des bonnes pratiques phytosanitaires. Un simple coup d’œil au site Web d’Arvalis<a href="#_edn3" name="_ednref3">[iii]</a> (lecture que nous conseillons vivement aux auteurs) permet de comprendre pourquoi :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17235" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802Nuisibilité002.png" alt="1802Nuisibilité(002)" width="1126" height="706" /></p>
<p><strong><em>Fig. 2 : Nuisibilité des principales adventices du blé, compilée par Arvalis. Les densités de pied indiquées dans ce tableau peuvent être considérées comme leur seuil de nuisibilité, à partir duquel leur effet sur le rendement devient décelable dans une expérimentation bien menée.</em></strong></p>
<p>Comme le rappelle Arvalis, la nuisibilité des adventices est très variable suivant les espèces : 2 pieds de gaillet au m² ont le même effet sur le rendement que 133 pieds de pensée. Il est donc parfaitement logique de ne trouver aucune corrélation entre rendement et abondance ou richesse de la flore adventice. Imaginons une parcelle ayant pour seules adventices 5 pieds/m² de chacune des 2 premières espèces de ce tableau (gaillet et de folle-avoine) : elle risque une perte de rendement de l’ordre de 10%, malgré une richesse de 2 espèces seulement et  une abondance de 10 plantes/m². Une autre parcelle, qui aurait 2 pieds/m² de chacune des 11 espèces suivantes du tableau, n’aurait quasiment pas de perte de rendement perceptible, malgré une richesse de 11 espèces, et une abondance de 22 plantes/m².</p>
<p>Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les auteurs ne trouvent qu’une très faible relation entre abondance globale de la flore et rendement (Fig. 1E), et aucune entre richesse de la flore et rendement (Fig.  1C). La plupart du temps, les parcelles de blé hébergent une large gamme d’espèces adventices, mais sauf problème exceptionnel d’entretien de la parcelle, seules 2 ou 3 espèces parmi elles sont susceptibles de dépasser les seuils de nuisibilité provoquant des pertes significatives de rendement. <strong>Chercher à relier le rendement d’une parcelle à la richesse ou à l’abondance de sa flore, sans les pondérer en fonction de la nuisibilité des espèces présentes, est aussi pertinent que de relier la santé d’une personne à sa flore microbienne, en mettant dans le même sac les bactéries intestinales ordinaires et le virus du SIDA</strong>.</p>
<p>Deuxième étape du raisonnement normal du désherbage : choisir le ou les produits adaptés, en fonction des espèces d’adventices ayant atteint le seuil de nuisibilité, et de leur stade de développement. Le choix est complexe, car il existe une large gamme de produits de familles chimiques différentes, avec des spectres d’efficacité variés… et des doses d’emploi très différentes ! Replongeons-nous dans la documentation Arvalis :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17236" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802Choixproduits.png" alt="1802Choixproduits" width="1189" height="584" /></p>
<p>Imaginons un agriculteur qui a une forte présence de stellaire sur une parcelle : il a le choix entre des produits dont la dose d’emploi (en matière active/ha, unité employée par les auteurs) varie entre 20g/ha (produits à base de metsulfuron) à plus d’1kg/ha (Brennus+) ! <strong>Par conséquent, il n’est pas étonnant que nos vaillants statisticiens ne trouvent aucune relation entre quantité de produit employée et abondance ou richesse de la flore (Fig. 1B et 1D)</strong>. Les adeptes de la « sortie des phytos » par tous les moyens objecteront que dans ce cas notre agriculteur ne devrait employer que du metsulfuron à 20g/ha. Sauf que ce produit  appartient à une famille chimique susceptible de provoquer des résistances si on l’emploie trop souvent… et que les bonnes pratiques, dont nos auteurs n’ont manifestement aucune notion, recommandent d’alterner les familles chimiques, quitte à utiliser occasionnellement des produits utilisés à des doses plus élevées.</p>
<h1><strong>Espèces rares ? Quelles espèces rares ?</strong></h1>
<p>Venons-en à la 2<sup>ème</sup> affirmation du titre de l’article, plus inattendue : les herbicides élimineraient des espèces rares. Les auteurs vont même plus loin dans le résumé : les herbicides seraient plus efficaces sur les espèces rares que sur les espèces communes ! <strong>Une confirmation supplémentaire du machiavélisme des agrochimistes, qui font exprès de choisir des molécules nuisibles aux espèces menacées, … ou du fait que le complotisme pseudoscientifique a désormais droit de cité jusque dans <em>Nature</em> ?</strong></p>
<p>Rassurons tout de suite nos lecteurs les plus sensibles : aucune espèce en danger n’a été menacée d’extinction dans cette étude. Ce que les auteurs appellent « espèce rare » désigne simplement les espèces les moins fréquentes dans leurs relevés. Il s’agit donc sans doute d’adventices tout-à-fait ordinaires, en tout cas ils ne font état d’aucune espèce qui serait réellement en danger. Quant aux « espèces communes », il s’agit d’un quatuor bien connu des agriculteurs : la véronique de Perse, le gaillet, le vulpin et la folle-avoine : c’est-à-dire 4 des espèces les plus résistantes aux herbicides sélectifs utilisables sur blé ! Ici, nos chevaliers de l’agro-écologie ont inversé l’effet et la cause : c’est parce que ces espèces sont les plus résistantes aux herbicides du blé qu’elles sont les plus communes dans les champs de blé APRES désherbage, et non parce que les herbicides seraient par essence plus efficaces sur les espèces plus rares !</p>
<h1><strong>Efficacité ? Quelle efficacité ? </strong></h1>
<p>La plus grande partie de l’article porte sur un modèle mathématique développé par les auteurs, pour évaluer l’« efficacité » (effectiveness) des traitements réalisés par les agriculteurs suivis dans cette enquête. Là encore, leurs conclusions insinuent avec insistance que les agriculteurs sont vraiment incompétents, car « les résultats suggèrent que beaucoup de traitements ont été inefficaces (Fig. 3C) », et « Même quand le traitement était efficace, il n’y avait pas de corrélation entre efficacité du traitement et rendement (Fig. 4b)». Ils auraient même pu être encore plus sévères, car leur Fig 4b montre une tendance négative entre efficacité et rendement, bien difficile à expliquer ! <strong>Mais, à propos, que signifie cette efficacité</strong> ?</p>
<p>Dans les expérimentations habituelles en protection des plantes, on mesure l’efficacité d’un traitement herbicide d’après le ratio entre la population des adventices dans la parcelle traitée, par rapport à une parcelle témoin non traitée adjacente. C’est ce type d’expérimentations qui a permis de déterminer les seuils de nuisibilité compilés par Arvalis dans la fig.2. Il s’agit de dispositifs trop complexes pour être mis en œuvre dans une étude à grande échelle chez des agriculteurs comme celle-ci, on peut comprendre que les auteurs aient opté pour une méthode plus simple. Mais ils sont passés un peu loin dans l’excès inverse : en effet, ils n’ont pratiqué qu’un seul comptage d’adventices dans les parcelles, en fin de cycle du blé, donc après les traitements herbicides. On ne connait absolument pas les populations d’adventices avant traitement, qui seraient pourtant nécessaires pour calculer une véritable efficacité. Le modèle des auteurs suppose que la richesse et l’abondance des adventices avant traitement suivent des distributions aléatoires (loi de Poisson), et les « efficacités » sont calculées en fonction de cette situation initiale totalement théorique. Théorique, et absurde d’un point de vue agronomique : tout agriculteur sait parfaitement que les adventices présentes dans une parcelle dépendent du type de sol, de la rotation dans laquelle la parcelle de blé est incluse, du travail du sol, de la réussite des traitements des années précédentes, … toutes sortes de facteurs qui ne sont pas pris en compte ici. De plus, les parcelles d’exploitations conduites normalement ont un niveau d’adventices globalement bas, même en cas d’échec total du désherbage de l’année N, grâce à l’arrière effet des désherbages des années précédentes. Il est donc totalement illusoire d’estimer la densité potentielle des adventices en absence de traitement, en fonction de leur densité dans les parcelles les moins bien désherbées. <strong>La pseudo-efficacité mesurée par les auteurs n’a rien à voir avec une véritable efficacité, puisque rien ne permet de connaitre la densité d’adventices qui aurait été observée dans les mêmes parcelles, en absence de traitement. Elle mesure simplement la différence d’abondance ou de richesse de la flore entre les parcelles les mieux désherbées, et celles qui le sont le moins bien</strong>. C’est une information qui pourrait à la rigueur avoir un certain intérêt (à condition bien sûr de ne la calculer qu’adventice par adventice, et non globalement sur la richesse et sur l’abondance). Mais, avec ce type de calcul, il est normal que les parcelles les plus enherbées aient une « pseudo-efficacité » proche de 0, puisque ce sont elles qui définissent le niveau de base du modèle.</p>
<h1><strong>Ne pas confondre agro-écologie et agro-écologisme</strong></h1>
