Des producteurs responsables
L'utilisation des produits phytosanitaires n'est certes pas anodine. Il est donc logique :
- d'intégrer la protection phytosanitaire dans le cadre de la protection raisonnée, et en particulier de ne traiter que lorsque cela est nécessaire, de viser à la protection des auxiliaires, etc. ;
- de rechercher des solutions alternatives lorsque c'est possible (c'est-à-dire réalistes et compatibles avec les contraintes économiques) ;
- de prendre en compte le risque pour l'applicateur et pour l'environnement et de réduire autant que faire se peut ce risque (En particulier en instaurant des précautions d'emploi) ;
- d'exercer un suivi des utilisations de produits ;
- de développer un programme d'analyses de résidus (au sein de l'entreprise ou par les pouvoirs publics).
Les producteurs, leurs filières et leurs organisations contribuent depuis de nombreuses années à toutes ces évolutions.
Une politique équilibrée devrait également tenir compte des avantages de la protection phytosanitaire :
- pour obtenir une production régulière et en quantité, nécessaire à l'alimentation de la population (que serait la production de pommes de terre en 2007 sans anti-mildiou de synthèse ?),
- pour une production de qualité, à un prix acceptable, et sûre pour le consommateur,
- pour une agriculture durable, qui nécessite l'existence d'agriculteurs et de filières valorisant le territoire européen, dans le respect de l'environnement, c'est-à-dire aussi en donnant les moyens aux producteurs d'empêcher les parasites de cultures de gaspiller des ressources (ressources naturelles, surfaces, intrants),
- pour un développement durable, évitant les transports inutiles (« food miles »), assurant une utilisation des ressources naturelles optimale et géographiquement répartie.
Fruits et Légumes et résidus
Les fruits et légumes sont simplement lavés et épluchés, avant d'être mangés, quelque fois crus. En ce sens, les consommateurs y ont directement accès.
Les fruits et légumes sont donc, dans l'imaginaire, essentiellement simples, naturels. Il n'est pas facile d'accepter que les producteurs mettent en œuvre des techniques modernes, complexes pour produire des fruits et légumes sains, de qualité et abordables. C'est ce qui rend la question des résidus si sensible dans le grand public, quelque fois de façon disproportionnée.
Difficultés d'homologation
Les procédures d'homologation sont complexes et coûteuses. Elles doivent être menées pour chaque parasite et pour chaque plante. Du fait de la très grande diversité des fruits et légumes, les surfaces concernées sont souvent insuffisantes pour supporter ce coût. Les producteurs se retrouvent quelquefois dans l'impossibilité de protéger leur culture.
Qui sommes nous ?
| < Préc | Suivant > |
|---|