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LesInfos 1012

17 Jun 2011

Les Infos 10-12 du 29 juillet 2010

 

Questions-réponses sur la Protection Intégrée des cultures (Copa-Cogeca…)
« La protection intégrée des cultures consiste, dans une situation phytosanitaire donnée, à utiliser une combinaison de toutes les pratiques culturales appropriées (mesures préventives, méthodes culturales, mécanique, biologiques et chimiques) dans le cadre d’une démarche globale visant à réduire l’impact des maladies et ravageurs et leurs dommages à un niveau acceptable, en assurant en même temps la protection de la santé humaine et de l’environnement. »
La directive 2009/128 « utilisation durable des pesticides » de l’UE rend obligatoire l’application des principes de la protection intégrée des cultures à partir du 1° janvier 2014. Copa-Cogeca, Freshfel, ECPA,etc. ont saisi cette occasion pour expliquer ces principes mis en œuvre concrètement par les agriculteurs depuis 40 ans, sous forme d’un « questions/réponses » (in English) : Qu’est ce que la protection intégrée ? Y-a-t-il une définition largement acceptée ? Quel rapport avec l’agriculture durable ? Quel rapport entre protection intégrée et production intégrée ? Les techniques de protection intégrée incluent-elles l’utilisation de produits de protection des plantes ? Pourquoi appliquer la protection intégrée au champ ? Quels en sont ses bénéfices ?  La protection intégrée contribue-t-elle aux objectifs de la directive utilisation durable des pesticides ? Qu’est-ce qui est nécessaire pour une application de la protection intégrée à l’échelle européenne ? Quels en sont les bénéfices pour le consommateurs ? La protection intégrée est en place depuis 40 ans : qu’y-a-t-il de nouveau ? La protection intégrée coûte-telle plus aux producteurs et aux consommateurs ?

Assemblée Générale 2010 de ForumPhyto
L’Assemblée Générale de ForumPhyto a constaté que la question phytosanitaire en fruits et légumes a pris toute sa place dans l’espace professionnel et institutionnel. La sensibilisation à la question des usages orphelins est maintenant générale dans la filière.
ForumPhyto a été un des facteurs de cette mobilisation sur les usages orphelins
; Au niveau national, par exemple par l’animation de la démarche « Bonnes pratiques usages non pourvus (cultures orphelines) » ; Au niveau européen, par la participation au recensement en cours, par l’Areflh, des priorités des producteurs.
La question des usages orphelins reste la question prioritaire des prochains mois et même des prochaines années.
ForumPhyto est également mobilisé sur d’autres sujets : protection de l’utilisateur, LMR et limite de quantification, … Voir compte-rendu synthétique de l’AG de ForumPhyto.

« Une analyse du secteur bio dans l’Union Européenne » (DG Agri, Commission Européenne)
Sous ce titre
(mais… in English), la Direction Générale de l’Agriculture (DG AGRI) de la Commission Européenne publie une analyse économique complète de l’agriculture bio, essentiellement un grand nombre de données statistiques sous forme graphique ou cartographique. L’agriculture bio représente 4,3% des surfaces agricoles de l’UE en 2008, dont plus de 10% en Autriche, Suède et Estonie. La ferme bio moyenne est de 38 ha contre 13 ha pour la ferme conventionnelle moyenne. 47,1% des surfaces bio sont en prairie permanente (beaucoup plus qu’en agriculture conventionnelle). Malgré une croissance forte, la part du bio dans l’alimentation ne représente pas plus de 2% du total des dépenses des consommateurs en 2007.

Biodiversité et abeilles : les jachères apicoles progressent
Sous le titre « 2500 ha de jachères apicoles », Campagnes et environnement annonce un doublement probable de ces jachères, qui permettent d’utiliser les jachères prévues dans la PAC (Politique Agricole Commune de l’UE) pour l’équilibre nutritionnel des abeilles, gage de bonne santé des ruches.
Le réseau Biodiversité pour les abeilles donne des informations concrètes sur l’implantation des jachères, la réglementation, les démarches en cours… et des informations scientifiques. A consulter impérativement.

Protéger les plants de tomate contre Tuta absoluta (SDQPV / CTIFL)
Le CTIFL publie les présentations faites lors de la journée de la Protection des Végétaux (DGAL/SDQPV) le 11 mai 2010 à Angers consacrée à la Tuta absoluta (voir LesInfos0919 et LesInfos1007).
Consultez entre autres : réglementation internationale, épidémio-surveillance en France, situation dans le sud de la France et méthodes de protection, description de Tuta et pistes travaillées (UIPP), Expérimentation 2009/2010 (CTIFL et APREL), conférence de Tunis (mars 2010).

