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« La fertilité masculine en déclin ? » Réellement ? (Univers Science)

15 Jan 2013

Le déclin de la qualité du sperme  est une idée très répandue. Et même ses causes forcément les perturbateurs endocriniens, et forcément les pesticides… Sauf que ce n’est pas si clair que ce que certains veulent bien dire.
Dans Science Actualités, revue en ligne d’Univers science (Palais de la Découverte et Cité des sciences), P Bertrand, en faisant part d’une étude récente de l’INVS (in English) (institut national de veille sanitaire) sur le sujet, expose de façon pédagogique les raisons des doutes des scientifiques sur la réalité de ce déclin.

Lire l’article d’Univers Science.

 

 

La baisse semble constatée. Encore que « selon les pays, les régions et même les villes, cette baisse de la qualité du sperme n’est ni générale, ni uniforme » et « les volontaires pour ce genre d’études sont peu nombreux et peu représentatifs de la population masculine dans son ensemble »

« Seuls la Finlande et le Danemark ont entrepris des études prospectives solides : des cohortes d’hommes jeunes sont suivis depuis dix ans dans l’objectif de répondre expressément à l’interrogation sur cette baisse de la fertilité masculine et ses causes éventuelles. Or pour l’instant, alors que la concentration spermatique au Danemark est relativement basse, il n’a pas été observé de réduction depuis une décennie, elle aurait même plutôt tendance à croître. En Finlande, en revanche, elle s’érode. »

Pour les raisons de la baisse, c’est encore moins clair : Pour B Jégou, directeur de l’Institut de recherche en santé, environnement et travail, « les données provenant des différents centres ne sont pas homogènes et des informations cruciales comme la profession, le poids, le tabagisme ou l’abstinence des participants font défaut. »

 

Conclusion : « Pour Bernard Jégou, il est urgent que les pouvoirs publics français lancent une étude prospective sur du long terme. En attendant, si l’étude de l’INVS n’a pas permis de confirmer ni d’écarter l’hypothèse de la baisse de la fertilité, elle a eu le mérite de relancer le sujet. »