<p>On ne s’étonne pas trop que l’agronomie soit la grande oubliée dans cette étrange version de l’agro-écologie. <strong>Ce qui est plus surprenant, c’est que ce travail foule aussi au pied les principes les plus élémentaires de l’écologie.</strong> Dans l’article, les auteurs observent ironiquement : « En dépit d’affirmations répétées selon lesquelles la densité d’adventices fait chuter les rendements, les preuves semblent moins concluantes qu’on ne l’affirme habituellement ». Ces « affirmations répétées » qu’ils mettent en doute résultent pourtant de centaines d’expérimentations rigoureuses sur les interactions entre les adventices et la culture… c’est-à-dire de véritables études écologiques, plus précisément de synécologie<strong>. Si on prend les auteurs au mot, cela signifie que la concurrence entre espèces végétales, un des principaux moteurs de l’écologie des populations, n’existe pas</strong>.</p>
<p>Au bout du compte, nos auteurs n’ont fait que brasser statistiquement des indicateurs qui, de toute évidence, ne permettent pas d’estimer l’efficacité et la rentabilité du désherbage. Fort logiquement, ils ne trouvent donc aucun résultat significatif, et ils en concluent donc que le désherbage ne sert à rien… ou en tout cas qu’on l’on peut réduire fortement les quantités employées sans dommage. <strong>Leur méthode évoque celle d’un astronome post-moderne, qui regarderait en direction de la lune avec une loupe, n’y verrait rien, et en conclurait que rien ne prouve son existence, malgré les « affirmations répétées » des astronomes qui utilisent un télescope.</strong> Curieusement, le résumé précise même : « Ces résultats suggèrent que l’usage des herbicides pourrait être réduit jusqu’à 50%, tout en maintenant la production agricole… ». On se demande bien d’où sort ce seuil de 50%, qui n’est justifié nulle part dans les résultats de l’étude…mais correspond comme par hasard à l’objectif Ecophyto ! Ce lapsus révélateur montre bien les destinataires réels de ce travail : surement pas les scientifiques, et encore moins les agriculteurs, mais bel et bien les décideurs politiques. Mission accomplie, comme nous le verrons dans la suite. Il s’agit bien ici d’agroécologisme, et non d’agroécologie.</p>
<h1><strong>Vu à la télé…</strong></h1>
<p>Ce tour de bonneteau statistique serait anecdotique, s’il n’avait dupé que les reviewers de <em>Nature</em>, qui auraient manifestement du mal à passer leur Certiphyto, le certificat que tout agriculteur doit passer pour pouvoir appliquer des pesticides. Mais son influence ne s’arrête pas là. En effet, les deux auteurs principaux, S. Gaba et V. Bretagnolle, ont exposé leurs travaux lors d’une visite sur le terrain de la Mission d’Information Parlementaire sur les pesticides. Les points forts de cette audition sont résumés sur une vidéo de LCP (La Chaine Parlementaire), qui en fait un florilège réjouissant<a href="#_edn4" name="_ednref4">[iv]</a>. <strong>Attention, les propos qui suivent ont bien été tenus par les chercheurs eux-mêmes, ce n’est pas l’interprétation des journalistes ou des députés</strong> :</p>
<ul>
<li>« On a observé une relation négative entre l’usage d’herbicides et le rendement » (dans <em>Nature</em>, ils n’avaient pas osé, devant les députés, il n’y a plus de doute…)</li>
<li>« Les bios n’ont ni azote ni herbicides » (pour les herbicides, on est d’accord, pour l’azote c’est plus nouveau)</li>
<li>« Qu’ils soient bios ou conventionnels, plus ils [les agriculteurs] ont recours à ces deux types d’intrants, moins ils gagnent d’argent » (juste après avoir affirmé que les bios n’utilisaient aucun de ces deux intrants? En tout cas, nous voici armés intellectuellement pour lancer aussi le plan de sortie de la fertilisation azotée).</li>
<li>« Le meilleur herbicide, c’est le blé, puisque, quand il n’y a ni herbicide ni azote, la présence du blé à lui seul diminue la biomasse des adventices de 80%, parce que c’est une culture qui est très compétitrice. » Certes… mais les 20% restants peuvent faire très mal, si la parcelle n’était pas à peu près propre à la levée. Et de toute façon, sans azote, on n’aura pas beaucoup de biomasse, ni d’adventices, ni de blé… Une subtilité qui a échappé au journaliste, qui complète : « Il suffirait donc pour les agriculteurs de laisser le blé se défendre tout seul pour pousser. »</li>
</ul>
<p>Cela amène à une question finale et logique de Mme Toutut-Picard, Députée et Présidente de la Mission : <strong>« Comment se fait-il que les agriculteurs, qui sont loin d’être bêtes, surtout les français (sic), persistent dans ce genre de pratiques ? » Réponse de M. Bretagnolle : « Demandez-leur cet après-midi, parce que je n’ai pas la réponse à cette question justement »</strong>. Un aveu étonnant, pour un chercheur dont c’est le métier de comprendre les pratiques agricoles, et de les faire évoluer. Passons sur la condescendance de cet échange vis-à-vis des agriculteurs. La vidéo enchaine sur l’interview de l’un d’entre eux, que l’on interroge sur son utilisation … du glyphosate ! Quelqu’un a-t-il expliqué aux députés que l’utilisation du glyphosate est marginale sur blé ? Il est permis d’en douter…</p>
<p>Rappelons que M. Bretagnolle est un habitué de l’Assemblée Nationale, puisqu’il a également été auditionné sur les néonicotinoïdes : un sujet qu’il avait traité avec une grande créativité statistique, dans un autre article que ForumPhyto avait salué en son temps<a href="#_edn5" name="_ednref5">[v]</a>. Voici donc les bases scientifiques innovantes sur lesquelles la France prépare son plan de sortie des pesticides. Tous les espoirs sont permis ! Nous espérons que nos auteurs ne s’en tiendront pas à ce premier succès, et adapteront leur méthode à d’autres sujets tout aussi brûlants. Par exemple, <strong>en faisant la même étude sur le désherbage mécanique, et en remplaçant les quantités d’herbicides par le fuel employé lors des passages d’outils, ils pourront démontrer tout aussi brillamment  que les agriculteurs bios peuvent réduire sans dommage leur empreinte carbone, en supprimant le désherbage mécanique.</strong> Il sera ensuite temps de s’attaquer au trou de la Sécurité Sociale, en constatant avec le même brio que les personnes qui consomment le plus de médicaments sont les plus malades (malgré les « affirmations répétées » du « lobby pharmaceutique », qui prétend qu’ils permettent de soigner): il en résulte évidemment que l’on améliorerait grandement l’état de santé de la population, si l’on diminuait la consommation de médicaments de 50%.</p>
<h1><strong>Un travail nécessaire, mais totalement dévoyé</strong></h1>
<p>Cette publication est d’autant plus irritante qu’elle discrédite un thème de recherche sur lequel nous manquons actuellement d’informations : l’impact concret des adventices dans la production agricole française, dans les conditions réelles du terrain. Nous l’avons vu, les connaissances sur ce sujet proviennent essentiellement d’expérimentations avec témoins non traités adjacents. Ces expérimentations sont rigoureuses, mais conduites sur des situations pas forcément représentatives de la réalité du terrain. Beaucoup des références sur ce thème viennent d’essais conduits pour comparer l’efficacité d’herbicides. Afin d’augmenter les chances d’obtenir des résultats significatifs, ces essais sont le plus souvent réalisés sur des parcelles avec une flore adventice plus élevée que la moyenne. <strong>Il y aurait donc un intérêt réel à mesurer cet impact des adventices chez les agriculteurs, comme cette étude prétend le faire</strong>. Mais à condition bien sûr de s’attaquer au sujet sérieusement, c’est-à-dire entre autres précautions :</p>
<ul>
<li>En ne comparant que des parcelles ayant la même rotation culturale et des potentiels de rendement comparables</li>
<li>En quantifiant l’usage des herbicides par l’IFT (Indice de Fréquence de Traitement), et non par la quantité de matière active/ha</li>
<li>En faisant des relevés d’adventices avant et après traitement, et en analysant les résultats à la lueur des nuisibilités connues pour chaque espèce.</li>
</ul>
<p>Vu la complexité du désherbage, ce travail nécessiterait d’être mené sur plusieurs années, et sur l’ensemble des cultures de la rotation. Pour obtenir des résultats significatifs, il faudrait bien sûr un nombre de parcelles beaucoup plus grand que les 150 traitées ici. Espérons que les élus de la Mission Parlementaire ne considéreront pas le sujet comme clos, d’après les conclusions hâtives et partisanes qui leur ont été présentées, et sauront solliciter un vrai travail de fond sur ce thème.</p>
<p>Philippe Stoop</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[i]</a> <a href="http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Etudes/Toutes-les-actualites/Ecophyto-R-D">http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Etudes/Toutes-les-actualites/Ecophyto-R-D</a></p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[ii]</a> <a href="https://www.nature.com/articles/srep30112">https://www.nature.com/articles/srep30112</a></p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[iii]</a> <a href="https://www.arvalis-infos.fr/quelle-est-la-nuisibilite-des-mauvaises-herbes-en-cereales-a-paille--@/view-17542-arvarticle.html">https://www.arvalis-infos.fr/quelle-est-la-nuisibilite-des-mauvaises-herbes-en-cereales-a-paille&#8211;@/view-17542-arvarticle.html</a></p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[iv]</a> <a href="http://www.lcp.fr/emissions/286503-hors-seance-mission-fin-du-glyphosate">http://www.lcp.fr/emissions/286503-hors-seance-mission-fin-du-glyphosate</a></p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[v]</a> <a href="http://www.forumphyto.fr/2016/09/26/les-nuisances-virtuelles-des-neonicotinoides-episode-2-le-retour-des-abeilles-a-puce/#_ftn3">http://www.forumphyto.fr/2016/09/26/les-nuisances-virtuelles-des-neonicotinoides-episode-2-le-retour-des-abeilles-a-puce/#_ftn3</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>« Du poison dans nos assiettes » (Projet Utopia)</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2018/02/07/du-poison-dans-nos-assiettes-projet-utopia/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Feb 2018 17:20:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sous ce titre un brin provocateur, Projet Utopia, blog sceptique, s’est appuyé sur un ancien article de Gérard Pascal, toxicologue ; ce dernier s’appuyant sur un article de Bruce Ames, universitaire californien bien connu des lecteurs de ForumPhyto. Le message est clair : Si l’on devait se préoccuper des poisons dans nos assiettes, il faudrait logiquement d’abord [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://projetutopia.info/poisons-naturels">Sous ce titre</a></strong> un brin provocateur, <em>Projet Utopia</em>, blog sceptique, s’est appuyé sur un ancien article de Gérard Pascal, toxicologue ; ce dernier s’appuyant sur un article de Bruce Ames, universitaire californien bien connu des lecteurs de ForumPhyto.</p>
