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	<title>ForumPhyto &#187; En France</title>
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	<description>ForumPhyto, la santé des plantes</description>
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	<item>
		<title>Interdiction du glyphosate d’ici 3 ans : une folie inéluctable ?</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2018/02/12/interdiction-du-glyphosate-dici-3-ans-une-folie-ineluctable/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:15:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tout est joué s’acharne-t-on à nous dire. Lors de ses vœux, le président de la République a enfoncé le clou. Selon lui, des alternatives au glyphosate existent « pour 90% des surfaces ». Il laisse la porte ouverte à des dérogations pour l’ACS[1] et les sols en pente. Il s’appuie pour cela sur une interprétation très orientée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout est joué s’acharne-t-on à nous dire.<br />
<strong>Lors de ses vœux, le président de la République a enfoncé le clou</strong>. Selon lui, des alternatives au glyphosate existent « pour 90% des surfaces ». Il laisse la porte ouverte à des dérogations pour l’ACS<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> et les sols en pente. Il s’appuie pour cela sur une interprétation très orientée d’un rapport commandé à l’INRA.<br />
Voir le <strong><a href="http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Etudes/Toutes-les-actualites/Usages-et-alternatives-au-glyphosate">rapport de l’INRA</a></strong>  et <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/12/alternatives-au-glyphosate-l-inra-invente-l-hybride-x-brassicapra.html">son analyse par Seppi</a></strong>.<br />
Malgré toutes les tentatives rédactionnelles de tourner autour du pot, l’<strong>INRA résume parfaitement la quasi-impossibilité de se passer du glyphosate</strong> aujourd’hui ou dans 3 ans, dans le tableau 8, page 60 de son rapport :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-17195" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2018/02/1711AlternativesGlyphosateINRA.jpg" alt="1711AlternativesGlyphosateINRA" width="1125" height="688" /></p>
<p>Pour Seppi, « <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2018/01/sortie-du-glyphosate-dans-trois-ans-m.macron-a-commence-a-manger-son-chapeau.html">M. Macron a commencé à manger son chapeau&#8230;</a></strong> ». Son titre, relativement optimiste, semble indiquer que le réalisme l’emporterait. Le corps de l’article montre qu’il n’en est rien : « <strong>Il reste à M. Macron un long chemin à faire pour comprendre les réalités de l&rsquo;agriculture et de la production alimentaire, saisir les pièges d&rsquo;une « environnementalisme » béat, et mesurer les conséquences de ses initiatives</strong>. »</p>
<p>Autre exemple de <strong>volonté politique de LREM d’abandonner toute argumentation basée sur la science et de donner des gages à l’écologie politique</strong>, Jean-Baptiste Moreau, député LREM, déclare : « je ne sais pas personnellement si le glyphosate est dangereux ou pas. Ce qui est sûr, c’est que médiatiquement, la bataille est perdue. Il faut qu’on mette en place des conditions qui permettent de nous passer du glyphosate. ». Voir <strong>débat sur la</strong> <strong><a href="https://www.facebook.com/groups/1842810309077536/permalink/2009627712395794/">page agriculture de LREM</a></strong>.</p>
<p><strong>Malgré les avis éclairés</strong> comme celui de l’Académie d’Agriculture (<strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2018/01/15/les-services-rendus-par-le-glyphosate-en-agriculture-academie-dagriculture/">voir ici</a></strong>) ou de la quasi-totalité des agences de sécurité sanitaire et environnementale du monde, <strong>le pouvoir politique</strong> <strong>a décidé de plier devant l’écologie politique</strong>.</p>
<p>Dans les médias, le message est déjà passé : Interdiction du glyphosate dans trois ans : seuls l’ACS et les terrains en pente pourront avoir des dérogations… Voir par exemple <strong><em><a href="http://www.paysan-breton.fr/2018/01/glyphosate-souplesse-pour-lagriculture-de-conservation-et-les-surfaces-en-pente/">Paysan Breton</a></em></strong>, <em><a href="https://www.ouest-france.fr/environnement/glyphosate/glyphosate-emmanuel-macron-veut-l-interdiction-et-des-derogations-5524038"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ouest France</strong></span></a></em>,&#8230; Quelques fois, cette affirmation est nuancée par un &laquo;&nbsp;essayer d&rsquo;en sortir&nbsp;&raquo; initié par Stéphane Travert&#8230;<br />
Ces &laquo;&nbsp;dérogations&nbsp;&raquo; pour l&rsquo;ACS et les terrains en pente n&rsquo;enlèvent en rien le caractère catastrophique de la décision de Macron. Interdire 90% des usages du glyphosate est une stupidité, une folie.</p>
<p>Les responsables politiques, les vrais, ont un rôle important dans le ressenti. <strong>Plier sans raison de fond et sans hésitation aucune, devant l&rsquo;exigence d&rsquo;abandon du glyphosate venant de l&rsquo;écologie politique, c&rsquo;est donner le signal de la curée contre l&rsquo;agriculture basée sur la science</strong>. <strong>C&rsquo;est construire politiquement le &laquo;&nbsp;ressenti&nbsp;&raquo; sur lequel on prétend s&rsquo;appuyer.</strong><br />
C&rsquo;est tout simplement scandaleux&#8230;</p>
<p><strong>La réaction des responsables professionnels agricoles sera-t-elle à la hauteur de l’enjeu ?</strong> Jusqu’à présent elle se veut « constructive » et proposant des « solutions ». <strong>On peut espérer qu’une telle stratégie soit efficace</strong>. Mais, étant donnés les moyens politiques que met le gouvernement à faire passer sa « décision » (devrait-on dire sa folie ?), <strong>on peut aussi en douter…</strong> Tout dépend de ce que l’on met derrière ces mots. <strong>Les agriculteurs sont dans une attente forte.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Agriculture de Conservation des Sols : préserver les sols en réduisant au maximum le travail du sol.</p>
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		<title>Un point de vue sur la séparation de la vente et du conseil</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2018/01/02/un-point-de-vue-sur-la-separation-de-la-vente-et-du-conseil/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jan 2018 17:16:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans « Séparation de la vente et du conseil : Cataclysme ou catalyseur pour la distribution agricole ? », Jean-Nicolas Simon, consultant (voir ici), montre comment la distribution pourrait s’adapter à ce nouveau contexte. Malgré une approche uniquement centrée sur les aspects marketing intéressant les distributeurs de produits phytosanitaires, ce texte intéressera tous les autres acteurs du secteur : agriculteurs, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans « <strong><a href="https://www.jeannicolassimon.com/single-post/vente-conseil">Séparation de la vente et du conseil : Cataclysme ou catalyseur pour la distribution agricole ?</a></strong> », Jean-Nicolas Simon, consultant (voir <strong><a href="https://www.jeannicolassimon.com/jeannicolas-simon-parcours">ici</a></strong>), montre comment la distribution pourrait s’adapter à ce nouveau contexte. <strong>Malgré une approche uniquement centrée sur les aspects marketing</strong> intéressant les distributeurs de produits phytosanitaires, <strong>ce texte intéressera tous les autres acteurs du secteur</strong> : agriculteurs, conseillers et tout le para-agricole.</p>
<p>La séparation du conseil et de la vente, si elle devient effective (hypothèse retenue par JC Simon), mais aussi la concurrence du E-commerce, bouleverseront la logistique, le conseil, les relations fournisseurs-clients et les structures mêmes de la distribution.</p>
