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« Le monde ambigu de Phyto-victimes et les outrances du Pr Charles Sultan » (Seppi)

26 Jul 2016

Sous ce titre, Seppi rend compte de façon équilibrée de l’assemblée générale de Phyto-Victimes. « Le profil de l’association est brouillé et on peut ressentir un certain malaise devant les ambiguïtés. »

Car, d’une part, « c’est une association pour laquelle on devrait avoir la plus grande considération : assister dans leurs démarches et soutenir les victimes, dans ce cas des produits de protection des plantes, est un objectif louable et, en fait, une mission indispensable »

« Mais [d’autre part] l’Association Phyto-victimes s‘inscrit dans un projet plus vaste de contestation des fondements de notre société – un « altermondialisme » qui ne veut pas décliner sa véritable identité – et plus spécifiquement des pesticides (de synthèse) »
C’est en particulier le cas quand des membres de l’Association militent pour le « bio » – pour l’opinion publique désinformée, c’est pour la fin des pesticides (alors que dans le cas de la vigne ce serait plutôt pour un usage accru…) – et que des victimes continuent de les employer sur leur exploitation. Ou encore quand on incrimine « les pesticides » côté public, mais le benzène côté privé. »

S’appuyant sur le compte-rendu publié par Phyto-Victimes et sur un article d’Agora-vox, Seppi liste les outrances de cette assemblée générale qui comprenait toutefois aussi la présentation du Dr Borhane Slama qui « a fait l’honneur au public de laisser une présentation, certes plutôt formelle, mais témoignant du sérieux de sa démarche. »
La palme des outrances revient sans doute à la « harangue » du Pr Charles Sultan qui demande une nouvelle fois le « bannissement » des pesticides. Pour Seppi, « nous ne pouvons qu’être stupéfaits par l’insupportable légèreté d’un discours qui fait exploser tous les référentiels de la rationalité, de la science et du civisme. »

C’est « l’occasion de relire une analyse épatante du Dr Jean-Daniel Flaysakier, « Le mandarin, le distilbene, les pesticides et les médias », ainsi que les commentaires (dans lesquels M. Flaysakier persiste et enfonce le clou) ».

Nous ne pouvons que conseiller à nos lecteurs de faire de même…

http://data.abuledu.org/URI/56f516b8

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