<p><strong> Le message est clair </strong>: Si l’on devait se préoccuper des poisons dans nos assiettes, il faudrait logiquement d’abord se préoccuper de ceux qui y sont présents naturellement. <strong>Nous ingérons 10 000 fois plus de substances naturelles poisons que de résidus de pesticides</strong>.<br />
Ce n&rsquo;est pas une exagération. C&rsquo;est une conséquence du fait que les plantes produisent ces substances naturelles poisons à des niveaux actifs pour se protéger des prédateurs. Alors que les résidus ne sont que&#8230; des résidus d&rsquo;une application ancienne.<br />
D’autres sources sont également indiquées dans l’article.</p>
<p><em>Projet Utopia</em> utilise toutes ces sources de façon particulièrement pédagogique et illustrée.</p>
<p><strong><a href="http://projetutopia.info/poisons-naturels">L’article</a></strong> vaut la peine d’être lu.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17191" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802PouvoirCancerigeneCorpet.jpg" alt="1802PouvoirCancerigeneCorpet" width="960" height="720" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17192" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1802Substances-toxiques-fruits-legumes.jpg" alt="1802Substances-toxiques-fruits-legumes" width="1017" height="450" /></p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong> sur ForumPhyto :<br />
« <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2016/12/05/alimentation-10-000-fois-plus-de-pesticides-naturels-suite/">Alimentation : 10 000 fois plus de pesticides naturels (suite)</a></strong> »<br />
« <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2016/11/30/alimentation-10-000-fois-plus-de-pesticides-naturels-que-de-residus-de-pesticides-de-synthese/">Alimentation : 10 000 fois plus de pesticides naturels que de résidus de pesticides de synthèse</a></strong> »</p>
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		<title>Le cuivre en bio : indésirable et indispensable. Peut-on en &#171;&#160;sortir&#160;&#187; ?</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2018/01/29/le-cuivre-en-bio-indesirable-et-indispensable-peut-on-en-sortir/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Jan 2018 14:32:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les composés à base de cuivre sont des pesticides-clefs en Agriculture Biologique, en particulier contre le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier et le mildiou de la pomme de terre. Le plus connu de ces composés est la bouillie bordelaise, qui est du sulfate de cuivre neutralisé par de la chaux éteinte. Or [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les composés à base de cuivre sont des pesticides-clefs en Agriculture Biologique, en particulier contre le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier et le mildiou de la pomme de terre. Le plus connu de ces composés est la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise">bouillie bordelaise</a>, qui est du sulfate de cuivre neutralisé par de la chaux éteinte. Or le cuivre a des effets délétères reconnus et importants sur la vie du sol. Il est également reconnu comme préoccupant pour la santé des oiseaux et des mammifères, y compris les humains.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Expertises/Toutes-les-actualites/Peut-on-se-passer-du-cuivre-en-agriculture-biologique">Peut-on se passer du cuivre en agriculture biologique ?</a></strong> », l’INRA rend compte d’une Expertise Scientifique Collective (ESCo) visant à trouver des alternatives à ces composés.</p>
<p>Voir <strong><a href="http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Expertises/Toutes-les-actualites/Peut-on-se-passer-du-cuivre-en-agriculture-biologique">présentation</a></strong>, <strong><a href="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/afile/422872-635ca-resource-expertise-cuivre-en-ab-resume-francais.pdf">résumé</a></strong> (pdf, 8 pages), <strong><a href="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/afile/423215-51d65-resource-expertise-cuivre-en-ab-synthese-francais.pdf">synthèse</a></strong> (pdf, 70 pages) de l’ESCo sur le site de l’INRA.</p>
<p>Un point important est souligné : « <strong>Une diminution de moitié des quantités de cuivre appliquées</strong> en conservant une cadence d’application identique mais <strong>en réduisant fortement les doses à chaque passage et en améliorant la qualité de la pulvérisation</strong>, atteindrait, dans la plupart des cas, une <strong>efficacité identique ou très comparable</strong> à celle obtenue avec une utilisation à pleines doses. »</p>
<p>L’INRA liste de nombreux moyens alternatifs, même dans le cadre du cahier des charges de l’AB qui s’interdit toute substance de synthèse :<br />
&#8211; Utilisation de préparations ou extraits naturels à activité biocide<br />
&#8211; Organismes utilisables en lutte biologique directe<br />
&#8211; Variétés résistantes<br />
&#8211; Stimulateurs de défense des plantes<br />
&#8211; Mise en œuvre de pratiques agronomiques pour lutter contre les infections primaires.<br />
Même si elles peuvent sans doute être développées, <strong>beaucoup de ces méthodes sont peu ou prou déjà utilisées par les producteurs, en bio comme en conventionnel</strong>. Citons en particulier les méthodes agronomiques. Par exemple, le broyage des feuilles à l’automne en verger de pommiers.<br />
Notons que l’INRA cite même « l’homéopathie ou l’isothérapie » (sic !) en en faisant une présentation, disons indulgente : « [elles] sont peu documentées, mais semblent d’une efficacité très discutable et ne constituent sans doute pas une alternative crédible »</p>
<p>Mais <strong>l’INRA souligne les limites de chacune de ces méthodes</strong>.</p>
<p>Seuls <strong>des prototypes combinant ces différentes alternatives et impliquant une « reconception de système de culture » permettraient d’atteindre le zéro cuivre. Il s’agit d’un « exercice, purement intellectuel à ce stade »</strong>.</p>
<p>L’exercice est intéressant. Mais, qu’on se le dise, ce n’est pas demain que l’agriculture bio sortira du cuivre.</p>
<p>Dans « <strong><a href="https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/agriculture/mildiou-l-agriculture-bio-ne-veut-plus-du-cuivre-et-de-la-bouillie-bordelaise_120005">Mildiou : l&rsquo;agriculture bio ne veut plus utiliser du cuivre</a></strong> », <em>Sciences et Avenir</em>, après avoir souligné que le cuivre « est très toxique dans l’environnement », se veut optimiste sur les alternatives possibles : malgré les limites de chacune d’entre elles, « pourquoi ne pas essayer de panacher toutes ses solutions ? […] l&rsquo;Inra a décidé d&rsquo;investir cette voie de recherche toute nouvelle. Dès 2018, la ferme expérimentale d&rsquo;Epoisses (Côte d&rsquo;or) va ainsi explorer les synergies possibles entre toutes les solutions de substitution du cuivre. »</p>
<p>Notons qu’<strong>au niveau européen, l’EFSA (agence scientifique) souligne les risques des composés à base de cuivre</strong> pour les travailleurs, les oiseaux, les mammifères et la santé du sol. Voir <strong><a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2018.5152/full">ici</a> (in English)</strong>.<br />
Malgré cela, dans la plus grande discrétion, la Commission Européenne vient de prolonger d’un an l’autorisation des composés à base de cuivre sous la pression des lobbies de l’Agriculture Biologique. Voir <strong><a href="http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=uriserv:OJ.L_.2018.016.01.0008.01.ENG&amp;toc=OJ:L:2018:016:TOC">ici</a></strong> (<strong>in English</strong>). Tout ceci a été résumé par <em>NewEurope</em> sous le titre « <strong><a href="https://www.neweurope.eu/article/the-curious-case-of-copper-sulphate/">Le curieux cas du sulfate de cuivre</a> » (in English)</strong>, qui souligne le deux-poids-deux-mesures pratiqué par la Commission Européenne. C’est particulièrement flagrant quand on compare avec la façon dont le dossier glyphosate a été traité… « Tout ceci ne sert pas la science, ne sert pas le citoyen européen, mais sert peut-être… d’autres intérêts »</p>
<p><a href="http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Expertises/Toutes-les-actualites/Peut-on-se-passer-du-cuivre-en-agriculture-biologique#"><img class="aligncenter size-large wp-image-17177" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/01/1801SulfateDeCuivreVigne-520x293.jpg" alt="1801SulfateDeCuivreVigne" width="520" height="293" /></a></p>