<p>En bon marketeur, JC Simon insiste sur les <strong>opportunités à saisir</strong> : individualisation de la relation distributeur-agriculteur, professionnalisation du conseil, relation centrée sur le service (et non pas sur le produit)…<br />
Il ne néglige pas pour autant <strong>les risques ou les difficultés</strong> : casse-tête organisationnel, concurrence du e-commerce, difficultés d’adaptation de certains acteurs (agriculteurs ou distributeurs)…</p>
<p><strong>A lire avec une certaine distance, mais à lire !</strong></p>
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		<title>Etats Généraux de l’Alimentation : les agriculteurs doivent prendre la parole !</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/07/26/etats-generaux-de-lalimentation-les-agriculteurs-doivent-prendre-la-parole/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Jul 2017 13:04:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les Etats Généraux de l’Alimentation -EGA) suscitent d’âpres discussions. Ils sont l’émanation d’une volonté forte du chef de l’Etat, en réponse à la crise agricole, d’une « organisation [filière par filière] qui permette à chacun d&#8217;avoir un vrai partage de la valeur ajoutée ». L’intention est louable. Pour centrer le débat sur la création et le partage [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Etats Généraux de l’Alimentation -EGA) suscitent d’âpres discussions. Ils sont l’émanation d’une volonté forte du chef de l’Etat, en réponse à la crise agricole, d’une « organisation [filière par filière] qui permette à chacun d&rsquo;avoir un vrai partage de la valeur ajoutée ». L’intention est louable. <strong>Pour centrer le débat sur la création et le partage de la valeur, les agriculteurs doivent se mobiliser, en particulier en participant à la consultation publique</strong>.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2017/07/19/etats-generaux-de-lalimentation-un-risque-important-de-derive/">Etats Généraux de l’Alimentation : un risque important de dérive</a></strong> », nous avions souligné le risque de voir « une alliance objective entre grande distribution et ONG environnementalistes : ils ont tous intérêt, financier et/ou idéologique, à détourner les EGA de leur objectif principal initial, économique, et à focaliser sur des objectifs présentés comme « sociétaux », foncièrement idéologiques et sans aucune base scientifique. » Les premiers jours des EGA montrent que cette logique est à l’œuvre.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/07/jusqu-a-quand-le-monde-et-biocoop-denigreront-t-ils-l-agriculture-qui-nous-nourrit.html">Jusqu&rsquo;à quand le Monde et Biocoop dénigreront-t-ils l&rsquo;agriculture qui nous nourrit ?</a></strong> », Seppi montre comment <em>Le Monde</em>, par plusieurs articles, dont une tribune à <strong>Claude Gruffat, président de Biocoop, désigne l’abandon du « pacte faustien » de l’agriculture avec l’industrie chimique comme priorité absolue</strong>. Car, comme l’écrit Seppi, « bien sûr, l&rsquo;ennemi, c&rsquo;est la chimie. C&rsquo;est devenu axiomatique ! ».<br />
Le marketing agressif et dénigrant de Biocoop est donc bienvenu dans les colonnes du <em>Monde</em>, quotidien devenu essentiellement environnementaliste. Seppi souligne le profond mépris de C Gruffat pour les agriculteurs, accompagné d’une « litanie de contrevérités et de fadaises », en particulier « le modèle « conventionnel », affublé de qualificatifs péjoratifs, et le modèle « biologique », idéalisé ».<br />
<strong>Michel-Edouard Leclerc n’est pas en reste</strong>. Il intervient sur France Culture (voir <strong><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-sens-des-choses/comment-la-distribution-influe-sur-la-production-nourrir-et-vendre">ici</a></strong>) ou, une fois encore dans <em>Le Monde</em> sous le titre « <strong><a href="Michel-Edouard%20Leclerc%20:%20«%20Le%20monde%20agricole%20a%20intérêt%20à%20quitter%20un%20modèle%20trop%20productiviste%20»">Michel-Edouard Leclerc : « Le monde agricole a intérêt à quitter un modèle trop productiviste »</a></strong> ». Tout ceci montre bien l’alliance assumée entre des médias devenus militants environnementalistes et la grande distribution.</p>
<p><strong>La fondation Jean Jaurès</strong>, liée au Parti Socialiste, a publié « <strong><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/les-etats-generaux-de-l-alimentation-derniere-chance-avant-liquidation">Les États généraux de l’alimentation : dernière chance avant liquidation</a></strong> », article principalement centré sur les questions économiques et le revenu des agriculteurs. Mais, <strong>par touches successives, l’article emboîte le pas aux environnementalistes. </strong>Il soutient que le « paradigme productif [est] désormais épuisé », que « la réputation environnementale de l’agriculture est mauvaise », ce qui reste globalement à démontrer (mauvaise auprès des ONG environnementalistes certes. Mais auprès du grand public ??). Mais ne se demande jamais si cette réputation est justifiée… Et donc, selon l’article, « la question environnementale sera évidemment prégnante ». Et il se félicite du poids de Nicolas Hulot dans le dispositif.</p>
<p><strong>A propos de Nicola Hulot</strong>, il peut être utile de mentionner que <strong>ses conflits d’intérêts sont particulièrement importants.</strong> <strong>Conflits militants d’une part</strong> puisqu’il est directement issu d’une ONG. Sous couvert de participation citoyenne, il implique d’ailleurs quotidiennement les ONG dans le fonctionnement de son ministère… <strong>Conflits financiers d’autre part</strong> puisque sa fondation a des liens étroits avec de grandes entreprises dont les intérêts sont en lien direct avec l’activité de son ministère.<br />
Sur ces sujets, on pourra utilement lire :<br />
« <strong><a href="https://agriculture-environnement.fr/actualites,12/nicolas-hulot-idiot-utile-grande-distribution">Nicolas Hulot sera-t-il l’idiot utile de la grande distribution ?</a></strong> » (<em>Agriculture et Environnement</em>), et<br />
« <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/07/nicolas-hulot-et-ses-conflits-d-interets-mais-noooon.html">Nicolas Hulot et ses conflits d&rsquo;intérêts : mais noooon !</a></strong> », article de Seppi basé sur les révélations du <em>Canard Enchaîné</em>.</p>
<h1><strong>Notre conclusion</strong></h1>
<p>Notre conclusion s’appuiera sur celle de Seppi : « <strong>Les États Généraux de l&rsquo;Alimentation</strong> – notez bien : l&rsquo;agriculture est absente du titre – <strong>pourraient servir à une chose prioritaire, au-delà du partage équitable de la valeur produite : déconstruire le discours mortifère pour l&rsquo;agriculture et les agriculteurs et, sinon imposer, du moins promouvoir le respect d&rsquo;un code de bonne conduite</strong>. Que l&rsquo;on cesse par exemple d&rsquo;écrire, comme l&rsquo;a fait M. Claude Henry dans l&rsquo;article cité plus haut : « &#8230;l’agriculture industrielle sacrifie la santé d’êtres vivants et l’intégrité de la nature » ».<br />
Bien sûr, <strong>l’agriculture, « les » agricultures, ne sont pas parfaites. Et les EGA sont une bonne occasion d’un débat constructif pour de meilleures pratiques et une meilleure alimentation, plus qualitative et plus sains et pour un meilleur respect de l’environnement</strong>. Mais le dénigrement insidieux de l’agriculture (« l’agriculture-bashing ») n’est pas admissible.</p>
<p><strong>L’agriculture biologique est une activité honorable. </strong>Mais elle utilise <em>aussi</em> des pesticides, elle est <em>aussi</em> subventionnée (et même plus), elle a <em>aussi</em> des avantages et des inconvénients, etc.<strong> L’agriculture conventionnelle est une activité honorable</strong> : elle entretient les territoires, elle produit une alimentation saine et de qualité, elle progresse continuellement en matière de réduction d’impact environnemental.<br />
