Bonnes pratiques, Protection intégrée

« Inde : comment une guêpe a sauvé la papaye » (Courrier International)

21 janv. 2014

Sous ce titre, Courrier International raconte une success story du biocontrôle en Inde : Acerophagus papayae, une microguêpe, en pondant ses œufs dans les cochenilles, est un moyen de lutte efficace.

Loin de la louange naïve et unilatérale habituelle des médias grand public, cet article est pédagogique, concret, informatif et équilibré.

Paracoccus marginatus, la cochenille du papayer, est un parasite majeur du papayer. Elle forme des amas cotonneux autour des feuilles et des fruits. Elle se nourrit de la sève de l’arbuste et déforme et racornit les organes végétaux. Feuilles et fruits tombent prématurément, ce qui provoque des dégâts considérables.
Cette cochenille « est en partie recouverte d’une sécrétion cireuse blanche qui lui permet de bien mieux résister aux pesticides que les autres cochenilles courantes en Inde ».
La lutte biologique est d’autant plus indiquée dans de tels cas.

« Aujourd’hui, les décideurs en matière agricole insistent pour qu’on fasse appel au biocontrôle quand c’est possible et n’autorisent le recours aux produits chimiques que quand cette méthode échoue. (…) Le biocontrôle est encore trop peu utilisé en Inde. « Dans les pays développés, 12% des infestations de nuisibles sont traitées par biocontrôle ; en Inde, cela tourne autour de 1% », regrette Kalyanasundaram », un professeur d’entomologie à l’Université agricole du Tamil Nadu.
Les trois vidéos inclues dans l’article valent également le détour :
Explication concrète (in English) de l’élevage de la microguêpe et de son utilisation au Ghana
Interview d’une technicienne à la Réunion  expliquant les avantages et difficultés de la lutte biologique
Vidéo au microscope d’une micro-guêpe pondant ses œufs dans des cochenilles

 

1401ParasitoideCochenille

Vidéo au microscope d’une guêpe parasitant une cochenille