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		<title>Protéger les cultures contre les limaces : pas simple !</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2018/01/08/proteger-les-cultures-contre-les-limaces-pas-simple/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jan 2018 17:53:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En France, pays au climat tempéré, l’ennemi public n°1 des producteurs de salades et de choux en plein air, c’est la limace. Ou plus exactement les limaces. Dans « Les limaces en production légumière de plein champ : un problème complexe nécessitant une gestion intégrée » (juin 2017), le CTIFL[1] a fait un point complet de la question : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En France, pays au climat tempéré, l’ennemi public n°1 des producteurs de salades et de choux en plein air, c’est la limace. Ou plus exactement <em>les</em> limaces.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://arboriculture.ecophytopic.fr/cl/surveillance/les-bioagresseurs/les-limaces-en-production-l%C3%A9gumi%C3%A8re-de-plein-champ-un-probl%C3%A8me">Les limaces en production légumière de plein champ : un problème complexe nécessitant une gestion intégrée</a></strong> » (juin 2017), le CTIFL<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> a fait un point complet de la question : les différentes limaces, les raisons de l’accroissement de la menace, les moyens classiques de protection (incluant agronomie et méthodes chimiques), les perspectives en matière de biocontrôle.</p>
<p>Extrait de la présentation : « L’augmentation du nombre de cultures multiplicatrices dans la rotation (notamment les intercultures), la succession d’hivers relativement doux et humides, la réduction des travaux de sols, le retrait de certaines solutions chimiques (spectre d’action plus spécifique) semblent expliquer cette pression montante. Actuellement, la gestion de ce ravageur est assurée par des interventions chimiques, par la rotation et le travail du sol. <strong>De nouvelles techniques de biocontrôle sont en cours d’étude et de déploiement. Elles sont complexes et nécessitent de fort investissement pour définir les méthodes de gestion de demain</strong>. (mise en gras par nos soins) »</p>
<p><strong>L’article est complet et pédagogique</strong>. Il montre les efforts importants pour trouver des solutions efficaces et respectueuses de l’environnement. « Entre 1992 et 2016, 228 publications scientifiques à ce sujet ont été réalisées dans le monde. » Il n’y a pas et il n’y aura pas de recette magique simple pour protéger les cultures des limaces. « L’hétérogénéité de l’infestation, le fait que les générations soient asynchrones (présence de plusieurs stades à un même moment au sein d’une même parcelle), les multiples facteurs pouvant influencer l’efficacité des interventions, la capacité de déplacement du ravageur, la diversité des techniques propres aux productions légumières, » tout ceci rend très complexe l’expérimentation elle-même.<br />
<strong>Il faut en conseiller la lecture à tous ceux qui ont du mal à comprendre la complexité de la prise de décision en agriculture, à tous les partisans du « yaka-Fautkon »</strong>&#8230;</p>
<p><a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/01/1801CtiflLimaces.pdf"><strong>Télécharger l’article complet</strong></a> sur le site ForumPhyto</p>
<p><a href="http://www.ctifl.fr/ecophytopic/infos_ctifl/infos332/332p31-35.pdf"><img class="aligncenter size-large wp-image-17129" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/01/1801LimaceGriseCTIFL-520x618.png" alt="1801LimaceGriseCTIFL" width="520" height="618" /></a></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes</p>
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		<title>Réduire drastiquement l’utilisation des pesticides sans nuire à la production, c’est possible.</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/12/18/reduire-drastiquement-lutilisation-des-pesticides-sans-nuire-a-la-production-cest-possible/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Dec 2017 13:59:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Notre gouvernement, épousant la rumeur chimiophobe savamment entretenue par des ONG pas si innocentes, affiche vouloir interdire le glyphosate d’ici trois ans (bon courage !). Pourtant, dans un pays développé, diviser par 10 ou plus l’utilisation des pesticides sans nuire à la production est très concrètement possible. Cela peut se faire, non pas en interdisant les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre gouvernement, épousant la rumeur chimiophobe savamment entretenue par des ONG pas si innocentes, affiche vouloir interdire le glyphosate d’ici trois ans (bon courage !). Pourtant, dans un pays développé, diviser par 10 ou plus l’utilisation des pesticides sans nuire à la production est très concrètement possible.</p>
<p><strong>Cela peut se faire, non pas en interdisant les pesticides, mais en développant la formation, les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et les robots.</strong></p>
<p>Par exemple, dans une publicité diffusée sur Internet, la société EcoRobotix présente en détail son <strong><a href="http://www.ecorobotix.com/fr/robot-desherbant-autonome/">robot désherbeur autonome</a></strong>. Ce robot est destiné au désherbage des cultures en ligne et devrait être commercialisé fin 2018. Il permettra d’utiliser jusqu’à 20 fois moins d’herbicide pour une efficacité strictement équivalente.<br />
D’autres sociétés développent d’autres outils autonomes s’appuyant sur un positionnement ultraprécis par caméra et GPS :<br />
&#8211; <strong><a href="https://www.naio-technologies.com/machines-agricoles/robot-de-desherbage-oz/">Robot bineur</a></strong> de Naïo Technologies.<br />
&#8211; <strong><a href="http://www.weeklytimesnow.com.au/machine/crop-gear/swarmfarm-exciting-times-in-agriculture-for-robotic-company/news-story/8f5872d26de9852b202f2f1784679aea">Robots désherbeur</a></strong> en essaim de SwarmFarm Robotics (Australie)<br />
&#8211; <strong><a href="https://newatlas.com/ibex-robot-farm-extreme-terrain/41971/">Robot d’Ibex Automation</a></strong> (UK), plutôt destiné au désherbage des prairies, particulièrement en montagne</p>
<p>Et ce ne sont que des exemples. Les initiatives en la matière se multiplient. Certes, beaucoup ne sont encore que des prototypes. Mais les pistes sont sérieuses et concrètes.<br />
<strong>D’autres pistes liées aux NTIC sont déjà pleinement opérationnelles</strong> et se développent rapidement : <strong>Guidage GPS des tracteurs, coupures de tronçons de pulvérisateurs, Outils d’aide à la décision, drones pour le diagnostic, pièges connectés</strong>, etc.<br />
Si le gouvernement et son ministre hélicologiste de l’environnement veulent effectivement, comme ils l’annoncent, réduire drastiquement l’utilisation des pesticides sans nuire à la productivité de l’agriculture et sans « idéologie », c’est bien vers les NTIC qu’ils inciter les agriculteurs à se tourner.</p>
<p><a href="http://www.ecorobotix.com/fr/robot-desherbant-autonome/"><img class="aligncenter size-large wp-image-17071" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/12/1712Ecorobotix-520x292.png" alt="1712Ecorobotix" width="520" height="292" /></a></p>
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		<title>Le bio pourrait nourrir le monde à 100%&#8230; MAIS !</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/12/08/le-bio-pourrait-nourrir-le-monde-a-100-mais/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Dec 2017 11:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[En septembre 2017, le journal Nature Communications (de l&#8217;éditeur publiant le très renommé Nature) laissait paraître un article de la FiBL (un organisme de recherche visant à défendre le bio) et présentant les résultats d’une étude sur la faisabilité d&#8217;une agriculture bio à l’horizon 2050 : « Stratégies pour nourrir le monde de façon plus durable avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En septembre 2017, le journal <em>Nature Communications</em> (de l&rsquo;éditeur publiant le très renommé <em>Nature</em>) laissait paraître un article de la FiBL (un organisme de recherche visant à défendre le bio) et présentant les résultats d’une étude sur la faisabilité d&rsquo;une agriculture bio à l’horizon 2050 : <strong>« </strong><a href="https://www.nature.com/articles/s41467-017-01410-w"><strong>Stratégies pour nourrir le monde de façon plus durable avec le bio</strong></a><strong> » (in English)</strong>.</p>
<p>Sur la base de cette étude, des militants pro-bio ont fanfaronné (avec souvent une certaine mesure), comme <em>Reporterre</em> sous le titre : « <a href="https://reporterre.net/Une-etude-scientifique-montre-que-l-agriculture-bio-pourrait-nourrir-le-monde-a"><strong>Une étude scientifique montre que l’agriculture bio pourrait nourrir le monde à 100 %</strong></a> ». Est-ce si positif que ce que ce titre le laisse entendre à tous les internautes qui s’y arrêteront ?</p>
<p>La FiBL, elle, s’est permise de titrer son communiquer de presse : « <a href="http://www.fibl.org/fr/medias/archives-medias/archives-medias17/communique-medias16/article/neue-studie-belegt-bio-kann-einen-wichtigen-beitrag-zur-welternaehrung-leisten.html"><strong>Une nouvelle étude prouve que le bio peut fortement contribuer à nourrir le monde</strong></a> ». Peut-on réellement parler de « forte contribution » ? Ou s’agit-il d’un impressionnant arrangement avec les faits pour servir une cause choisie a priori ?</p>