Il faut arrêter d’opposer les systèmes. <strong>Tout n’est pas parfait et, oui, des améliorations sont possibles et souhaitables. Elles se feront si l’on respecte les agriculteurs et leur activité, si l’on arrête de « noircir » délibérément le tableau et si l’on parle de constats et de pistes réalistes.</strong></p>
<p>Pour aller dans ce sens, <strong>il est souhaitable que les agriculteurs et le monde agricole prennent la parole et participent à la consultation publique, c’est</strong> <strong><a href="https://www.egalimentation.gouv.fr/">ici</a></strong>. N’hésitez pas !</p>
<p>Mise à jour du 28 juillet 2017:<br />
Nous recommandons chaudement la lecture de &laquo;&nbsp;<strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/07/etats-generaux-de-l-alimentation-petit-tour-de-morne-plaine.html">États Généraux de l&rsquo;Alimentation : petit tour de (morne) plaine</a></strong>&laquo;&nbsp;. Seppi y montre bien le décalage entre les objectifs initiaux déclarés, essentiellement économiques, et la pression exercée par les environnementalistes et la presse bien-pensante, complétement décalés par rapport à la réalité.<br />
Nous partagerons en particulier cette interrogation : &laquo;&nbsp;<strong>le problème va se situer au niveau de l&rsquo;exploitation des contributions</strong>. Que feront les décideurs pour les questions pour lesquelles on sait d&rsquo;avance qu&rsquo;il y a un biais de participation ? Pour les propositions déraisonnables, voire parfaitement stupides, mais attrayantes pour un public non informé, voire désinformé ? <strong>Entrera-t-on dans l&rsquo;« Âge Internet de la décision politique » ?</strong>&nbsp;&raquo;</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-16666" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/07/1707LabourEnBretagne-520x390.jpg" alt="1707LabourEnBretagne" width="520" height="390" /></p>
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		<title>Etats Généraux de l’Alimentation : un risque important de dérive</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/07/19/etats-generaux-de-lalimentation-un-risque-important-de-derive/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Jul 2017 15:18:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 20 juillet 2017 s’ouvrent les Etats Généraux de l’Alimentation, alias EGA. Cela débutera par une grand-messe avec interventions de toutes les têtes de la république et plus de 400 invités. Ces EGA sont censés initier et concrétiser la promesse électorale d’Emmanuel Macron, en réponse à la crise agricole, d’une meilleure répartition des marges entre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 juillet 2017 s’ouvrent <strong>les Etats Généraux de l’Alimentation, alias EGA</strong>. Cela débutera par une grand-messe avec interventions de toutes les têtes de la république et plus de 400 invités. Ces EGA <strong>sont censés initier et concrétiser la promesse électorale d’Emmanuel Macron</strong>, en réponse à la crise agricole, <strong>d’une meilleure répartition des marges entre tous les acteurs de l’alimentation</strong>. Avec 5 milliards d’euros à la clef affectés à la modernisation de l’agriculture. Mais les risques sont grands d’une dérive vers les sujets dits « sociétaux ».</p>
<p>Pour les détails organisationnels des EGA, lire « <strong><a href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/etats-generaux-de-l-alimentation-le-deroulement-enfin-connu-744317.html">Etats généraux de l&rsquo;alimentation : le déroulement enfin connu</a></strong> » sur <em>LaTribune.fr</em>.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://www.wikiagri.fr/articles/ce-que-les-agriculteurs-peuvent-esperer-des-etats-generaux-de-lalimentation/14869">Ce que les agriculteurs peuvent espérer des états généraux de l&rsquo;alimentation</a></strong> » (<em>WikiAgri</em>), Antoine Jeandey analyse les rapports de force et les <strong>enjeux concernant essentiellement la partie économique</strong>.</p>
<p>Dans « <strong><a href="http://www.lafranceagricole.fr/actualites/etats-generaux-de-lalimentation-le-grand-flou-1,1,3817190036.html">Etats Généraux de l’Alimentation : le grand flou</a></strong> », <em>La France Agricole</em> souligne :<br />
&#8211; <strong>Un programme précipité et le « casse-tête organisationnel »</strong> : échéances raccourcies, période estivale, 14 ateliers<br />
&#8211; L’inquiétude de la profession agricole « qui voit, jours après jours, le second chantier consacré aux <strong>sujets sociétaux prendre le pas sur le celui du juste prix</strong> ».<br />
<strong>On ne peut mieux dire…</strong></p>
<p>Exemple : Dans « <strong><a href="http://www.20minutes.fr/societe/2106271-20170718-etats-generaux-alimentation-consommateurs-veulent-qualite">Etats généraux de l’alimentation: «Les consommateurs veulent de la qualité»</a></strong> », <em>20 minutes</em> interviewe Jean-Yves Mano, président de la CLCV, ONG habituellement plutôt modérée. Et pourtant, après toute une partie consacrée aux aspects économiques, sa conclusion est « Perturbateurs endocriniens, pesticides et autres nanoparticules sont déjà au cœur du combat aujourd’hui. […] La CLCV est aussi là pour ça : faire pression sur les politiques pour que [les] études [de l’INRA ou de l’ANSES] démontrant (sic !) l’impact négatif de ces polluants sur la santé se traduisent sur le plan réglementaire ou législatif. »<br />
La photo d&rsquo;illustration de <em>20 minutes</em> associe d&rsquo;ailleurs sans aucune hésitation &laquo;&nbsp;bon, bio et sain!&nbsp;&raquo;. Une façon de peser, de fait, sur l&rsquo;orientation des EGA.<br />
Et que dire des ONG plus jusqu’au-boutistes !…</p>
<p><strong>Nous risquons bel et bien de voir une alliance objective</strong>, voire affichée, <strong>entre grande distribution et ONG environnementalistes</strong> : ils ont tous intérêt, financier et/ou idéologique, à détourner les EGA de leur objectif principal initial, économique, et à <strong>focaliser sur des objectifs présentés comme « sociétaux », foncièrement idéologiques et sans aucune base scientifique.</strong></p>
<p><strong>Les grandes organisations agricoles ont compris ce risque</strong> et ne se laisseront pas surprendre comme lors du Grenelle de l’Environnement en 2007.<strong> Mais il leur faudra être ferme et fort</strong> pour affronter le poids médiatique et politique de l’idéologie environnementaliste.<strong> Il leur faudra afficher clairement les arguments en faveur d’une agriculture moderne et de qualité, réellement responsable et durable, et mobiliser les agriculteurs autour de ces arguments.</strong></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-16666" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/07/1707LabourEnBretagne.jpg" alt="1707LabourEnBretagne" width="4608" height="3456" /></p>
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		<title>Néonicotinoïdes : Ce n’est que le début d’un débat sur le fond</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/06/27/neonicotinoides-ce-nest-que-le-debut-dun-debat-sur-le-fond/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Jun 2017 15:58:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 26 juin 2017, un semblant d’affrontement a opposé Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et Nicolas Hulot, ministre de l’environnement sur les néonicotinoïdes. Semblant d’affrontement car l’arbitrage avait en fait déjà été rendu. Cependant, cet incident est significatif des arbitrages difficiles qui attendent le gouvernement sur les questions mêlant agriculture, environnement et Union Européenne. La [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 26 juin 2017, un semblant d’affrontement a opposé Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et Nicolas Hulot, ministre de l’environnement sur les néonicotinoïdes</strong>. Semblant d’affrontement car l’arbitrage avait en fait déjà été rendu. Cependant, <strong>cet incident est significatif des arbitrages difficiles qui attendent le gouvernement sur les questions mêlant agriculture, environnement et Union Européenne.</strong> La bataille contre l’idéologie environnementaliste sera rude. Les agriculteurs devront monter au créneau s’ils ne veulent pas être broyés tout crus.</p>