La Tuta Absoluta sera au centre de la journée serres du CTIFL
Cette journée aura lieu le 23 septembre 2010 à Carquefou. Voir le programme.

Tarsonème sur fraise : l’inquiétude monte
Le tarsonème est un petit acarien qui menace gravement les cultures de fraises. Il inquiète les responsables de la filière qui ont incité les producteurs à respecter des mesures prophylactiques, importantes mais insuffisantes à elles seules pour réduire cette menace. Les pouvoirs publics, après avoir été alertés par les professionnels, ont autorisé par dérogation de 120 jours le traitement des plants de pépinières. Cependant les professionnels restent mobilisés pour demander un traitement complémentaire efficace en culture.

Charançon rouge du palmier : lutte obligatoire
Le Charançon Rouge du Palmier (Rhynchophorus ferrugineus (Olivier)) est surnommé le tueur de palmiers. Observé pour la première fois en France en 2006, il se propage très vite.
Jusqu’à maintenant, comme évoqué dans LesInfos0920, seule la destruction des palmiers attaqués était autorisé, mais… inefficace pour lutter contre la propagation du charançon.
Prenant en compte le classement du charançon rouge comme organisme nuisible par l’Union Européenne (décision 2007/365/CE), et à la demande des professionnels, des mairies, etc., le ministère de l’agriculture (DGAL) vient de prendre un arrêté de lutte obligatoire qui définit traitements à appliquer et zonage.
Quelques points devraient encore être précisés dans les mois qui viennent, en particulier concernant les modalités de traitement des palmiers. Plus de détails pour les adhérents de ForumPhyto dans Points Chauds.

Bonnes pratiques d’utilisation du Glyphosate (Egeis)
Le Glyphosate est un désherbant qui peut poser des problèmes environnementaux du fait de son utilisation très fréquente. Egeis (European Glyphosate Information Source) est une boîte à outil pour l’utilisation durable du Glyphosate (in English), gérée par les principaux fabricants de Glyphosate et s’appuyant sur des données scientifiques indépendantes. Cet boîte à outils offre un panorama complet des problèmes, potentiels ou effectifs, soulevés par l’utilisation (généralisée) du Glyphosate et des solutions pratiques pour en réduire l’impact environnemental. Voir en particulier : stockage et manipulation, désherbage des zones imperméabilisées (routes..), bonnes pratiques en agriculture… (all in English, malheureusement pour les francophones…).
Les bonnes pratiques concernant l’utilisation du Glyphosate ont déjà été évoquées dans LesInfos0906 et LesInfos0908 pour ce qui concerne les zones agricoles.

Peut-on se passer de pesticides ? Conséquences d’une diminution de 50% ? (L Berthod)
Dans cet article
, L Berthod revient sur le rapport parlementaire de l’OPECST et sur la nécessité de la protection phytosanitaire. « L’extrême diversité de nature et de fonction (des pesticides) vide de son sens toute critique globale a priori. » et vide donc de son sens une réduction de l’usage de 50% en volume comme prévu dans le Grenelle. Les risques sont une baisse importante des rendements (exemple du blé panifiable au Danemark), une baisse de la qualité des produits et une délocalisation des productions dans des pays moins regardants.
Nous avons déjà évoqué le rapport de l’OPECST dans FlashInfosOPECST.

« L’agriculture écologique : résistante à la sécheresse » (Greenpeace)
Sous ce titre
(in English)
, Greenpeace Europe publie un document se présentant comme scientifique. La thèse principale développée est qu’une agriculture plus diversifiée, plus écologique, des sols riches en matière organique et en biodiversité et des semences locales adaptées, sont la clef pour résister à des « pluies plus rares et plus aléatoires » qui sont déjà une conséquence du « changement climatique d’origine humaine ».
Les OGM sont rejetés
du fait que « la résistance à la sécheresse est une caractéristique complexe, impliquant l’interaction de nombreux gènes, et ceci bien au-delà de la capacité d’une technologie rudimentaire basé sur la forte expression de quelques gènes bien caractérisés. » Autrement dit, pour insuffisance technologique…
Malgré son caractère éminemment militant, ce document offre un certain intérêt du fait de l’appel à la préservation des sols et au rôle positif de la biodiversité.

« L’environnementalisme comme religion » (AgBioView)
Sous ce titre
(in english)
, AgBioView reprend ici un article de P.H Rubin, professeur à Emory University, dans le Wall Street Journal. Il montre en quoi l’environnementalisme a les caractéristiques fondamentales d’une religion : il n’est pas « réfutable » (pas testable) et il a ses rites et ses tabous. Comme une religion, il a une fonction de création d’identité, à l’intérieur d’une tribu. « Au fur et à mesure que le monde devient moins religieux, les gens se définissent eux-mêmes de plus en plus comme verts plutôt que comme chrétiens ou juifs. »