<p>Que dit <strong>vraiment</strong> l’article de <em>Nature Communications</em> ?</p>
<h1>Sacrifier un mieux pour une idéologie</h1>
<p><strong>Le postulat de départ, justifiant la publication, est sans appel : les rendements en bio sont nettement inférieurs aux rendements conventionnels</strong>, et donc à production constante, plus la proportion de bio est élevée, plus la surface agricole nécessaire est grande. Par conséquent en ne changeant rien, à l’horizon 2050, il sera nettement plus compliqué de nourrir la planète avec la surface disponible si l’on veut en plus le faire avec du bio.</p>
<p>Le tour de force de cette publication, c&rsquo;est donc de réussir à mettre l&rsquo;accent sur le fait que l&rsquo;<strong>on peut faire du bio, au moins en partie, en compensant ce défaut par une réduction du gâchis et d&rsquo;élevage</strong>. Le côté « moui c’est pas top mais on peut en compensant ailleurs » est d&rsquo;ailleurs très explicite dans l&rsquo;article :</p>
<p>« Nous déterminons ensuite si et dans quelle mesure combiner l&rsquo;agriculture biologique avec les deux stratégies mentionnées ci-dessous [réduction du gâchis et de la production de viande] permet de mitiger les potentiels effets négatifs d&rsquo;une conversion à l&rsquo;agriculture bio. »</p>
<p>« Une conversion partielle à la production bio [&#8230;], et dans certains cas une conversion totale [&#8230;], devient viable. » (« Viable » ! Pas « meilleur » ni « bon » : « viable » !)</p>
<p>Mais quel raisonnement de fous ! <strong>Quel gâchis d&rsquo;intérêts que de vouloir utiliser des réductions par ailleurs pour « compenser » l&rsquo;utilisation de pratiques sous-optimales !</strong> En effet, ces réductions de gâchis et d&rsquo;élevage peuvent bien sûr autant être faites en continuant le conventionnel. Alors, plutôt que de tenter de faire rentrer la surface agricole nécessaire dans la surface disponible, on peut simplement aller plus loin et réduire la surface agricole par rapport à ce que l’on a aujourd’hui.</p>
<p>D’un point de vue environnement et biodiversité, cesser de cultiver des terres, c’est pas mal non plus !</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-17047" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/12/1712BunkerDBioNourrirLeMondeFig2-520x183.png" alt="1712BunkerDBioNourrirLeMondeFig2" width="520" height="183" /></p>
<h1>Vient ensuite la caricature : les surplus d&rsquo;azote !</h1>
<p>Dans l&rsquo;étude, on reproche au conventionnel des surplus d&rsquo;azote. Mais là, ça découle d&rsquo;un classique chez la FiBL : prendre comme « agriculture conventionnelle » une agriculture conventionnelle moyenne effectivement critiquable et devant être améliorée, et ne pas envisager une agriculture conventionnelle raisonnée et plus agro-écologique telle que déjà pratiquée par certains.</p>
<p>En pratique aujourd&rsquo;hui, on peut mesurer les taux d&rsquo;azote dans les sols afin de calculer la bonne quantité d&rsquo;azote à ajouter. C’est notamment <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BXYgySXsiBE&#038;list=UUo4pMCeqy3BIuVo82bJxWbg&#038;index=44"><strong>expliqué sur Youtube par l&rsquo;agriculteur du Loiret <em>Gilles vk</em></strong></a>.</p>
<p><strong>Ainsi, quand le bio, selon l&rsquo;article, peut peiner à avoir suffisamment d&rsquo;azote, une agriculture conventionnelle précautionneuse peut, elle, atteindre un équilibre sans trop de soucis</strong>.</p>
<h1>Puis, c&rsquo;est le tour du mensonge : zéro pesticides en bio.</h1>
<p>La Figure 5 de la publication nous permet de comparer les paramètres associés à divers scénarios bios et conventionnels. Et là, surprise : 0 pour les pesticides en bio ?!</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-17048" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/12/1712BunkerDBioNourrirLeMondeFig5-520x236.png" alt="1712BunkerDBioNourrirLeMondeFig5" width="520" height="236" /></p>
<p><strong>Ah c’est sûr, c’est facile de mettre en avant le bio si on oublie les intrants qu’il utilise !</strong></p>
<p>Pour ceux qui auraient loupé l’information, <strong>le bio utilise</strong> <strong>des pesticides</strong>. Il n’utilise pas d’herbicides et pas de pesticides de synthèse, mais il utilise néanmoins des pesticides (« naturels »). Certains pourront éventuellement arguer que oui mais on pourrait envisager un bio sans pesticides… ce à quoi je répondrais que pour un tel scénario les chiffres de rendements utilisés dans la publication ne seraient plus utilisables.</p>
<p>Remarquez que pour les autres sur la Figure 5 (excepté l’azote dont on a déjà parlé), le bio ne s&rsquo;en sort pas spécialement mieux, au contraire.</p>
<h1>Et tout du long : l’erreur ?</h1>
<p><strong>La publication repose intégralement sur un postulat crucial et pourtant fort douteux : tout est calculé avec un défaut de rendement constant pour le bio par rapport au conventionnel. Or il est fort probable que le bio profite de la baisse de la pression des ravageurs liée aux champs voisins</strong> qui eux traitent, et donc réduisent les quantités globales de ravageurs. (Néanmoins, du fait de l’impact des traitements sur, aussi, les auxiliaires de culture, la question paraît relativement complexe. Mais elle est en tout cas apparemment pas abordée par les auteurs.)</p>
<h1>Conclusion</h1>
<p>Nous avons donc <strong>une publication qui exploite un homme de paille</strong><a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> ou une fausse dichotomie<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> selon le point de vue (oubliant totalement l&rsquo;agriculture conventionnelle raisonnée), <strong>repose sur un calcul fort douteux</strong> (constance du défaut de rendement), <strong>et pourtant parvient à montrer que le tout bio semble une idée plutôt mauvaise </strong>; <strong>mais sauve les meubles</strong> avec des améliorations pour compenser qui pourraient très bien juste améliorer encore plus un mode de production efficace mais réfléchi.</p>
<p>Bunker D<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Un « homme de paille » consiste à caricaturer un propos ou une situation afin de plus aisément argumenter contre. (cf article <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_paille"><strong>Wikipédia</strong></a>).</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> « Le faux dilemme, appelé aussi exclusion du tiers, fausse dichotomie ou énumération incomplète, est un raisonnement fallacieux qui consiste à présenter deux solutions à un problème donné comme si elles étaient les deux seules possibles, alors qu&rsquo;en réalité il en existe d&rsquo;autres. » (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_dilemme"><strong>Wikipédia</strong></a>)</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Bunker D est bloggeur sceptique (<strong>blog</strong>, <a href="https://www.facebook.com/LeBunkerD/"><strong>Facebook</strong></a>, <a href="https://twitter.com/Bunker_D_"><strong>Twitter</strong></a>).</p>
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		<title>Le sulfoxaflor, un danger pour les abeilles ?</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/11/20/le-sulfoxaflor-un-danger-pour-les-abeilles/</link>
		<comments>http://www.forumphyto.fr/2017/11/20/le-sulfoxaflor-un-danger-pour-les-abeilles/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2017 16:03:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le sulfoxaflor est un insecticide, nouvellement autorisé, actif contre de nombreux insectes piqueurs-suceurs. Bien que se différenciant nettement des néonicotinoïdes, il est présenté par certains apiculteurs et environnementalistes comme un nouvel insecticide « tueur d’abeilles ». Appellation infamante destinée à obtenir son interdiction… Qu’en est-il ? La présentation par la firme Pour la firme les choses sont claires : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le sulfoxaflor est un insecticide, nouvellement autorisé, actif contre de nombreux insectes piqueurs-suceurs. Bien que se différenciant nettement des néonicotinoïdes, il est présenté par certains apiculteurs et environnementalistes comme un nouvel insecticide « tueur d’abeilles ». Appellation infamante destinée à obtenir son interdiction… Qu’en est-il ?</p>
<h1><strong>La présentation par la firme</strong></h1>
<p>Pour la firme les choses sont claires :<br />
-Le sulfoxaflor est de la famille des sulfoximines, différente de celle des néonicotinoïdes : structure chimique différente, métabolisation sensiblement différente par les insectes, faible persistance dans le sol.<br />
&#8211; Le sulfoxaflor est « parfaitement compatible avec la gestion du risque sur les abeilles ».<br />
&#8211; Le sulfoxaflor a des effets limités sur la faune auxiliaire<br />
&#8211; Le sulfoxaflor est efficace et ne présente pas de résistance croisée avec les autres insecticides.</p>
<p>Voir le <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/11/1711CPDowIsoclastSulfoxaflor.pdf">communiqué de presse</a></strong><strong> de la firme et son</strong> <strong><a href="http://isoclast.eu/fr/">site Internet</a></strong> consacrés au Sulfoxaflor</p>
<h1><strong>La polémique</strong></h1>
<p>Cependant un syndicat d’apiculteurs et les environnementalistes présents sur les réseaux sociaux s’opposent à l’autorisation de cette substance pourtant approuvée au niveau européen. L’ONG Générations Futures (GF), anti-pesticides par principe, a même déposé deux recours contre les autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’ANSES en France.<br />