<h1><strong>Le fil du 26 juin</strong></h1>
<p>Stéphane Travert a évoqué la possibilité de se conformer au droit européen en revenant éventuellement sur la loi française interdisant sans discernement tous les usages de tous les néonicotinoïdes. Nicolas Hulot a aussitôt réagi et Edouard Philippe, premier ministre, a, dans la foulée, rappelé que l’arbitrage avait été rendu la semaine précédente.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6hGLpWgY8Ss&amp;feature=youtu.be"><img class="aligncenter size-large wp-image-16625" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706StephaneTravert-520x292.png" alt="1706StephaneTravert" width="520" height="292" /></a></p>
<p>Dans « <strong><a href="http://www.lafranceagricole.fr/actualites/gestion-et-droit/neonicotinoides-du-brouhaha-autour-de-nicolas-hulot-selon-la-fnsea-1,1,3409046717.html">« Du brouhaha » autour de Nicolas Hulot, selon la FNSEA</a></strong> » sur <em>la France Agricole</em>, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, « repousse d’emblée l’idée d’un bras de fer » entre Nicolas Hulot et Stéphane Travert : « Rien n’a changé [sur la question des néonicotinoïdes]. La loi prévoit déjà des dérogations. Mais il y a autour de M. Hulot des gens qui aiment faire du bruit. »<br />
Il est certain que les environnementalistes font beaucoup de bruit et se plaisent à penser que leur vision idéologique de l’environnement est la seule qui vaille. Voir par exemple <strong><a href="https://reporterre.net/Couac-gouvernemental-sur-les-pesticides-en-fait-rien-n-est-vraiment-regle">cet article</a> de <em>Reporterre</em></strong>, pour qui « La saison des « couacs gouvernementaux » ne fait peut-être que commencer. »</p>
<h1>Une analyse de fond</h1>
<p>Dans « <strong><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/pesticides-et-abeilles-sujet-polemique-mais-quoi-parle-t-on-au-juste-jeandey-wikiagri-3092688.html">Pesticides et abeilles, un sujet polémique&#8230; Mais de quoi parle-t-on au juste ?</a></strong> » sur <em>Atlantico</em>, <strong>Antoine Jeandey</strong>, <strong>rédacteur en chef de <em>Wikiagri</em></strong>, décrit et décrypte cette « passe d’armes politicienne. » Il <strong>montre les enjeux économiques et environnementaux de l’interdiction des néonicotinoïdes. Il dénonce le raccourci</strong> devenu &laquo;&nbsp;évident&nbsp;&raquo; <strong>des « pesticides tueurs d’abeilles ».</strong> Raccourci repris par la presse grand public, <strong>« alors qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une idée reçue, pas d&rsquo;une réalité prouvée scientifiquement !</strong> »<br />
Sa conclusion : « Le Premier ministre Edouard Philippe a donc finalement tranché en faveur de Nicolas Hulot, et finalement le contraire eut été étonnant. Mais derrière la question des néonicotinoïdes, bien d&rsquo;autres restent en suspens aujourd&rsquo;hui : la France va-t-elle porter un projet d&rsquo;interdiction des néonicotinoïdes sur l&rsquo;Europe entière pour faire cesser la distorsion de concurrence (ou tout simplement pour des raisons environnementales, puisque c&rsquo;est la raison invoquée) ? Et sur quoi vont reposer ses arguments ?<br />
Comment [la France] va-t-elle prendre en compte les causes multifactorielles de la disparition des abeilles ? Et plus généralement, <strong>comment travailler en posant les sujets tranquillement et en soupesant<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> le pour et le contre des mesures, sans se soumettre en quelques heures à une opinion populaire qui mérite d&rsquo;être informée avant d&rsquo;être suivie ?</strong> »</p>
<p>On peut ici citer le dessin et l’article d’<em>Un Monde Riant</em> sur sa page Facebook :</p>
<p><a href="https://m.facebook.com/unmonderiant/photos/a.559597480734810.139719.438008279560398/1688073094553904/?type=3&amp;refid=52&amp;__tn__=E"><img class="aligncenter size-full wp-image-16626" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706NeonicsUnMondeRiant.png" alt="1706NeonicsUnMondeRiant" width="439" height="437" /></a></p>
<p>Ce dessinateur essaie, en plus d’un trait d’humour, de ramener un peu de réflexion apaisée sur la question des néonicotinoïdes. Les commentaires qui suivent son article montre que ce n’est pas une tâche aisée.</p>
<h1><strong>Notre conclusion</strong></h1>
<p>Stéphane Travert n’avait probablement aucune illusion sur la possibilité d’un changement de loi aujourd’hui concernant les néonicotinoïdes et/ou l’épandage aérien. Etant donnés l’état actuel de l’opinion et la pression idéologique des environnementalistes, <strong>une opposition frontale à la loi n’a aucune chance à court terme</strong>.<br />
<strong>Cependant :</strong><br />
&#8211; Stéphane Travert a surtout montré la <strong>nécessité, conforme aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron, d’être conforme à la réglementation européenne</strong>. Or l’interdiction sans discernement de tous les usages de tous les néonicotinoïdes n’est pas conforme.<br />
&#8211; Christiane Lambert souligne quant à elle <strong>la nécessité de déroger <em>quand les circonstances l’exigent</em></strong> (ce qui est par ailleurs une preuve de l’imperfection de la loi). Même si les dérogations ne sont pas une bonne solution et ne peuvent qu’être exceptionnelles.<br />
&#8211; <strong>L’interdiction sans discernement de tous les usages de tous les néonicotinoïdes est bel et bien une absurdité</strong>. Elle est une atteinte à la productivité de l’agriculture. <strong>Elle</strong> <strong>est surtout</strong> <strong>une atteinte potentielle grave à la santé des abeilles !</strong> Car la plupart des insecticides, y compris bios, qui pourraient être utilisés en remplacement, sont bien plus dangereux.<br />
La santé de abeilles est une question sérieuse qui mérite une réponse s’appuyant sur les faits et l’expérience. Pour une meilleure santé des abeilles, les experts du monde apicole préconisent : une meilleure alimentation (un paysage diversifié), une meilleure santé (protection contre parasites et maladies), de meilleures pratiques apicoles et enfin une utilisation raisonnée des insecticides.<br />
&#8211; Comme l’écrit Antoine Jeandey, il faudra bien, à un moment ou à un autre, considérer que <strong>« l’opinion populaire mérite d&rsquo;être informée avant d&rsquo;être suivie. »</strong><br />
&#8211; Enfin, il faut souligner <strong>l’importance que les producteurs et leurs organisations prennent enfin la parole sur ces sujets</strong> : Les interdictions basées sur de l’idéologie et/ou des idées reçues sont absurdes. Sans « affrontement », mais avec pédagogie et fermeté, les agriculteurs doivent expliquer que ce sont les bonnes pratiques, l’agronomie, plus de science et du pragmatisme, qui permettent de protéger la santé humaine et l’environnement.</p>
<p><strong>Mise à jour du 28 juin 2017:</strong><br />
&laquo;&nbsp;<strong><a href="http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/macron-l-agriculture-et-la-science-741865.html">Macron, l&rsquo;agriculture et la science</a></strong>&laquo;&nbsp;, article de Gérard Kafadaroff dans <em>La Tribune</em>, apporte un éclairage plus général sur les défis et les contradictions à résoudre qui attendent le président Macron et son gouvernement.<br />
