Europe et international, Union Européenne

Le Parlement Européen pour une meilleure protection phytosanitaire des cultures spécialisées

13 Mar 2014

Le Parlement Européen, sur proposition d’Anthea McIntyre, parlementaire européenne britannique, a adopté un texte sans valeur législative qui souligne l’importance de soutenir et renforcer les cultures spécialisées (horticulture ornementale et fruits et légumes). Le texte a été adopté par 354 voix pour, 285 contre et 21 abstentions.

Sous le titre « Au Parlement européen, aujourd’hui même, un vote dicté par les lobbies agrochimiques », Reporterre, site environnementaliste piloté par Hervé Kempf, exprime clairement son mécontentement. L’intérêt de l’article d’Hervé Kempf est que, même s’il exprime son désaccord avec le texte de A McIntyre, il en expose les principaux points, dont la nécessité de résoudre les problèmes liés à la protection phytosanitaire des cultures : lever les obstacles à l’exportation, considérer les pesticides (aussi) comme un atout pour l’agriculture, règlementer les pesticides sur une base scientifique, etc.
A noter : Herbert Dorfmann, parlementaire européen italien, a fait adopter un amendement contre les exigences extra-règlementaires des supermarchés, spécialement concernant les résidus de pesticides. Ces exigences sont qualifiées par le texte final d’« anticoncurrentielles » et « préjudiciables aux intérêts des producteurs de fruits et légumes ». La Commission Européenne est appelée à « mettre un terme à ces pratiques ».

Parmi les propositions du texte, il est proposé de « réexaminer  l’interdiction actuelle de certains néonicotinoïdes ».
Sous le titre « Les néonicotinoïdes refont surface au Parlement Européen », La France Agricole détaille les raisons pour lesquelles le groupe socialiste européen (S&D) a toutefois voté contre la proposition. La principale critique qu’ils font est que le texte est axé sur « la seule compétitivité liée à un développement intensif de la production et […] développe trop peu la nécessité de faire évoluer les modèles de production vers plus de durabilité, d’innovation et de biodiversité. »

Ce texte montre que, malgré quelques réticences, le Parlement Européen prend globalement conscience de l’importance de la protection phytosanitaire pour l’agriculture et des difficultés liées aux usages orphelins dans les fruits et légumes et toutes les cultures spécialisées.
N’en déplaise à H Kempf…