Ce recours a été repris par de nombreux médias, immédiatement et sans recul par rapport à la communication de GF.</p>
<p>Les <strong><a href="https://www.generations-futures.fr/actualites/sufloxaflor-recours-amm/">arguments de GF</a></strong> sont :<br />
&#8211; La procédure trop lente à leur avis du réexamen de l’ANSES suite à la demande du gouvernement<br />
&#8211; Sur le fond, l’évaluation scientifique de l’EFSA qui évoquait un « risque élevé » pour les abeilles dans certaines conditions.</p>
<p>La <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sulfoxaflor">page Wikipedia</a></strong> dédiée au sulfoxaflor est le reflet de cette polémique en fait déjà ancienne : elle avait commencé en 2015 lors du processus d’approbation au niveau européen…<br />
Voir par exemple <strong><a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-vaissiere/131115/les-lobbies-agrochimistes-font-autoriser-le-sulfoxaflor-un-pesticide-tueur-d-abeilles-nouvell">ici</a></strong> sur <em>Médiapart</em> en 2015. Sur son blog, sous le titre « <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2015/11/sulfoxaflor-le-pesticide-tueur-d-abeilles.html">Sulfoxaflor, le « pesticide tueur d&rsquo;abeilles »</a></strong> » <strong>Seppi avait montré les enjeux de cette « chienlit » naissante</strong>.</p>
<h1><strong>L’ANSES sereine</strong></h1>
<p>« <strong>L&rsquo;Anses renvoie la balle au gouvernement</strong> » : sous ces titres pratiquement identiques, <strong><em><a href="https://www.actu-environnement.com/ae/news/audition-deputes-roger-genet-DG-anses-pesticides-sulfoxaflor-unaf-30078.php4#xtor=AL-62">Actu-Environnement</a></em></strong> et <strong><em><a href="http://www.lafranceagricole.fr/actualites/cultures/phytos-abeilles-lanses-renvoie-la-balle-au-gouvernement-1,2,964702653.html">La France Agricole</a></em></strong> résument bien la situation. Avant même que l’ANSES ait terminé son réexamen des autorisations du sulfoxaflor, on sent ses dirigeants sereins quant à la qualité de leur expertise.<br />
« Je ne connais pas d’insecticide qui ne tue pas les abeilles. La question, c’est quelles sont les conditions d’emploi qui permettent éventuellement de rendre le risque non inacceptable », souligne le directeur général de l’Anses face à la Mission d’information parlementaire sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Or « c’est parce que l’évaluation tant pour la santé humaine que dans les conditions d’emploi pour la santé des abeilles, permettait d’utiliser ce produit comme une alternative chimique insecticide qui présentait plus d’avantages que les produits aujourd’hui utilisés », que le sulfoxaflor a été autorisé.</p>
<p>« <strong><a href="http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/glyphosate-sulfoxaflor-les-experts-de-lanses-face-au-risque-chimique">Glyphosate, sulfoxaflor : les experts de l&rsquo;ANSES face au risque chimique</a></strong> » sur <em>LCP</em> est un article et une série de vidéos extraites de l’audition des dirigeants de l’ANSES. <strong>Le métier de l’agence y est bien expliqué</strong>.</p>
<h1><strong>Encore un bouc émissaire ?</strong></h1>
<p>Logiquement, si on interdit le glyphosate, substance particulièrement sûre, il est logique d’interdire tous les pesticides, tous les insecticides, y compris les insecticides bios, plutôt moins sélectifs que les insecticides de nouvelle génération. C’est la logique dans laquelle certains environnementalistes veulent entraîner la France et l’Europe. On ne peut donc que constater la cohérence de GF demandant l’interdiction du sulfoxaflor. Mais c’est une cohérence de raisonnement ne voyant que les risques, déconnectée du réel, en quelque sorte paranoïaque : Pas de prise en compte des bénéfices de l’usage des pesticides (à commencer par la protection contre les moustiques, les puces et les poux…), pas de prise en compte des mesures de réduction des risques incluses dans l’autorisation de l’ANSES. Les pesticides n’ont pas à être les boucs émissaires d’une société paranoïaque.<br />
Il est légitime d’exiger une réduction des risques et une balance bénéfices/risques favorable. <strong>Cela a été le travail de l’ANSES, qui a montré que l’emploi de sulfoxaflor n’est pas « sans risques ». Mais qui a pu évaluer que, moyennant quelques précautions, le sulfoxaflor est une alternative chimique insecticide qui présente « plus d’avantages que les produits aujourd’hui utilisés. »</strong><br />
<a href="http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/glyphosate-sulfoxaflor-les-experts-de-lanses-face-au-risque-chimique"><img class="aligncenter size-large wp-image-17017" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/11/1711genetAnsesSulfoxaflor-520x331.png" alt="1711genetAnsesSulfoxaflor" width="520" height="331" /></a></p>
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		<title>Santé publique : D’abord, des toilettes correctes pour tous !</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/11/15/sante-publique-dabord-des-toilettes-correctes-pour-tous/</link>
		<comments>http://www.forumphyto.fr/2017/11/15/sante-publique-dabord-des-toilettes-correctes-pour-tous/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 10:58:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[4.5 milliards de personnes dans le monde manquent de toilettes sûres et fonctionnelles. Près de 900 millions de personnes sont contraintes de déféquer à l’extérieur ou dans des seaux. Les installations sanitaires manquantes ou défectueuses sont directement liés à de nombreuses maladies, souvent mortelles : choléra, diarrhée, dysenterie, hépatite A, fièvre typhoïde, poliomyélite. On estime que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>4.5 milliards de personnes dans le monde manquent de toilettes sûres et fonctionnelles</strong>. Près de 900 millions de personnes sont contraintes de déféquer à l’extérieur ou dans des seaux.</p>
<p><strong>Les installations sanitaires manquantes ou défectueuses sont directement liés à de nombreuses maladies, souvent mortelles</strong> : choléra, diarrhée, dysenterie, hépatite A, fièvre typhoïde, poliomyélite. On estime que 3.4 millions de personnes, principalement des enfants meurent chaque année de maladies liées à l’état sanitaire de l’eau. C’est le problème de santé n°1 dans le monde.</p>
<p><em>Barfblog</em> est un blog spécialisé (in English) en hygiène, principalement en hygiène alimentaire. Dans « <strong><a href="http://www.barfblog.com/2017/11/look-where-some-people-poo-global-citizens-taylor-swift-parody/">« Voyez où les gens chient » parodie de Taylor Swift par Citoyen du Monde</a></strong> » <strong>(in English)</strong> met en lien et résume un <strong>clip-vidéo parodique, proche de l’humour noir, de sensibilisation à cette question</strong>.</p>
<p><strong>Si vous pensez que</strong> le manque d’installations sanitaires correctes est une question qui <strong>ne concerne que les pays sous-développés, vous avez tort !</strong> <em>Barfblog</em> cite par exemple <strong><a href="http://www.barfblog.com/2017/11/nz-schools-removal-of-soap-from-childrens-toilets-labeled-appalling/">ici</a></strong> le cas de ces écoles néozélandaises où savon et serviettes sont absents. C’est « affligeant ». C’est certes moins dramatique que l’absence de toilettes. Mais il est reconnu qu’un lavage correct des mains réduit l’incidence des maladies digestives de 30% et celles des maladies respiratoires de 20%.</p>
<p><strong>Et, pendant ce temps, les marchands de peurs des pays développés nous bassinent avec des frayeurs imaginaires&#8230; Il FAUT rétablir les priorités.</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong><br />
« <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2013/11/19/les-affiches-lavez-vous-les-mains-ne-servent-a-rien/">Les affiches « lavez-vous les mains » ne servent à rien…(Barfblog)</a> »</strong></p>
<p><a href="http://www.barfblog.com/2017/11/look-where-some-people-poo-global-citizens-taylor-swift-parody/"><img class="aligncenter size-large wp-image-17003" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/11/1711BadToiletsBarfblog-520x291.png" alt="1711BadToiletsBarfblog" width="520" height="291" /></a></p>
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		<title>Protégé&#160;: Biostimulants : Halte au flou !</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/10/26/biostimulants-halte-au-flou/</link>
		<comments>http://www.forumphyto.fr/2017/10/26/biostimulants-halte-au-flou/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2017 09:57:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y pas d&#8217;extrait, car cet article est protégé.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<form action="http://www.forumphyto.fr/login/?action=postpass" class="post-password-form" method="post">
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		</item>
		<item>
		<title>Réponse des auteurs de l&#8217;étude sur les tumeurs du cerveau</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/10/18/reponse-des-auteurs-de-letude-sur-les-tumeurs-du-cerveau/</link>
		<comments>http://www.forumphyto.fr/2017/10/18/reponse-des-auteurs-de-letude-sur-les-tumeurs-du-cerveau/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2017 12:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bonnes pratiques]]></category>