De plus, l&rsquo;AGPM nous signale le communiqué de presse de l&rsquo;AGPB, AGPM, CGB et FOP qui est une prise de position claire sur les néonicotinoïdes : &laquo;&nbsp;Cette interdiction [des néonicotinoïdes], hautement symbolique, reste un non-sens économique et environnemental&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Mise à jour du 29 juin 2017 :</strong><br />
Dans &laquo;&nbsp;<strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/06/neonicotinoides-et-couacs-gouvernementaux-ou-sont-les-agriculteurs.html">Néonicotinoïdes et couacs gouvernementaux : où sont les agriculteurs ? (avec mise à jour du 28 juin 2017)</a></strong>&laquo;&nbsp;, Seppi montre qu&rsquo;il y a bien eu des &laquo;&nbsp;couacs&nbsp;&raquo; gouvernementaux le 26 juin. Et surtout que <strong>Stéphane Travert a bel et bien été piègé</strong> : un document opportunément fuité, une pression conjointe, voire complice, entre les ONG et Nicolas Hulot, un revirement de fait d&rsquo;Edouard Philippe entre le 21 juin et le 26 juin&#8230; Bref une mécanique très politicienne.<br />
<strong>Conclusion de Seppi</strong> en deux points :<br />
&#8211; &laquo;&nbsp;<strong>Cela augure mal pour un gouvernement</strong> qui risque de tomber dans les travers qui ont émaillé et terni le quinquennat Hollande.&nbsp;&raquo;<br />
&#8211; &laquo;&nbsp;Dans cette affaire, les agriculteurs et leurs représentants ont été largement absents. <strong>Le dossier des néonicotinoïdes</strong> est certes délicat et complexe. Mais il y a une réalité incontournable : il <strong>n&rsquo;aura guère de chances d&rsquo;avancer</strong> – à Paris et aussi à Bruxelles – <strong>si les agriculteurs ne contribuent pas au débat par des explications rationnelles et – osons-le – des revendications clairement formulées</strong>.&nbsp;&raquo;<br />
<img class="aligncenter wp-image-16632 size-large" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706CP-NNics-AGPB-520x923.jpeg" alt="1706CP-NNics-AGPB" width="520" height="923" /></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :<br />
&#8211; &laquo;&nbsp;<a href="http://www.forumphyto.fr/2017/06/28/neonicotinoides-une-bibliographie-quasi-complete/">Néonicotinoïdes : une bibliographie (quasi-)complète</a>&nbsp;&raquo;<br />
</strong>&#8211; « <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2017/02/20/neonicotinoides-halte-a-la-fuite-en-avant-lue-doit-decider/">Néonicotinoïdes : halte à la fuite en avant ! L’UE doit décider</a></strong> »<br />
&#8211; « <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2016/09/26/les-nuisances-virtuelles-des-neonicotinoides-episode-2-le-retour-des-abeilles-a-puce/">Les nuisances virtuelles des néonicotinoïdes, épisode 2 : Le retour des abeilles à puce !</a></strong> »<br />
&#8211; « <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2015/06/04/neonicotinoides-se-mefier-des-prejuges/">Néonicotinoïdes : se méfier des préjugés</a></strong> »</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le texte original mentionnait « sous-pensant ». Cela nous semblait être une coquille que nous avons corrigée. NDLR.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Usages orphelins : La filière face aux impasses » (Cerafel Bretagne)</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/06/02/usages-orphelins-la-filiere-face-aux-impasses-cerafel-bretagne/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 15:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous ce titre, le Cerafel Bretagne(1) consacre un dossier Environnement-Qualité complet à cette question qui progresse peu malgré les efforts conjoints de la filière et de la DGAL(2). La question des usages Orphelins est particulièrement aigüe en production de légumes, où seuls 41% des usages en cultures légumières sont pourvus. Outre la présentation générale de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706CerafelEQUsagesOrphelins.pdf">Sous ce titre</a></strong>, le Cerafel Bretagne(1) consacre un dossier Environnement-Qualité complet à cette question qui progresse peu malgré les efforts conjoints de la filière et de la DGAL(2).</p>
<p>La question des usages Orphelins est particulièrement aigüe en production de légumes, où seuls 41% des usages en cultures légumières sont pourvus.<br />
Outre la présentation générale de la problématique, le dossier est composé de trois parties :</p>
<ul>
<li><strong>Le diagnostic</strong>.</li>
</ul>
<p>Les impasses nombreuses sont accompagnées de distorsions de concurrence et ont des impacts économiques forts. Les Usages Orphelins sont une des raisons majeures de l’érosion constatée des surfaces et des volumes, mettant « en péril les plus de 10 000 emplois indirects estimés que [les cultures légumières] génèrent dans la région »</p>
<ul>
<li><strong>Porter des solutions contre les usages non pourvus</strong></li>
</ul>
<p>« Accompagner les producteurs, faire le lien avec l’administration, orienter les pouvoirs publics et les firmes phytosanitaires vers de nouvelles solutions : le Cerafel travaille sur tous les plans pour anticiper et limiter les impasses techniques en production. » Le travail au niveau de la filière nationale, en particulier celui de ForumPhyto est également évoqué.</p>
<ul>
<li><strong>Le témoignage de Sophie Szilvasi, DGAL</strong></li>
</ul>
<p>Elle explique le travail technique et de structuration mené par la DGAL au travers de la Commission Usages Orphelins, ainsi que les interactions avec le dispositif européen.</p>
<p><a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706CerafelEQUsagesOrphelins.pdf"><img class="aligncenter size-large wp-image-16536" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/06/1706UsageOrphelinRomanescoRongeurs-520x284.png" alt="1706UsageOrphelinRomanescoRongeurs" width="520" height="284" /></a></p>
<h1><strong>Notre conclusion</strong></h1>
<p>Les efforts de toutes les filières agricoles (légumes, mais aussi fruits, cultures tropicales, semences, riz, houblon, etc.) et de la DGAL pour résoudre la question des Usages Orphelins sont importants. Deux facteurs en limitent beaucoup l’efficacité :<br />
1) la faiblesse, à un niveau plus élevé, des autorités politiques face à certaines ONG qui emploient des moyens importants pour instiller une hostilité aussi systématique qu’injustifiée vis-à-vis des moyens modernes de l’agriculture.<br />
2) Les cadres réglementaires européens et français totalement disproportionnés en conséquence de cette faiblesse.</p>
<p><strong>L’agriculture européenne ne sortira de ces impasses que par un travail de longue haleine d’explication auprès du public et des élus : visites d’exploitations, intervention auprès des médias, interventions publiques et sur les réseaux sociaux, etc.</strong></p>
<p>Comme nous l’expliquons <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2016/12/21/forumphyto-prend-un-nouvel-elan/">ici</a></strong> : « <strong>La santé des plantes est un tout</strong> : C’est un itinéraire cultural complet dépendant des conditions locales et des contraintes économiques. C’est la fertilisation, l’agronomie, des mesures préventives, des interventions manuelles ou mécaniques. C’est l’utilisation d’auxiliaires naturels ou introduits et le biocontrôle. C’est enfin, en dernier recours, l’application de « pesticides » dits conventionnels dans les meilleures conditions (choix du produit, matériel, protection de l’applicateur, etc.). Les producteurs n’ont pas à rougir de leurs pratiques. »<br />
