ONG, "Sonneurs d'alerte", etc., Veille sociétale

« Moins d’agriculteurs, c’est aussi moins de biodiversité » (La Croix)

20 Sep 2011

Sous ce titre, La Croix rend compte de la publication des résultats du dernier recensement agricole sous le regard de A Lebreton, de la FNH (ex-fondation, Nicolas Hulot) et de JC Bévillard (France Nature Environnement). Ils dressent un tableau plutôt négatif de leur point de vue et constatent que la baisse du nombre d’exploitations ne signifie pas un « retour à l’état naturel ». Au contraire : le nombre des exploitations « moyennes et grandes spécialisées en céréales et oléoprotéagineux »  a lui tendance à augmenter ;  « le regroupement des parcelles a plutôt tendance à favoriser la mécanisation et la disparition des haies et des bordures végétales, qui sont des refuges de la biodiversité ».

Ils dressent le même constat négatif que la plupart des organisations agricoles sur trois points essentiels :

L’imperméabilisation des sols convertis en zones commerciales, infrastructures routières, lotissements a un effet négatif. « Les lois Grenelle et la loi de modernisation agricole de 2010 tentent de lutter contre l’artificialisation des sols, mais sans résultat pour le moment »,  constate Jean-Claude Bévillard.

– L’infime partie d’anciennes terres agricoles livrée chaque année à l’embroussaillement, et à terme à la forêt n’est pas forcément bon sur le plan environnemental.

– Mais surtout,  « La déprise agricole concerne surtout les zones de montagne, dans lesquelles les petits éleveurs n’arrivent plus à subsister,  rappelle Amandine Lebreton. Or avec les prairies de montagne, l’agriculture avait créé un écosystème en équilibre, qui est menacé par ces changements. »

Cependant, toujours selon eux, l’évolution actuelle peut présenter un avantage. « La question des pratiques agricoles est essentielle,  assure ainsi Christian Huygue. Ce sont souvent les petites exploitations, menées par des exploitants âgés, qui passent le relais. Les agriculteurs qui prennent la relève ont des niveaux de formation plus élevés et une plus grande capacité à innover. On constate ainsi qu’ils ont des pratiques plus raisonnées dans l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires, pour des motivations à la fois économiques, environnementales et même sanitaires. »

On ne peut qu’approuver…