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		<description><![CDATA[ L&#8217;article qui suit est la réponse des co-auteurs de l&#8217;étude épidémiologique basée sur la cohorte Agrican à l&#8217;article &#171;&#160;Les pesticides protègent-ils des tumeurs du cerveau ?&#160;&#187; écrit par Philippe Stoop sur le site ForumPhyto. Après étude détaillée des arguments avancés par les auteurs, Philippe Stoop répondra à cette réponse s&#8217;il y a lieu. En réponse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-16674" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/07/1707LogoAgrican-90x90.png" alt="1707LogoAgrican" width="90" height="90" /> L&rsquo;article qui suit est la réponse des co-auteurs de l&rsquo;étude épidémiologique basée sur la cohorte Agrican à l&rsquo;article &laquo;&nbsp;<strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2017/07/21/les-pesticides-protegent-ils-des-tumeurs-du-cerveau/">Les pesticides protègent-ils des tumeurs du cerveau ?</a></strong>&nbsp;&raquo; écrit par Philippe Stoop sur le site ForumPhyto.<br />
Après étude détaillée des arguments avancés par les auteurs, Philippe Stoop répondra à cette réponse s&rsquo;il y a lieu.</p>
<p><strong>En réponse aux questionnements de Monsieur Stoop sur la publication relative aux tumeurs du système nerveux central dans AGRICAN et pour publication dans ForumPhyto</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Monsieur,</p>
<p>Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre travail. Comme vous le rappeliez dans votre commentaire, AGRICAN<sup>1</sup> est la plus grande étude de cohorte en milieu agricole en France et l’une des plus grandes dans le monde. Ce travail sur les tumeurs du système nerveux central<sup>2</sup> a été mené par une équipe regroupant des spécialistes de différentes disciplines (épidémiologie, oncologie, biostatistique, santé publique, santé au travail… ). L’article commenté est une publication scientifique parue dans une revue internationale disposant d’un comité de relecture et a donc suivi le processus habituel de relecture et de révision par des experts des domaines concernés. Il n’a pas vocation à être directement accessible à des personnes ne disposant pas des compétences scientifiques suffisantes (d’autres supports sont plus adaptés à la communication grand public<sup>3</sup>) mais peut en effet donner lieu à des questionnements, auxquels nous acceptons bien volontiers de répondre, notamment sur ce forum.</p>
<p>Au préalable, il nous parait important de vous signifier que le titre que vous avez choisi ne respecte pas l’intégrité de notre article et n’adopte pas la neutralité du ton scientifique. En effet, si plusieurs études épidémiologiques montrant des associations sont nécessaires pour pouvoir établir des liens de causalité, une question de recherche en épidémiologie repose sur des hypothèses physiopathologiques. Or, à notre connaissance, aucune donnée scientifique ne justifie le fait d’inverser la question traitée dans cet article et il nous paraît douteux, voire cynique au regard des conclusions de l’étude et à l’égard des patients, de laisser entendre que des pesticides pourraient protéger les agriculteurs des tumeurs cérébrales. En tant qu’épidémiologistes, nous sommes évidemment ouverts au débat scientifique mais nous ne souhaitons pas entrer dans des polémiques partiales. Ainsi, notre rôle n’est pas de « rassurer », « consoler » ou « alarmer » les différents acteurs que vous citez mais de rendre publiques les résultats des études que nous menons.</p>
<h1><strong>A propos du choix de groupe de référence</strong></h1>
<p>Un des résultats sur lequel vous souhaitez revenir concerne l’augmentation de risque de tumeur cérébrale que nous rapportons chez les utilisateurs de pesticides par rapport aux autres participants de la cohorte (Tableau 2, RR=1,96 [1,11–3,47]). Vous avez raison de rappeler que les participants pris pour référence dans cette comparaison ne sont pas directement utilisateurs de pesticides, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas réalisé eux-mêmes de traitements pesticides. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont pas été exposés professionnellement aux pesticides car ils ont pu l’être de façon indirecte, par d’autres tâches réalisées sur les exploitations, comme par exemple lors de la réentrée dans les parcelles (comme le rappelle le rapport d’expertise collective de l’ANSES<sup>4</sup>). La comparaison des « utilisateurs de pesticides » à un groupe potentiellement exposé aux pesticides aurait donc plutôt pour effet de diminuer le différentiel de risque entre les deux groupes et aurait conduit à diminuer voire masquer l’association avec les pesticides. Malgré cette situation, le lien entre exposition aux pesticides et tumeurs cérébrales a pu être mis en évidence, notre résultat n’en est donc que renforcé.</p>
<h1><strong>A propos de la comparaison avec la population générale</strong></h1>
<p>Nous ne présentons pas de comparaison avec la population générale car cette question a déjà été traitée dans un autre article sur l’étude AGRICAN<sup>5</sup> publié récemment (cf. partie 3.6 : «<em>l’incidence des tumeurs cérébrales, principalement des glioblastomes, était augmentée chez les hommes ayant déjà travaillé sur une exploitation agricole et chez les femmes utilisant des pesticides</em>») et que ces comparaisons ne permettent pas de prendre en compte certains paramètres individuels influençant le risque de tumeur cérébrale. Par ailleurs, il n’est pas correct de comparer l’incidence d’une maladie dans deux populations (ici population générale française et AGRICAN) sans tenir compte de leur structure par âge et sexe. Pour l’illustrer, regardons le rôle de l’âge dans la survenue des tumeurs du système nerveux central : chaque année, environ huit fois plus de cas sont diagnostiqués chez les 70 ans et plus que chez les moins de 30 ans<sup>6</sup>. Or dans AGRICAN, l’âge moyen à l’inclusion était d’environ 60 ans, donc largement supérieur à celui de la population générale. Il est donc bien naturel que l’incidence de ces tumeurs soit beaucoup plus élevée qu’en population générale. Vous comprendrez aisément que les comparaisons simplifiées auxquelles vous vous êtes livré sont de ce fait erronées. Enfin, nous vous invitons à relire les avertissements préalables au rapport<sup>7</sup> que vous citez et sur lequel vos calculs sont basés. En effet, les chiffres de ce rapport ne portent pas sur l’ensemble des tumeurs du système nerveux central mais seulement sur celles dont le caractère malin est assuré (celles dont le code CIM-O-3 se termine par le chiffre 3, soit 15 codes sur les 31 identifiés chez les participants d’AGRICAN à ce stade). Par conséquent, une partie importante des tumeurs du système nerveux central n’est pas comptabilisée dans les chiffres que vous utilisez et il n’est donc pas étonnant que vous trouviez de telles différences avec la population générale.</p>
<h1><strong>A propos des résultats bruts / ajustés</strong></h1>
<p>Comme vous l’expliquez dans votre commentaire, il est d’usage en épidémiologie de présenter des résultats ajustés (attention, il s’agit bien ici d’ajustement et pas de redressement qui est une méthode statistique utilisée dans les sondages, y compris en épidémiologie descriptive, mais qui n’a rien à avoir avec l’ajustement) plutôt que des résultats bruts, justement parce que les résultats bruts ne tiennent pas compte des facteurs de confusion (comme l’âge, le sexe, le tabagisme ou la consommation d’alcool) qui pourraient expliquer en tout ou partie les associations observées et conduire à des conclusions erronées. Ne soyez donc pas surpris d’obtenir par extrapolation et soustraction des résultats bruts très différents, voire en contradiction avec les résultats que nous présentons dans notre article scientifique<sup>2</sup> car c’est bien là que réside tout une partie du travail de modélisation de l’épidémiologiste, pour contrôler les biais. En effet, une formation académique aux techniques utilisées en épidémiologie et une connaissance précise de la littérature scientifique sont nécessaires pour pouvoir identifier les facteurs de confusion potentiels dont il est important de tenir compte pour éviter ou prendre en compte les biais. Ensuite, comme indiqué dans l’article (partie « <em>statistical analysis</em> »), la sélection finale des variables d’ajustement s’est appuyée sur des méthodes statistiques (procédures manuelles pas à pas descendantes) et nous nous sommes assurés que chacune des variables retirées des modèles initiaux les plus complets n’étaient pas facteur de confusion en utilisant un seuil strict (variation relative inférieure à 10%). Par ailleurs, comme mentionné dans l’article (partie « <em>discussion</em> »), nous avons étudié séparément les principaux sous-types de tumeurs cérébrales (gliomes et méningiomes) car la littérature scientifique sur le sujet<sup>8</sup> suggère que leur étiologie pourrait différer (par exemple, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes par les méningiomes). Il n’est donc pas étonnant que les variables d’ajustement diffèrent légèrement d’un sous-type à l’autre. Enfin, le vieillissement étant un facteur de risque très important dans le contexte des tumeurs cérébrales<sup>9</sup>, il a été utilisé comme échelle de temps en jours dans chacun des modèles (justement parce que la relation avec l’âge n’est pas monotone mais nous y reviendrons).</p>
<h1><strong>A propos de la mortalité</strong></h1>
<p>La mortalité par tumeur cérébrale est un indicateur qui sera éventuellement étudié lorsque le recul de la cohorte permettra de disposer d’un nombre de cas suffisant. En revanche, nous nous devons de vous signaler que votre raisonnement est faussé par plusieurs erreurs importantes et c’est à notre avis la seule explication au phénomène que vous pensez observer :</p>