<strong>Contrairement aux idées reçues colportées par certains, l&rsquo;agriculture moderne, y compris les pratiques liées à la protection des plantes, sont les meilleurs outils pour la protection de l&rsquo;environnement et la santé humaine.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Association d’Organisations de producteurs de fruits et légumes de Bretagne</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Direction Générale de l’Alimentation. Service du Ministère de l’agriculture en charge de ce dossier.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouvel arrêté phyto : peu de modifications, mais très critiqué par les ONG</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/05/12/nouvel-arrete-phyto-peu-de-modifications-mais-tres-critique-par-les-ong/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 May 2017 13:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouvel arrêté phyto du 04 mai 2017, qui remplace celui du 12 septembre 2006 est entré en vigueur le 8 mai 2017. Peu de changement par rapport à la version précédente. Voir l’arrêté du 4 mai 2017 (sur le site du gouvernement ou sur ForumPhyto) Pour les organisations agricoles, les changements sont considérés comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouvel arrêté phyto du 04 mai 2017, qui remplace celui du 12 septembre 2006 est entré en vigueur le 8 mai 2017. Peu de changement par rapport à la version précédente.</p>
<p>Voir l’<strong><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034603791&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id">arrêté du 4 mai 2017</a></strong> (sur le site du gouvernement <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/05/170504ArretePhyto.pdf">ou sur ForumPhyto</a></strong>)</p>
<p>Pour les organisations agricoles, les changements sont considérés comme mineurs.<br />
Voir par exemple <strong><em><a href="http://www.vitisphere.com/actualite-85201-Le-nouvel-arrete-encadrant-les-traitements-phytosanitaires-est-paru.htm">Vitisphère</a></em></strong>.<br />
L’arrêté maintient la vitesse maximale du vent à 3 sur l’échelle de Beaufort et les dispositions concernant les ZNT. Les changements concernent un léger allègement concernant les tenues vestimentaires et des modifications des délais de réentrée en fonction des phrases de risques des produits phytosanitaires.</p>
<p>Les ONG avaient anticipé un fort durcissement concernant les ZNT et les règles portant sur le voisinage. N’ayant pas obtenu satisfaction, elles manifestent leur mécontentement.<br />
Voir par exemple « <strong><a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/arrete-pesticides-les-points-d-eau-sacrifies,82494">Arrêté pesticides: les ‘points d’eau’ sacrifiés</a></strong> » par le <em>Journal de l’Environnement</em> qui rend compte des positions de quelques ONG, ou « <strong><a href="http://www.60millions-mag.com/2017/05/11/pesticides-ces-riverains-qu-empoisonne-11141">Pesticides : ces riverains qu’on empoisonne</a></strong> », ; article décrivant abusivement une situation apocalyptique, par <em>60 millions de consommateurs</em>.<br />
Dans « <strong><a href="https://www.actu-environnement.com/ae/news/produits-phyto-pesticides-encadrement-riverains-travailleurs-eau-28961.php4">Encadrement des produits phyto : les riverains ne sont toujours pas protégés</a></strong> » <em>Actu-Environnement</em> est plus factuel.</p>
<p><strong>Le gouvernement et les organisations environnementalistes et agricoles sortent la tête haute des négociations qui ont été dures. Il n’en demeure pas moins que ce nouvel arrêté reste inapplicable sur de nombreux points…</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :<br />
</strong>«  <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2017/01/19/arrete-phytos-en-consultation-publique/">« Arrêté phytos » en consultation publique</a></strong> » (Janvier 2017)<br />
« <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2016/10/11/lespace-agricole-menace-dun-retrecissement-brutal-et-inutile-daniel-sauvaitre/">« L’espace agricole menacé d’un rétrécissement BRUTAL et INUTILE » (Daniel Sauvaitre)</a></strong> »</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Loi Labbé ou loi la bêtise ? (Interdiction des pesticides dans les espaces verts)</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/05/10/loi-labbe-ou-loi-la-betise-interdiction-des-pesticides-dans-les-espaces-verts/</link>
		<comments>http://www.forumphyto.fr/2017/05/10/loi-labbe-ou-loi-la-betise-interdiction-des-pesticides-dans-les-espaces-verts/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 17:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[L’idée de ce titre nous a été donné par Seppi qui a publié « Sur Capital, la loi la bêtise&#8230; oups ! La loi Labbé ». Depuis janvier 2017, l’ensemble des pesticides de synthèse sont interdits d’utilisation par les collectivités dans les espaces verts. Ce n’est pas sans poser de graves problèmes. Des problèmes techniques Dans « Espaces verts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’idée de ce titre nous a été donné par Seppi qui a publié « <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/05/sur-capital-la-loi-la-betise.oups-la-loi-labbe.html">Sur <em>Capital</em>, la loi la bêtise&#8230; oups ! La loi Labbé</a></strong> ». Depuis janvier 2017, l’ensemble des pesticides de synthèse sont interdits d’utilisation par les collectivités dans les espaces verts. Ce n’est pas sans poser de graves problèmes.</p>
<h1><strong>Des problèmes techniques</strong></h1>
<p>Dans « <strong><a href="https://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/entretiens/espaces-verts-pesticides-divorce-annonce">Espaces verts et pesticides : un divorce annoncé</a></strong> », <em>Agriculture et Environnement</em> (A&amp;E) interviewe Jacques My, (maintenant ancien) directeur de l’UPJ<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Ce dernier liste les nombreux problèmes techniques posés par la loi. Pour certains parasites et maladies, il y a des solutions de remplacement. Mais dans de nombreux cas, il n’y a tout simplement pas de solution ! Ainsi en est-il d’un champignon qui attaque le buis, des charançons rouges dévorant les palmiers, du chancre coloré des platanes ou de la chalarose du frêne. Ce qui fait dire à J My : Si on continue à s’interdire toute solution de synthèse, « bonne chance ! ». Globalement, dit-il, les « méthodes [alternatives] sont clairement plus onéreuses, moins efficaces, et comble de l’absurde, pas nécessairement meilleures pour l’environnement ».</p>
<h1><strong>Des problèmes économiques</strong></h1>
<p>J My, dans A&amp;E, mentionnait les problèmes économiques, mais l’article d’Erwan Seznec dans <em>Capital</em>,cité par Seppi, en fait le centre de son analyse.</p>
<p><strong><em>Alerte-Environnement</em> en fait un feuilleton</strong> :<br />
&#8211; « <strong><a href="http://alerte-environnement.fr/2017/05/07/la-loi-labbe-dans-les-faits-1/">La loi Labbé dans les faits (1)</a></strong> » : Les oliviers de Menton et la bactérie Xylella fastidiosa<br />
&#8211; « <strong><a href="http://alerte-environnement.fr/2017/05/08/la-loi-labbe-dans-les-faits-2/">La loi Labbé dans les faits (2)</a></strong> » : Les palmiers de la Côte d’Azur et le charançon rouge (CRP)<br />
&#8211; « <strong><a href="http://alerte-environnement.fr/2017/05/09/la-loi-labbe-dans-les-faits-3/">La loi Labbé dans les faits (3)</a></strong> » : Le coût exorbitant du désherbage thermique.<br />
&#8211; « <strong><a href="http://alerte-environnement.fr/2017/05/10/la-loi-labbe-dans-les-faits-4/">La loi Labbé dans les faits (4)</a></strong> » : Le buis, la pyrale et la moisissure.</p>
<p>Et le feuilleton n’est pas terminé…</p>
<p><strong>Résumé de <em>Capital</em></strong> : « 100 fois plus cher de traiter les buis avec un procédé bio, 30 % de jardiniers en plus à cause de la loi Labbé, 1,3 % de hausse induite pour les budgets des communes par les nouvelles règles. »</p>
<p>Et Seppi d’ironiser : « Ce n&rsquo;est peut-être pas exact, car <strong>il existe d&rsquo;autres solutions : laisser pousser les mauvaises herbes et dépérir les plantes&#8230; et tant pis ; bétonner ; réintroduire un impôt en nature aboli à la fin de l&rsquo;Ancien Régime, la corvée, ici, de désherbage</strong>. »</p>
<h1><strong>Un préjudice esthétique, mais pas seulement</strong></h1>
<p>On remarquera l’apparition sur les réseaux sociaux de quelques posts ironiques « remerciant » la loi Labbé pour le nouveau visage qu’offrent les villes « sans pesticides ». Voir par exemple <strong><a href="https://twitter.com/CathDagorn/status/861674988423831554">ici</a></strong> et <strong><a href="https://twitter.com/gigiotef1/status/855505401256792067">ici</a></strong>.</p>
<p>Mais comme le note G Rivière-Wekstein dans un commentaire d’une photo postée sur Twitter : « C&rsquo;est la &laquo;&nbsp;Royal Attitude&nbsp;&raquo;. Certes cela donne un peu de &laquo;&nbsp;verdure&nbsp;&raquo; au béton, mais gare aux dégâts provoqués par les racines. »</p>
<p><a href="https://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/entretiens/espaces-verts-pesticides-divorce-annonce"><img class="aligncenter size-large wp-image-16407" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2017/05/1705ZeroPhytoEspacesVerts-520x525.png" alt="1705ZeroPhytoEspacesVerts" width="520" height="525" /></a></p>
<h1><strong>Des risques pour la population</strong></h1>
<p>Seppi rajoute quelques « dégâts collatéraux » de la  loi Labbé :<br />
&#8211; Protéger insuffisamment contre les xylpohages (par exemple charançon des palmiers), « c&rsquo;est mettre en danger la vie des gens, du fait de la chute inopinée d&rsquo;arbres et de branches »<br />
&#8211; « Le désherbage à la flamme, ce sont des incendies assurés »</p>
<h1><strong>Un problème social et éthique</strong></h1>
<p>Seppi ajoute « le pompon est décroché par M. Joël Labbé, avec deux déclarations :<br />
« <em>Les villes peuvent faire appel aux associations d&rsquo;insertion pour le désherbage</em>. »</p>
<p>Suggérer le recours à des personnes en réinsertion pour manier la binette ou arracher les mauvaises herbes – pardon, M. Labbé, les adventices – c&rsquo;est, à notre sens, une profonde marque de mépris.<br />
Entendons-nous : qu&rsquo;une municipalité décide de confier ce genre de travaux à une association pour faire vivre cette association et les personnes qu&rsquo;elle emploie, c&rsquo;est une chose ; qu&rsquo;un législateur, en défense de « sa » loi, fasse la promotion d&rsquo;une forme de travail au rabais, en concurrence ou plutôt à la place des emplois réguliers, c&rsquo;en est une autre. »</p>
<h1><strong>Des exceptions qui sont des aveux&#8230;</strong></h1>
<p>Nous noterons enfin que, dans son introduction, <strong>Seppi détaille comment la loi Labbé est « érodé » à coups d’exceptions</strong> dès qu&rsquo;une impasse majeure est trop manifeste :</p>
<p>&#8211; « l&rsquo;utilisation des produits phytopharmaceutiques est autorisée pour l&rsquo;entretien des voiries […] dans la mesure où leur interdiction ne peut être envisagée pour <strong>des raisons de sécurité</strong>, […] ou entraîne des sujétions disproportionnées sur l&rsquo;exploitation routière. »<br />
&#8211; « Cette interdiction ne s&rsquo;applique pas non plus aux traitements [qui] s&rsquo;avèrent nécessaires pour lutter contre un danger sanitaire grave menaçant la <strong>pérennité du patrimoine historique ou biologique</strong> et ne pouvant être maîtrisé par un autre moyen, y compris une méthode non chimique. » <strong>Il s’agit bien d’un aveu de l’irresponsabilité de cette loi</strong>.</p>
<h1>Notre conclusion</h1>
<p><strong>Bref, nous partageons l’avis de Seppi : la loi Labbé est irresponsable. Et le titre sarcastique de Seppi est justifié : c’est « <a href="http://seppi.over-blog.com/2017/05/sur-capital-la-loi-la-betise.oups-la-loi-labbe.html">la loi la bêtise… oups !</a> ».<br />
</strong></p>
<p>En PS, Seppi fustige la série d’articles sur le bio dans le même numéro de Capital : « C&rsquo;est nettement moins bon ». Il a malheureusement raison. Voir à ce propos « <strong><a href="http://www.forumphyto.fr/2017/05/10/bio-une-polemik-tres-approximative-de-capital/">Agriculture Bio : une « polémik » très approximative de <em>Capital</em></a></strong> »</p>
<h1></h1>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Union des entreprises de protection des jardins</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Liste des produits de biocontrôle mise à jour</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/03/31/liste-des-produits-de-biocontrole-mise-a-jour/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 15:05:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 28 mars, la DGAL a publié une note de service dressant une nouvelle liste de produits de biocontrôle, abrogeant les versions précédentes. Rappelons que : &#8211; Les produits mentionnés dans cette liste sont des produits contenant soit des micro-organismes, soit des médiateurs chimiques comme les phéromones et les kairomones, soit des substances naturelles d’origine végétales, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 mars, la DGAL a publié une <strong><a href="https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2017-289/telechargement">note de service</a></strong> dressant une nouvelle liste de produits de biocontrôle, abrogeant les versions précédentes.</p>
<p>Rappelons que :<br />
&#8211; Les produits mentionnés dans cette liste sont des produits contenant soit des micro-organismes, soit des médiateurs chimiques comme les phéromones et les kairomones, soit des substances naturelles d’origine végétales, animale ou minérale.<br />
&#8211; Ces produits sont mentionnés à l’article 1° de l’<strong><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2016/3/9/AGRG1605924A/jo">Arrêté du 9 mars 2016</a> </strong>(remplaçant un précédent arrêté du 27 mars 2015 pratiquement identique mais annulé) fixant le taux de la taxe sur la vente de produits phytopharmaceutiques. Ils bénéficient d’une réduction substantielle de cette taxe (0.1% au lieu de 0.2%) destinée à financer « la mise en place du dispositif de phytopharmacovigilance » par l’ANSES.<br />
<strong>Ces produits sont également exemptés de l’interdiction de publicité, de l’obligation de détenir un certiphyto pour l’achat, de la comptabilisation dans les certificats d’économies de produits phytosanitaires et de l’interdiction de vente en jardinerie.</strong></p>
<p>A noter que certains produits considérés comme « naturels », tels que les sels de cuivre, ne sont pas dans cette liste du fait de leur toxicité ou de leur écotoxicité. Cependant, <strong>certaines substances présentant un certain danger sanitaire</strong> (allergie cutanée ou respiratoire) <strong>ou environnemental</strong> (insecticide à large spectre) <strong>sont maintenant incluses dans cette liste.</strong><br />
Inversement des produits très proches de substances naturelles qui pourraient être considérés comme des produits de biocontrôle, dont l&rsquo;utilisation n&rsquo;est pas plus risquée, voire moins risquée, que leur contrepartie &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo;, ne sont pas inclus dans cette liste. On peut par exemple citer le spinetoram, très proche chimiquement du spinosad.</p>
<p><strong>Le plan Ecophyto en visant à réduire les volumes de pesticides utilisés, et non pas les risques, mène à de nombreuses impasses agronomiques</strong> : pertes qualitatives et/ou quantitatives en production, risques environnementaux et/ou sanitaires accrus, apparition de résistances, voire prolifération incontrôlable de parasites ou de maladies.<strong>  En dressant cette liste des produits de biocontrôle, puis en en assouplissant légèrement les critères, le gouvernement essaie, petitement et vainement, de contrecarrer les nombreux effets pervers du plan Ecophyto.</strong></p>
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		<title>L’avis très « politique » de l’ANSES sur les alternatives aux néonicotinoïdes</title>