<ul>
<li>Vous utilisez le regroupement « autres tumeurs malignes » de la précédente publication<sup>10</sup> dans votre calcul. Or, comme nous vous le faisions remarquer plus-haut, pour une partie importante des tumeurs cérébrales, le caractère malin n’est pas assuré (seuls 15 codes sur les 31 identifiés chez les participants d’AGRICAN fin 2011). Votre calcul ne tient donc pas compte des décès de participants causés par ces autres tumeurs.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les deux publications ne portent pas sur la même période de suivi. En effet, il y a 2 ans de suivi supplémentaire dans notre article (fin 2011 versus fin 2009), ce qui n’est pas négligeable au regard du recul encore limité de la cohorte AGRICAN (5 ans de suivi en moyenne fin 2011). Vous ne tenez donc pas compte des cas de tumeur cérébrale diagnostiqués entre 2010 et 2011 (qui n’étaient évidemment pas décédés en 2009).</li>
</ul>
<ul>
<li>Enfin, dans votre calcul, vous mettez au même plan diagnostic (incidence) et décès (mortalité). Or, vous conviendrez que ces deux indicateurs sont fort heureusement très différents. En effet, une personne atteinte d’une tumeur cérébrale peut bien entendu guérir, survivre ou encore décéder d’une autre cause que la tumeur.</li>
</ul>
<p>Nous ajoutons que l’interprétation de la mortalité par tumeur du système nerveux central n’est pas aussi directe qu’il pourrait sembler. En effet les certificats de décès ne permettent pas toujours de distinguer les tumeurs primitives des tumeurs secondaires (métastases), ce qui pour ce site de cancer est une difficulté particulière. Ils ne permettent pas non plus toujours de disposer du type précis de tumeur à l’origine du décès et rendent donc complexes des analyses par sous-types.</p>
<h1><strong>À propos des résultats et de leur interprétation</strong></h1>
<p>Vous contestez la validité de certains de nos résultats et/ou l’interprétation que nous en faisons. En particulier, vous considérez que l’augmentation de risque de tumeur cérébrale que nous avons observée chez les cultivateurs de pois (principalement fourragers) pourrait s’expliquer par l’âge supposément plus élevé chez les cultivateurs de pois par rapport aux participants de la cohorte. Votre remarque est pertinente et vous avez raison de vous interroger sur la prise en compte de l’âge dans l’étude compte tenu de son importance dans le contexte des tumeurs cérébrales. Une solution classiquement utilisée en épidémiologie aurait été d’effectuer un ajustement sur l’âge (sous sa forme quantitative ou catégorielle) mais cette méthode ne nous garantissait pas sa parfaite prise en compte. Nous avons donc opté pour un modèle de Cox dans lequel l’âge exprimé en jours est utilisé comme échelle de temps (comme indiqué dans l’article). Cette stratégie de modélisation, effectivement plus élaborée mais très utilisée également en épidémiologie, permet d’estimer les rapports de risque à tout âge et de contrôler les potentiels biais que vous craigniez. Par ailleurs, votre supposition est fausse étant donné que les cultivateurs de pois sont légèrement plus jeunes que le reste des participants de l’étude. De la même manière, la prise en compte dans les modèles de critères géographiques n’était ni adaptée (forte corrélation avec les activités agricoles, puissance statistique insuffisante, …), ni pertinente au regard des causes connues ou suspectées des tumeurs cérébrales dans la littérature scientifique. L’analyse par activité est celle que nous avons retenue afin de bien prendre en compte l’hétérogénéité des profils agricoles, des populations et des expositions.</p>
<p>Concernant les interprétations, vous semblez penser que si un lien existait entre exposition aux pesticides et tumeur cérébrale, nous aurions observé un excès de risque bien net chez les participants réalisant eux-mêmes les traitements pesticides et aucune association chez les autres participants. Les choses sont rarement aussi simples en épidémiologie professionnelle, car nous devons prendre en compte la multiplicité des expositions, leurs effets propres et leurs interactions. C’est la difficulté mais aussi la force de cette discipline car en prenant en compte dans nos observations la complexité de la vie réelle, nous pouvons obtenir des résultats d’une autre portée que ceux obtenus expérimentalement en laboratoire ou sur des animaux. Dans le contexte des tumeurs cérébrales en milieu agricole, compte tenu de la littérature publiée à ce jour, l’hypothèse du rôle suspecté de l’exposition aux pesticides doit être à l’évidence davantage explorée. Notre étude apporte des éléments nouveaux en faveur d’un lien entre pesticides et tumeurs cérébrales et soulève d’autres questions de recherche (notamment par rapport aux activités identifiées comme plus à risque) mais n’a pas vocation à  établir à elle seule un lien de causalité. Ainsi, notre prochain objectif va consister à étudier le risque de tumeur cérébrale des participants d’AGRICAN selon l’exposition à certaines matières actives pesticides, sélectionnées sur la base de données chimiques et toxicologiques.</p>
<p>Nous espérons que ces éléments de réponse vous permettront de mieux comprendre notre publication et apporteront un éclairage utile aux lecteurs du ForumPhyto. Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.</p>
<p><strong>Clément Piel, Camille Pouchieu, Séverine Tual, Lucile Migault, Clémentine Lemarchand, Camille Carles, Mathilde Boulanger, Anne Gruber, Virginie Rondeau, Elisabeth Macotulio, Pierre Lebailly, Isabelle Baldi et le groupe AGRICAN </strong>(Arveux P, Bara S, Bouvier AM, Busquet T, Colonna M, Coureau G, Delanoé M, Grosclaude P, Guizard AV, Herbrecht P, Laplante JJ, Lapotre-Ledoux B, Launoy G, Lenoir D, Marrer E, Maynadié M, Molinié F, Monnereau, Paumier A, Pouzet P, Thibaudier JM, Troussard X, Velten M, Wavelet E, Woronoff AS).</p>
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<p><strong>Références</strong></p>
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<li>Cancers et preventions INSERM 1086 [Internet]. [Page consultée le 11/10/2017]; Disponible sur: <a href="http://cancerspreventions.fr/projet/agrican/">http://cancerspreventions.fr/projet/agrican/</a></li>
<li>Piel C, Pouchieu C, Tual S, Migault L, Lemarchand C, Carles C, Boulanger M, Gruber A, Rondeau V, Marcotullio E, Lebailly P, Baldi I, et al. Central nervous system tumors and agricultural exposures in the prospective cohort AGRICAN. <em>Int J Cancer </em>2017; Disponible sur : <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28685816">https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28685816</a></li>
<li>Inserm. Pesticides : Effets sur la santé &#8211; une expertise collective de l’Inserm (dossier de presse) [Internet]. [Page consultée le 21/08/2017] ; Disponible sur : <a href="http://presse.inserm.fr/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-linserm/8463/">http://presse.inserm.fr/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-linserm/8463/</a></li>
<li>Publication du rapport sur les expositions professionnelles aux pesticides : mieux connaître et réduire les expositions | Anses &#8211; Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail [Internet]. [Page consultée le 11/10/2017]; Disponible sur : <a href="https://www.anses.fr/fr/content/publication-du-rapport-sur-les-expositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-conna%C3%AEtre">https://www.anses.fr/fr/content/publication-du-rapport-sur-les-expositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-conna%C3%AEtre</a></li>
<li>Lemarchand C, Tual S, Levêque-Morlais N, Perrier S, Belot A, Velten M, Guizard A-V, Marcotullio E, Monnereau A, Clin B, Baldi I, Lebailly P, et al. Cancer incidence in the AGRICAN cohort study (2005-2011). <em>Cancer Epidemiol </em>2017;49:175–85.</li>
<li>Registre des tumeurs du système nerveux central de la Gironde. Registre des cancers en Aquitaine [Internet]. [Page consultée le 11/10/2017]; Disponible sur : <a href="http://etudes.isped.u-bordeaux2.fr/REGISTRES-CANCERS-AQUITAINE/Snc/S_Accueil.aspx%23">http://etudes.isped.u-bordeaux2.fr/REGISTRES-CANCERS-AQUITAINE/Snc/S_Accueil.aspx#</a></li>
<li>Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012 / 2013 / Maladies chroniques et traumatismes / Rapports et synthèses / Publications et outils / Accueil [Internet]. [Page consultée le 11/10/2017]; Disponible sur : <a href="http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2013/Estimation-nationale-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-entre-1980-et-2012">http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2013/Estimation-nationale-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-entre-1980-et-2012</a></li>
<li>Bondy ML, Scheurer ME, Malmer B, Barnholtz-Sloan JS, Davis FG, Il’yasova D, Kruchko C, McCarthy BJ, Rajaraman P, Schwartzbaum JA, Sadetzki S, Schlehofer B, et al. Brain tumor epidemiology: consensus from the Brain Tumor Epidemiology Consortium. <em>Cancer </em>2008;113:1953–68.</li>
<li>Pouchieu C, Baldi I, Gruber A, Berteaud E, Carles C, Loiseau H. Descriptive epidemiology and risk factors of primary central nervous system tumors: Current knowledge. <em>Rev Neurol (Paris) </em>2016;172:46–55.</li>
<li>Levêque-Morlais N, Tual S, Clin B, Adjemian A, Baldi I, Lebailly P. The AGRIculture and CANcer (AGRICAN) cohort study: enrollment and causes of death for the 2005-2009 period. <em>Int Arch Occup Environ Health </em>2015;88:61–73.</li>
</ol>
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