		<link>http://www.forumphyto.fr/2017/03/24/lavis-tres-politique-de-lanses-sur-les-alternatives-aux-neonicotinoides/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 13:36:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Dans le cadre de la loi biodiversité, les néonicotinoïdes seront interdits compter du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles pour certains usages jusqu’au 1er juillet 2020. L’ANSES[1], afin d’éclairer les décisions de dérogations et à la demande de Stéphane Le Foll, vient de rendre un « premier avis relatif à la méthode d&#8217;identification des alternatives [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-6976" src="http://www.forumphyto.fr/wp-content/uploads/2012/07/LogoAnses-160x60.png" alt="LogoAnses" width="160" height="60" /> Dans le cadre de la loi biodiversité, les néonicotinoïdes seront interdits compter du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles pour certains usages jusqu’au 1er juillet 2020. L’ANSES<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, afin d’éclairer les décisions de dérogations et à la demande de Stéphane Le Foll, vient de rendre un « <strong><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/SANTVEG2016SA0057.pdf">premier avis relatif à la méthode d&rsquo;identification des alternatives existantes et à son application à une étude de cas</a>.</strong> »  Le cas étudié est celui de la vigne. Analyse.</p>
<p>Voir le <strong><a href="https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-publie-la-m%C3%A9thodologie-d%E2%80%99%C3%A9valuation-des-alternatives-aux-n%C3%A9onicotino%C3%AFdes">communiqué de presse</a></strong> de l’ANSES.</p>
<p><strong>Des limites</strong></p>
<p><strong>L’ANSES soutient dans le rapport que « pour les cicadelles de la vigne, il existe à l&rsquo;heure actuelle des méthodes de lutte alternatives suffisamment efficaces et opérationnelles</strong> pour contribuer à une solution de substitution à l&rsquo;usage des néonicotinoïdes, en termes d&rsquo;efficacité, à l&rsquo;horizon 2018. »  Parmi ces méthodes : « l&rsquo;arrachage des plant contaminés par la flavescence dorée [maladie transmise par les cicadelles] reste l&rsquo;une des méthodes les plus efficaces. »<br />
Selon l’ANSES, <strong>il faut cependant tempérer</strong> :<br />
&#8211; « Aucune méthode n&rsquo;assure à elle seule une efficacité suffisante »<br />
&#8211; « Il convient aussi de souligner l&rsquo;augmentation attendue du risque de résistance des insectes aux autres insecticides chimiques du fait de la suppression du mode d&rsquo;action des néonicotinoïdes »<br />
&#8211; Les risques pour la santé et l’environnement des moyens alternatifs restent à évaluer<br />
&#8211; Enfin il reste des milliers d’usages à comparer…<br />
Il faut rajouter que Stéphane Le Foll a réaffirmé « la nécessité d’évaluer, pour chacune de ces solutions alternatives, leurs incidences économiques et pratiques pour les exploitations agricoles ainsi que les risques d’apparition de résistance parmi les organismes cibles. »</p>
<p><em>Actu-Environnement</em> titre résolument « <strong><a href="https://www.actu-environnement.com/ae/news/neonicotinoides-insecticides-alternatives-avis-Anses-28686.php4#xtor=ES-6">L&rsquo;Anses identifie des alternatives efficaces et opérationnelles aux néonicotinoïdes</a>.</strong> »</p>
<p>Dans « <strong><a href="https://www.mon-viti.com/filinfo/reglementation/premier-avis-de-lanses-sur-les-alternatives-aux-neonicotinoides">Premier avis de l’Anses sur les alternatives aux néonicotinoïdes</a></strong> », <em>Mon-Viti</em>, revue professionnelle viticole a un ton plus neutre, voire prudent. Il en est de même de <em>Circuits Culture</em> ou d’autres revues professionnelles.</p>
<p><strong>En général donc : une ANSES et des commentateurs prudents et réservés. </strong></p>
<p><strong>Une critique plus radicale</strong></p>
<p>Dans « <strong><a href="http://alerte-environnement.fr/2017/03/23/neonicotinoides-lanses-deconnectee-du-terrain/">Néonicotinoïdes : l’Anses déconnectée du terrain</a></strong> », <em>Alerte Environnement</em> conteste les résultats déclarés de l’ANSES sur la vigne. Et ironise sur une des solutions proposées par l’ANSES : « l’arrachage des plants porteurs de flavescence dorée » : Si un plant est contaminé, ses voisins le sont déjà probablement… Un commentaire se demande même s’il n’y a pas confusion avec l’esca…<br />
<em>Alerte-Environnement</em> remarque par ailleurs « <strong>ce curieux calendrier qui consiste à interdire…et à ensuite essayer de trouver des alternatives</strong>. »</p>
<p><strong>Notre analyse</strong></p>
<p>Les réserves exprimées par l’ANSES même, la réaction de Stéphane Le Foll et les critiques defond formulées par <em>Alerte-Environnement</em> montrent que <strong>les pouvoirs publics sont très loin de pouvoir proposer des alternatives fonctionnelles à l’horizon 2018 ou même 2020</strong>.</p>
<p><strong>L’ANSES exprime un avis mesuré. Malgré cela, une critique sévère s’impose</strong>.<br />
Ce travail a peut-être un intérêt scientifique marginal. Mais, pour l’ensemble des agriculteurs concernés par les néonicotinoïdes, <strong>cette étude de cas est d’un intérêt pratique quasi-nul</strong>. <strong>Sur la vigne</strong>, et en particulier contre les cicadelles vectrices de la flavescence dorée, n’importe quel technicien agricole sait depuis toujours qu’<strong>il y a une ribambelle de produits d’autres familles chimiques, ayant une efficacité comparable</strong> à celle des néonicotinoïdes. <strong>Ce n’est pas du tout sur la vigne que l’interdiction des néonicotinoïdes pose problème. Beaucoup d’autres usages des néonictoinoïdes sont vitaux </strong>: traitements de semences en céréales, et en culture spécialisées, traitement aérien dans quelques cultures particulière.<br />
<strong>Communiquer d’abord sur les usages où les néonicotinoïdes n’ont pas d’avantage décisif, c’est se moquer du monde. La seule justification du choix de ce cas est « politique », au plus mauvais sens du terme.</strong></p>
<p><strong>Mise à jour du 31 mars 2017 :</strong><br />
Dans « <strong><a href="http://seppi.over-blog.com/2017/03/neonicotinoides-et-anses-le-delire-politique-et-bureaucratique.html">Néonicotinoïdes et ANSES : le délire politique et bureaucratique. Agriculteurs, prenez les choses en main !</a></strong> », Seppi souligne la gravité de la situation : « <strong>L&rsquo;ANSES s&rsquo;est vu confier une mission impossible</strong> : donner des avis sur les usages pour lesquels des dérogations peuvent être accordées dans le respect des conditions légales. <strong>Elle a mis un an pour produire un document partiel présentant une approche et une méthode</strong>. Ce document est hautement critiquable, voire contre-productif dans le cas pris pour modèle : la vigne et le contrôle de la cicadelle, vectrice de la flavescence dorée. <strong>Il reste près de 340 jours ouvrables d&rsquo;ici l&rsquo;échéance et le mandat de l&rsquo;ANSES est d&rsquo;étudier des milliers (3.500 dit-on) de triplets « espèce cultivée-ravageur-solution de substitution aux néonicotinoïdes »</strong> »</p>
<p><strong>Sa conclusion</strong> : « <strong>Les agriculteurs doivent réagir</strong>. […] <strong>ils doivent à notre sens impérativement demander ces dérogations dès maintenant, sans compter sur une inexistante bienveillance administrative et ministérielle</strong>.<br />
Ce serait aussi honorer le travail de tous les parlementaires qui se sont investis pour s&rsquo;opposer à l&rsquo;interdiction.<br />
<strong>Ne pas le faire, ce serait déserter devant la pseudo-écologie démagogique et délétère.</strong> »</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Agence Française de sécurité des aliments</p>
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